Les articles, interviews et commentaires ci-dessous n'expriment pas toujours le point de vue de la rédaction ni celui de notre association, mais ils nourrissent le débat d'idées républicain et démocratique.

Le débat du Jour : Notre-Dame des Landes

Alexis Arette

Le débat sur le projet de Notre Dame des Landes est instructif, car il démontre ce dont j’ai traité dans de précédentes chroniques, à savoir que toute démocratie, exprimant toujours les utopies qui n’exigent aucune vertu, tend vers l’anarchie, ce qui appelle l’ultime recours de la tyrannie.

Nous ne sommes plus tout à fait en démocratie, et non pas tout à fait encore en dictature. Nous sommes en « Monocratie ». La réalisation de Notre-Dame des Landes, avait été démocratiquement décidée par référendum, les décisions de justice l’avaient garantie et le Président en avait donné l’assurance ! Rien donc n’était davantage légal ! Et pourtant voici que le gouvernement désavoue les promesses du Président, fait passer la Justice pour injuste et déclare que le vote populaire est sans valeur ! Y a-t-il eu un fait nouveau qui permette ce retournement ?

Non. Ou du moins on ne nous le dit pas. C’est difficile même d’introduire dans le débat l’argument financier, surtout à l’heure ou  députés et Sénateurs viennent de s’augmenter très généreusement tandis que l’on rogne sur les retraites les plus humbles et que l’on s’apprête, grâce aux nouvelles limitations de vitesse sur des voies où il n’y eut jamais d’accident, à se procurer le revenu des nouvelles verbalisations.

Et pourtant, personnellement, j’aurais voté contre le projet et je vais me répéter à nouveau en faisant état d’Anatole France qui disait en son temps : « Si 40 millions de Français disent une bêtise, c’est quand même une bêtise ! »

Oui, je pense que le projet était une bêtise, comme le sont les « œuvres d’art » qui sortent de la diarrhée intellectuelle des cerveaux acquis à la soi-disant modernité socialisante qui salissent les abords de nos villes. Je pense qu’il s’agissait d’un ouvrage de prestige conçu par les tourneboulés dans le genre Ayrault qui est, quant à lui, comme il l’a démontré, un monument d’inaptitude politique. En fait, on avait menti aux Français en prétextant que l’ancien aérodrome n’était point suffisant pour notre glorieux trafic commercial ! Or voici que le commandant Richard de Crespigny qui a à son actif 14500 heures de vol, à pu le comparer à tous les aérodromes où il a atterri et décollé, pour estimer qu’il pourrait accueillir deux fois plus de trafic. Mais évidemment, comme il était entre les mains de gestionnaires hollandiens, tout s’explique…

Autre chose : sinon pour les voyages festifs, l’avancée des sciences fera que, de plus en plus, la  communication industrielle pourra se faire sur écran dans lesquels tout le visible peut être exposé sous toutes ses faces, avec des colloques à distance qui n’exigeront plus le déplacement. Tout rendez-vous d’affaire pourra être ainsi traité et même probablement, grâce à la robotique, toute opération mécanique. On peut également penser que dans un avenir proche, tous nos engins spatiaux seront à décollage vertical, ce qui rendra les longues pistes inutiles. Ce ne sont pas là des éléments de science-fiction mais l’estimation probable de la nouvelle ère scientifique dans laquelle l’énergie elle-même sera, comme le laser, transmise par cristal…

Il y a peu que l’on nous a montré en Catalogne un aérodrome ultra-Moderne, permis par l’octroi des fonds Européens, et qui possède une particularité : c’est que nul avion n’y atterrit. Il a été pensé par la fine fleur de la technicité qui n’a oublié qu’une chose à savoir qu’une construction doit répondre à une demande ! Or, le processus dominateur de la banque consiste, non pas à répondre aux besoins, mais à en créer de nouveaux qui puissent être exploités financièrement ! La technocratie européenne avait tablé sur un progrès économique qui n’a pas été au rendez-vous ! De même en était-il des magnifiques « Paradors » sur les collines bien placées d’Espagne : Il eussent accueilli fastueusement les touristes et les vacanciers. Mais ces derniers n’ont pas été au rendez-vous !

La majorité des gens favorables à la réalisation de Notre-Dame des Landes s’est constituée par catégories diverses. Par ceux qui étaient assez loin des nuisances sonores pour ne retenir que l’espoir de retombées économiques. Par les proches de l’ancien aérodrome qui ne voulaient point le report du projet sur l’extension de celui-ci. Par un certain nombre d’imbéciles pour qui le mot « Progrès » est un argument suffisant . Et par les décérébrés du socialisme pour qui le parti a toujours raison.

Ces divers éléments avaient un point commun : le total mépris des paysans que l’on allait exproprier. Elle est dans la ligne des majorités de droite précédentes qui avait ordonné la lente strangulation du monde agricole, afin de bâtir les « trente glorieuses » sur sa ruine. Seule parmi les ministres commis à l’abrutissement des Jeunes Agriculteurs, Madame Edith Cresson avait tenté d’éclairer l’opinion en révélant qu’il manquait à l’Europe 6 millions d’hectares de terres arables pour parvenir à l’auto-suffisance. Depuis, nous en sommes réduits au constat que par les bétonnages et les bitumages divers, l’agriculture perd tous les dix ans la superficie d’un département et que, depuis Madame Cresson, l’immigration a accru de dix millions de têtes la population de l’Hexagone. A l’heure ou la Chine, avec la complicité des Safers crées pour garder la terre aux agriculteurs, achète notre sol, la suppression de quelques centaines d’hectares à Notre Dame des Landes, allait dans le bon sens progressiste, pour lequel les agriculteurs peuvent être avantageusement remplacés par les usines chimiques.

Monsieur Macron est beaucoup plus intelligent que ses misérables prédécesseurs qui furent les ludions de la finance. Je n’entre pas dans le débat de savoir s’il est un agent des banques, comme ceux-là le lui reprochent, ou s’il est capable d’assumer une héroïque liberté. Mais nous savons, selon ce qu’en disait Alain, que le pouvoir corrompt et que le pouvoir absolu corrompt absolument. Dans un premier temps, Napoléon, comme Hitler, sortirent leur pays de l’anarchie et de la misère. Mais l’un par mégalomanie et l’autre par racisme et aveuglement finirent extrêmement mal. C’est que tous les régimes autoritaires, ne savent quand s’arrêter ! Et qu’on ne brave pas impunément les lois du décalogue.

Face à des partis en voie de putréfaction, Emmanuel Macron semble avoir les mains libres, mais il va subir une pression accrue de l’impérialisme américain qui, mis à mal au Moyen Orient par l’intervention de Poutine et bloqué par le président chinois Xi Jinping en Extrême Orient, va chercher à se rattraper sur l’Europe. Les très modestes citoyens, dont je suis, voudraient croire au miracle. Mais le sourire de Monsieur Gattaz, après son entretien avec Monsieur Macron, ressemblait trop à la  chattemitte de Raminagrobis, pour ne pas craindre qu’il ne se pourlèche déjà les babines…

Mais le pire, c’est qu’il m’arrive de penser que le peuple hexagonal mérite bien cela… (Alexis Arette, 18/01/2018)

Dans le tram à Genève

Histoire vraie relatée par M° Piguet, avocat à la cour, bâtonnier à Genève, sur son compte Facebook et reprise dans le quotidien "La Tribune de Genève ». Cette histoire vraie nous révèle enfin l'origine de ce fameux vêtement qui fait tant parler de lui.

Christophe Piguet relate : « Je viens d’être témoin d’une scène extraordinaire dans le tram 12 à Genève.

Assise à côté de moi, une femme entièrement voilée (y compris gants et tout le tralala), seule une fente  horizontale d’un petit centimètre laissait entrevoir ses yeux.

Une femme d’une quarantaine d’années, vêtue à la mode d’ici, est assise en face de nous et s’adresse à elle avec douceur :

- Bonjour Madame, comme vous je suis musulmane, mais je ne comprends pas pourquoi vous vous déguisez ainsi. Pourriez-vous m’expliquer ?

- Madame, ce n’est pas un déguisement, c’est le prophète qui nous demande de nous vêtir comme cela.

- Le Prophète ? Vous êtes sûre ? Vous auriez la gentillesse de m’indiquer où se trouve ce texte et quel en est le contenu ? Je vous demande cela car je ne connais pas ce texte.

- C’est dans le Coran !

- Ah, j’ai lu et étudié le Coran, mais je n’ai vraiment aucun souvenir d’avoir lu le Prophète nous demander de nous déguiser comme les femmes de la tribu machinchosebidule (là, c’est moi qui n’ai pas retenu)qui vit dans telle zone du Sahara et qui portaient ce type de vêtement bien avant la naissance du Prophète, pour se protéger des tempêtes de sable.

En plus, cette zone est très lointaine des différents voyages de notre Prophète.

Historiquement parlant, notre Prophète ne devait même pas connaître cette tribu. Comment se fait-il dès lors, qu’il ait demandé aux femmes musulmanes de s’habiller dans un accoutrement qu’il ne connaissait pas ?

- Ça suffit Madame, c’est le Prophète qui l’a écrit, je l’ai lu.

- Vous avez lu le Prophète … d’accord … une traduction ?

- Non en arabe.

- Ahhh, vous lisez et parlez l’arabe très couramment donc ?

- Oui absolument.

Là, la dame vêtue à l’occidentale se met à lui parler en arabe à grande vitesse.

La femme entièrement couverte bredouille des réponses hésitantes.

La dame arabophone reprend en français :

- Madame, je suis professeur d’arabe et de civilisation musulmane à l’Université et je peux affirmer que vous ne comprenez rien à l’arabe. Je vous ai posé des questions dans un arabe pur et élaboré. Des questions très ambiguës, à double sens, et vous n’y avez rien vu du tout. Vous m’avez répondu complètement à côté. Vous êtes née où ?

- Je suis née ici !

- Donc si je récapitule : vous portez des vêtements faits pour lutter contre les tempêtes de sable d’une petite tribu, vivant dans une certaine zone subsaharienne dont le Prophète n’avait jamais entendu parler ; vous avez lu le Coran, mais vus êtes incapable de comprendre les finesses de la langue arabe ; vous y avez trouvé des instructions vestimentaires mais vous ne pouvez pas me dire quel est ce texte.

- Ça suffit Madame, vous m'agressez !

- Non chère Madame, c'est vous qui nous agressez et injuriez ma religion par votre déguisement, par votre inculture. Vous nous faites tous passer, nous les musulmans, pour des imbéciles fanatiques.

C'est ainsi que nous saurons désormais que cette "tenue" était destinée à se protéger du sable et qu’elle n'a rien à voir avec la religion musulmane, mais qu’elle a pour but aujourd’hui de provoquer celles et ceux qui s’habillent normalement

Deux siècles de progrès et de régression dans la violence sous le signe du Verseau – point de vue d’un chrétien

Hommes du XXIème siècle, vous ne savez pas la chance que vous avez d’exister sous le signe du Verseau, pourtant le mal nommé. En effet ce sont les Grecs , ces grands menteurs, qui l’ont représenté sous la forme d’un éphèbe versant une cruche d’eau. Mais le Verseau est en réalité un signe d’air. Le schéma de sa représentation, soit deux lignes ondulées, représente les ondes aériennes que nous avons commencé d’apprivoiser à partir de la Radio-Télévision. L’onde pour dire les choses simplement, est un mouvement de l’énergie invisible qui compose les innombrables  variétés du visible. Tout vient de la rythmique des ondes comme le démontre la « Mécanique » dite « Quantique ». Aborder le problème des ondes, c’est placer la science devant des possibilités infinies !

Voila pourquoi notre ère semble à la veille d’un tel accroissement de la connaissance, qu’une sorte d’ivresse nous saisit devant ce que l’on peut prévoir. Mais face à ces potentialités, à peu près tous les visionnaires prévoient une période conflictuelle, comme si le monde ne pouvait évacuer ses erreurs passées que dans la violence. Einstein a pu même craindre que nous en revenions à l’âge des cavernes. En réalité, il n’est pas nécessaire d’aller si loin en arrière.

Le XIXème siècle, après l’épisode sanglant de la Révolution dite Française, fut le siècle de la Confusion française. L’Empire saigna la France et ni Monarchistes ni Républicains ne surent en leur siècle en tirer les leçons. Après la défaite de 1970, le misérable affrontement des Communards et des Versaillais montra les clivages du pays. Un Troisième République en naquit qui se référait aux monstruosités de la première. Ainsi Clémenceau en vint-il à justifier la Terreur !

Et pourtant il y eut abondance de poètes et une aspiration à la justice qui se traduisit autant par le manifeste du Parti Communiste, que par le Christianisme social. Les horreurs d’un capitalisme bourgeois qui en Angleterre jetait les enfants de 12 ans au travail dans les filatures 12 heures par jour, provoqua la révolte de bons esprits. Proudhon qui voulait orienter les pays vers un Fédéralisme Social, sombra dans le Satanisme, comme devait le faire Baudelaire dans un accès de pessimisme !

Le XXe siècle qui naquit de ce chaos échappa de peu à la guerre civile et au terrorisme franc-maçon, grâce au conflit contre l’Allemagne. Mais tout se mettait en place pour le pouvoir sur le monde de l’impérialisme yankee, avec les « 200 familles », et pour les totalitarismes communiste et national-socialiste. A l’inverse, à partir de la découverte de la « relativité », la science allait sortir du scientisme matérialiste et l’Eglise entrant en réflexion admettait la relecture de la Bible hébraïque, et sortait du dogmatisme sectaire qui lui avait fait proclamer, avec l’horrible invention des limbes, la fameuse formule : « Hors de l’Eglise point de salut » !

La perversité Humaine se cherche toujours des prétextes. Et parfois les bonnes raisons existent, ce qui, sans excuser toujours les violences, les explique. Mais, s’il est une chose que Marx a voulu ignorer, c’est que les opprimés qui se révoltent, deviennent oppresseurs, et que la « lutte finale »n’est qu’un mot creux. Il était tout à fait légitime de se rebeller contre un capitalisme féroce. Mais cela ne justifiait pas le Goulag ni la Stasi. La Commune avait raison de se révolter de même, étant donné la condition ouvrière, et les Versaillais avaient raison de craindre l’anarchie, mais peut-on légitimer la violence des deux camps ? Il faut remarquer que l’Eglise, en condamnant le communisme, comme « intégralement pervers » avait assorti le terme du qualificatif : « athée »: C’était seulement le communisme athée, qui était condamné, car un certain communisme religieux avait existé aux premiers temps de l’Eglise, et il exigeait beaucoup de vertu !

Le Nazisme fut condamné en tant que tel, car le racisme pris comme un refus de l’autre, était formellement deshumanisé, donc anti-chrétien. Seulement, dans notre sottise nous avions donné à Hitler un juste motif pour déclarer la guerre à la Pologne ! Tout se tenait dans le traité monstrueux de Versailles , qui, par le couloir de Danzig , avait séparé la Prusse des autres Allemagnes ! Hitler avait revendiqué son entrée en guerre de la façon suivante : « Si les alliés pour procurer à la Suisse un accès sur la mer, lui avaient donné un couloir jusqu'à la Méditerranée, isolant ainsi la Provence du reste de la France,  la république Française l’aurait-elle accepté ? Ainsi le traité de Versailles était-il gros d’une future guerre. Et d’ailleurs les Américains ne voulurent point le signer !

Que l’on veuille bien considérer l’Histoire. Les coups de force deviennent légitimes quand ils réussissent. Mais si l’on veut considérer les prétextes, reportons-nous à l’histoire du « Peuple Elu » qui, sans la moindre provocation, attaqua les peuples de Canaan, et accomplit sur eux le premier génocide connu, à la fois religieux et racial. Hitler fera-t-il autre chose de pire 3500 ans après ? Et les U.S.A, 60 ans plus tard en prétextant  que l’Irak  possédait des armes d’agression qui n’existaient pas, n’ont-ils pas repris l’ignominie ? Et après avoir protesté pour la forme, l’O.N.U, ne s’est elle pas comportée comme si le crime n’avait pas existé ?

Ce qui se passe aujourd’hui en Tunisie est dans l’ordre du même désordre. Le renversement « populaire » du Président Ben Ali, était entièrement soudoyé par les Américains appuyés par le gouvernement Français à ses ordres, car Ali était en train, avec la Banque musulmane, de tenter d’échapper à la dictature du dollar ! Aujourd’hui le pays est ruiné et au bord de la guerre civile, mais les financier n’en ont plus rien à craindre !

Comme ils n’ont plus rien à craindre de la Lybie traitée de même. Les dictateurs Arabes que l’on a fait « légalement » assassiner , étaient ils des criminels ? Oui. Mais contre d’autres criminels, également coraniques ! Car l’Islam a toujours été cela : une lutte esclavagiste entre potentats. Mais cette situation a été en ce début de siècle, magnifiquement exploitée par l’impérialisme américain et nous en avons l’aveu par cette déclaration de Brzezinski en 1997 :

« Pour que les Etats unis  maintiennent leur domination globale, ils doivent contrôler l’Asie Centrale et ses vastes réserves de pétrole. Mais un nouveau Pearl Harbor serait nécessaire pour obtenir l’adhésion de l’opinion publique à ces visées impérialistes, mais aussi guerrières… »

Ce qui signifie tout simplement que si les adversaires des Américains ne provoquent pas un nouveau Pearl Harbor, on le fabriquera ! Ce serit dans le but que Gustave Naquet (de la Loge des Proscrits) expliquait ainsi :

« Sur les décombres des patries nivelées se fondera la république des Etats Unis, et la civilisation dont la France ne sera qu’un canton, de sorte que 2000 ans après l’essai infructueux du Christ pour réaliser la Paix Universelle, l’avènement définitif du Christ-Humanité marquera le triomphe de l’ancien rêve Judaïque. »

Et cette Paix universelle, voici comment sera-t’elle obtenue selon l’ancien directeur de la C.I.A. Cort Mayer :

« Une fois qu’elle sera jointe au gouvernement fédéral mondial, aucune nation ne pourra se détacher ou se révolter du fait que, disposant de la bombe atomique, le Gouvernement Mondial rayerait cette Nation de la carte du Globe ! »

Bref ce grand bonheur  sera assorti d’un grand cimetière, dans le genre d’ Hiroshima..

Voila donc ce que nous pouvons craindre pour l’ère du Verseau…

Thérésa Musco, stigmatisée de Caserte, en instance de béatification, a dit en 1973 :

« Une nouvelle guerre est sur le point de commencer là ou est né le Christ, et elle ne s’arrêtera pas. Il semblera qu’ils fassent la paix, mais cela n’est point vrai, car de là naîtra la grande guerre. De là viendront les châtiments… »

Mais on sait que les Prophéties sont conditionnelles. Or, l’Eglise Catholique de France est devenue l’église qui approuve l’invasion ; les musulmans de France convertis au Christ ont dû envoyer au Pape une admirable lettre de protestation ; l’église d’Afrique qui a lu le Coran dans le bon sens reste militante, au point que la paroisse de Karmassar (Sénégal) jumelée à la nôtre des Pyrénées Atlantiques, a dû se diviser en trois paroisses l’année dernière pour répondre à la demande alors que l’évêché d’Alger se vante de ne faire aucune conversion afin de ne pas indisposer l’Islam ! Mais l’Eglise Anglicane elle, profitant du retrait catholique est en train de convertir la Kabylie !

Selon le proverbe qui dit : «  Le Bruit ne fait pas de Bien, mais le Bien ne fait pas de bruit ! », le tumulte des agitations politiques, commerciales et sportives, ne permet pas d’entendre le réveil spirituel qui s’opère. Mais sauf quelques miséreux intellectuels de plus en plus rares, les scientifiques de quelque importance ne se disent plus matérialistes, tellement la recherche démontre la réalité de l’Invisible. Et par révélation, nous savons qu’après les douleurs de l’enfantement dont nous ne voyons que les prémices, un monde nouveau naîtra sur les ruines du laïcisme. Il est même possible que le Royaume soit proche… (Alexis Arette, 14/01/2018)

Lettre ouverte à Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, Palais de l’Elysée, Paris

Monsieur le Président,

lorsque vous avez présenté vos vœux aux Français, ma femme venait de recevoir le nouvel avis d’imposition sur sa retraite agricole. Celle-ci passait de 6, 50 % à 8,50. Cette nouvelle l’a empêchée de goûter vos propos à leur juste valeur. Je sais bien que ma femme ayant eu quelques enfants de plus que la moyenne et ayant été quelques années chef d’exploitation est une privilégiée avec une retraite de 850 € mensuels, alors que certaines de nos agricultrices n’en touchent que la moitié, mais son caractère la porte à se référer à la devise républicaine qui contient toujours le terme Ėgalité. Or,  dans une nation où quantité de citoyens touchent 10 fois plus qu’elle et où sénateurs et députés viennent d’augmenter leur traitement du montant qu’elle perçoit par mois, cela lui paraît faire un peu désordre, et je crains qu’elle ne finisse par porter des jugements répréhensibles sur le chef de l’Etat. Et comme en tant qu’agriculteur je touche un peu moins qu’elle, vous comprendrez que mes arguments contraires en votre faveur ne lui paraissent pas recevables.

C’est qu’en fait je suis un mauvais agriculteur m’étant un instant distrait de mes labours pour être combattant volontaire dans une guerre que je croyais nationale. En fait, la France était devenue l’Hexagonie, mais les cérémonies du 11 novembre faisaient encore illusion. Je pense qu’aujourd’hui les Hexagonaux sont devenus plus réalistes que je ne l’étais et que s’il y avait ordre de mobilisation pour sauver l’Hexagonie en danger, la jeunesse prendrait le maquis, puisque de toute façon l’Hexagone a pris l’habitude de perdre les guerres.

Vous nous parlez avec intelligence

Mais j’en reviens à l’essentiel, car bien que n’ayant pas voté pour vous, je suis votre expérience avec intérêt. Vous êtes Monsieur le Président, très bien construit sur le plan intellectuel, mais l’intelligence n’est qu’une qualité et pas une vertu. Pour l’instant vous nous parlez avec intelligence, mais nous n’en saurons la qualité qu’à ses résultats puisque, l’arbre se juge à ses fruits. Et l’Evangile m’a appris qu’il était des figuiers stériles. Pardonnez moi cette référence si peu laïque. Elle contrevient à la morale républicaine qui faisait dire à Monsieur Pelletant : « Et si les évènement viennent trop brutalement infirmer nos prévisions, nous nous consolerons en songeant qu’ils ont tort ! »

Une opinion populiste mal éclairée vous fait grief d’avoir recruté en dehors des braves gens qui, écœurés par les partis de gouvernement, vous ont fait confiance, quelques déjections des anciens régimes. Il est certain que les Colomb, Le Maire, Le Driant et Castaner entre autres, ne sont pas des perdreaux de l’année. Mais en ce qui me concerne, je comprends très bien votre choix. Dans la situation actuelle un pouvoir directif doit s’imposer. Le mérite de Monsieur Fillon d’ailleurs, aura été, outre ses déclarations d’amour à son épouse, de dire clairement aux Français que nous étions en faillite. Il est donc certain que des esprits libres qui diraient de pareilles choses au sein du gouvernement pourraient contrarier vos décisions. L’important c’est que vous, vous restiez maître du terrain pour assurer la rapidité des réformes nécessaires.

Pour avoir succédé à un cloporte multidimensionnel qui faillit nous faire entrer en guerre avec la Syrie et qui contribua à ce que Monsieur Poutine s’allie avec la dangereuse Chine, je mesure,  l’effrayant héritage qu’il vous faut assumer. Déjà, la Chine s’était intéressée à nos aérodromes, car elle forme des milliers de pilotes destinés à couvrir les besoins du monde entier, et voici qu’elle achète à des prix qui ne peuvent être concurrencés, des terres qui étaient nécessaires à notre autonomie alimentaire. Cela, certes, démontre d’abord la totale incapacité des ministres de l’agriculture et surtout la faillite d’un syndicalisme agricole soviétisé par le dénommé Chirac, qui n’avait pas attendu le grand âge pour être un imbécile patenté. Mais c’est vrai qu’au moins aujourdhui, ce syndicalisme de la FNSEA ,devenue une chambre d’enregistrement du régime, ne vous causera aucune nuisance pour peu que vous ne le priviez pas de ses picaillons.

La prévoyance doit être la qualité majeure du Politique. Or,la menace de troubles internationaux qui suspendraient les échanges est réelle. La prévoyance doit donc, en temps de crise assurer à un peuple le minimum nécessaire à sa survie, d’où le rôle vital de l’agriculture qui doit être cadrée dans ce but, ce qui requiert la moindre dépendance des marches internationaux. Or l’imbécilisme moderniste ne pose jamais le problème en ces termes, et j’insiste sur cette faille de notre régime.

De l’Hexagonie à l’Hexocoranie

Mais bien sûr, cela ne saurait avoir priorité sur le fait d’un nouveau peuplement du territoire qui veut faire de l’Hexagone, une Hexocoranie. Dans cette perspective, le Pape et les Francs Maçons voient dans la cité  future , celle radieuse de paix et d’amour,  plus idéale que n’en avait rêvé Le Corbusier. Cela avec l’assentiment d’une administration formatée par L’ENA.  Vos prédécesseurs sont entrés pleinement dans le projet,  de sorte qu’il est aujourd’hui interdit de penser  qu’il pourrait y avoir une relation  quelconque dans l’Hexagone, entre l’augmentation de la délinquance, et l’augmentation de la population Coranique .  Mais je pense qu’à votre place, vous avez le droit de penser par vous-même. Il vous faudra donc voir  s’il n’y a pas un rapport à faire entre les zones dites de « Non-droit » ou la « Charia » fait la loi, et les incidents comme les incendies de poubelles et de voitures, le saccage des lieux public , le caillassage des pompiers, et le dernier incident qui a vu deux policiers échapper à la mort de justesse.

 Se sentant quelque peu concernée, la police a demandé le rétablissement des « peines-plancher », ce que les membres du gouvernement, qui risquent un peu moins que les policiers auraient refusé. Par contre, ils ont décidé la prison pour les joyeusetés de ce genre, comme si auparavant cette sanction n’existait pas ! Cependant, comme les prisons sont surpeuplées, on ne pourra y loger les délinquants du genre qu’en libérant les condamnés bénins qui n’ont à leur actif que 20,30 ou 40 petites condamnations. Je ne suis pas certain que la sécurité citoyenne y gagnera !

Un jour, et malgré les lourdes menaces qui pèsent sur les policiers auteurs de « bavures »,  des policiers malmenés tireront, bien qu’ils sachent qu’en principe ils n’ont le droit de tuer qu’après être tués eux-mêmes, la riposte devant  être proportionnée à l’attaque. Alors, s’il y a fusillade,  on ne sait pas ce qui peut s’ensuivre, à partir de cités qui ressemblent à des poudrières, et avec un peuple qui s’est résigné à poser des fleurs, là ou les islamistes posent des bombes. La république, qui eut des instants de virilité, est devenue aujourd’hui une école de lâcheté, sous l’étiquette de l ’humanisme.

Or l’humanisme dont on veut faire la nouvelle religion ne peut que se référer à la diversité des hommes, et l’humanisme qui découle de l’homme Staline n’est pas le même que celui qui découle de l’homme St François d’Assise. C’est donc une extraordinaire duperie que faire de l’humanisme une sorte de super-charité, dont devraient bénéficier aussi les chenapans ! La défense nationale, plus que toute autre exige la rigueur, et parfois l’extrême rigueur.

La massue d’Hercule

Toutes proportions gardées, Monsieur le Président, je crains que, sous le couvert de cet humanisme imprécis, vous ne deveniez quelque chose comme un Kerenski hexagonal et cela avec des intentions dont je ne mets en doute ni la sincérité ni la noblesse. Mais la République est aujourd’hui dans l’état des écuries d’Augias tellement vos prédécesseurs ont laissé s’accumuler les immondices et je préfèrerais que vous fussiez Hercule plutôt que Jupiter pour faire le ménage. Hercule possédait une massue et il ne s’en servait pas comme d’un chasse-mouches.

Un président herculéen, Monsieur le Président, rétablirait la peine de mort au lieu de laisser les Kurdes s’en charger pour éliminer les djihadistes français et leurs harems. Il donnerait l’ordre de tirer sur les incendiaires de voitures, sur les saccageurs et sur toute manifestation de désordre qui arborerait un drapeau étranger. Il y aurait certainement un petit bain de sang, mais pas deux ! Et nous assisterions à un reflux rapide des toute la conjuration, qu’elle soit religieuse ou politique, car les émeutiers de tout genre, ne sont forts que de notre faiblesse.

Et si vous assortissiez ces mesures, d’une réduction immédiate de 50% de tous les salaires des élus politiques  et de haute administration, non seulement cela ne refrénerait pas les véritables vocations, ni n’empêcherait de vivre ( un peu moins fastueusement) les sanctionnés, mais immédiatement vous auriez l’assentiment populaire nécessaire à l’application des réformes. Car j’avoue n’avoir pas trouvé dans vos propositions, la véritable stratégie qui pourrait éponger les 20 milliards des dépenses excessives de l’Etat. Il faut donc commencer par le commencement. D’abord supprimer totalement les retraites de préfets « honoraires » nommés par le favoritisme de Monsieur Hollande puisqu’ils n’eurent jamais d’activité préfectorale, et toutes les prébendes et faveurs républicaines du même genre, c'est-à-dire s’en prendre au profitariat tout azimut, et puis faire répondre les anciens chefs d’Etat de ces complaisances devant la justice. Et Je ne n’oublie pas dans ma vision justicialiste les évadés fiscaux, car leur sanction, et celle de leurs complices administratifs, pourrait également boucher quelques trous de notre dette.

Il n’y aura pas de salut autrement.

Je ne regrette rien

Je connais assez bien l’Histoire Monsieur le Président, et en sus j’ai une riche expérience de vie. J’ai toujours la trace d’une balle communiste à deux doigts du cœur reçue en montant à l’assaut, j’ai encore à mes poignets la brûlure des menottes pour n’avoir pas accepté le dépeçage des harkis et j’ai le goût de la pitance des prisons républicaines pour avoir refusé la soviétisation du syndicalisme agricole. Responsable national d’un syndicalisme libre, j’ai exigé de n’être rétribué qu’au smig, désirant le cas échéant souffrir comme souffraient tant de mes compatriotes. Avec ce bilan, comme le chantaient mes camarades Légionnaires sur la route de Zéralda, je ne regrette rien, sinon de n’avoir eu qu’une seule vie à donner à mon Dieu et à mon pays .

C’est donc en homme tout à fait libre Monsieur le président que je vous écris, pour vous souhaiter une année héroïque face à la crapule rouge, verte, orange, noire ou même tricolore dont vous devriez nous libérer afin de rallier le restant des hommes d’honneur de la Nation.

Ce n’est pas que je pense avoir le talent d’augmenter votre réflexion monsieur le Président, mais comme toujours je fais ce que je crois devoir faire, avec de pauvres moyens, mais cela de tout cœur. (Alexis Arette, paysan retraité, invalide de guerre à 64230 Momas, 5 janvier 2018).

JOHNNY, NOTRE DIEU…

C’est la banderole que l’on a pu voir déployée sur la place de la Madeleine, ce matin, 16 décembre 2017. Amiel a écrit : « Les époques sans foi sont le berceau des nouvelles superstitions ». Depuis la fête du très équivoque « Être suprême » instituée par Robespierre, nous avons vécu l’effacement de Dieu au profit des idoles. Je ne pense pas que Johnny eut porté le crucifix qu’il arborait s’il s’était cru ce  qu’il n’était pas. Mais il connaissait au moins les failles de sa culture, et ne cherchait jamais à donner des leçons. Dans un domaine que l’on peut aimer ou pas, ce fut un très bon professionnel.

        L’homme était le fruit de son époque. Les Américains nous ayant libérés, l’américanisme hétéroclite était entré chez nous avec le prestige du « progrès »,  d’autant plus que les échecs de la France en Indochine et plus encore en Algérie avaient ruiné le prestige de l’Occident. Le Rock fut une évasion, par un retour au Rythme biologique qui pouvait toucher à l’hystérie, mais qui pour un vaste public, ayant  perdu le sens des valeurs traditionnelles  devant la décadence de l’occident, avait besoin d’un substitut.  Il faut toujours que l’homme  pour se conduire, se réfère a une qualité supérieure. Mais elle peut n’être que « supposée » !

         Ainsi Evhémère au IIIe siècle avant J.C., nous assura que les Dieux Païens ne furent jamais que des héros divinisés, mais le besoin d’ « Eternel » dans l’homme, fut tel,  que les antiques insérèrent leurs dieux dans le cycle saisonnier, pour les faire ressusciter, comme renaît le printemps.  On connaît l’épisode d’Alexandre faisant ouvrir le cercueil du Dieu Melkart, et trouvant le corps du héros antique conservé dans un bain d’huile ! Le Dieu ne ressuscitait que dans l’imagination populaire , dans son besoin de croire à la transcendance !

       Notre époque retombe dans un paganisme totalement déboussolé. Il suffit à notre époque de lire ce qu’ont écrit, parmi d’autres Aragon et Eluard  sur le « Petit Père des peuples », pour se rendre compte que si le communisme avait perduré, on aurait représenté Staline avec une auréole, et peut-être que Mélanchon aurait attendu sa résurrection auprès de son tombeau…

         Cette semaine où la mort de Johnny a prévalu sur toute autre information, jusqu'à réduire d’Ormesson  à un verbaliste pour érudits, a surtout démontré l’effacement de la religion chrétienne dans notre pays. Cet effondrement a laissé un tel vide que le peuple se cherche des étoiles dans la confusion des ténèbres politiques, ou dans la « distraction » du spectacle ! Mais les lumières qui ont illuminé Johnny était celles du Néon. Les articles de presse étaient financièrement intéressés. Les fantasmagoriques décors qui entouraient ses représentations n’étaient que de brillantes astuces techniques. Mais la ferveur populaire, elle, était réelle, même si elle se trompait d’objet. Le culte de l’idole traduit aussi le désir de l’adorateur de se diviniser, par l’intimité avec le dieu qu’il s’est choisi.

       Le besoin de Dieu traverse l’histoire, mais l’idole ne peut que « faire passer le temps ». Elle n’achemine pas sur une terre où Dieu nous a placés pour que nous y dressions des échelles. Le Rock ne dresse pas d’échelles. Le Rocker qui se roule sur le sol et s’y tortille à la façon d’un lombric pressé de se réenterrer, n’évoque que  la volonté de retourner vers le Chaos primitif. C’est, dans le tumulte des percussions, une sorte « Big-Bang » à l’envers…

       Johnnie n’a pas cédé à l’abjection vers le Satanisme ou tombent quantité de groupes Rockers,  avec le culte de la drogue, du sexe, du blasphème, du crime et du suicide. Si fragile que soit le symbole d’une croix portée en permanence, il existe, et permet de supposer, une espérance confuse mais vivace.

       Que Johnny et ses « fans » aient reconnu en eux « quelque chose de Tennessee », ce recours au « rêve américain » était tout de même moins pire que l’affirmation des ganaches tricolores qui se voulaient « Charlie », et qui ne cherchent, en se montrant aux obsèques du chanteur, qu’à parer de son lustre leur corruption morale drapée de tricolore.

        On a fait dire à Malraux, que le XXIe siècle serait religieux ou ne serait pas, et je ne sais si aujourd’hui la ferveur populaire qui se manifeste envers un homme que le succès glorifia, mais qui ne fut qu’un passager, peut se transformer en ferveur vers Ce qui ne passe pas, mais l’espérance étant une vertu, il n’est pas interdit d’espérer ! (Alexis Arette. 11 décembre 2017)                                                                                     

Lettre ouverte d'un paysan béarnais au président de la République

A Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, le 9 octobre 2017

Monsieur le président,

On dit qu’à toute chose malheur est bon, mais on ne voit pas de suite à quoi serait bon le malheur de tant de familles endeuillées par les crimes islamiques. J’ai failli spontanément écrire : « Crimes Mahométans », mais je me suis ravisé à temps pour ne point tomber dans l’amalgame réprouvé par nos tribunaux. En effet, bien que le Coran conseille de couper la gorge et de démembrer les infidèles comme vous et moi, il est d’autres sourates qui permettraient de nous laisser en vie si nous nous soumettions au paiement de l’impôt. C’est très généreux. Je me suis retenu difficilement, mais à temps, en faisant appel aux valeurs républicaines !

Je crains cependant d’être quelque peu sous influence, car je viens de lire la diatribe de Mme Barèges, Maire de Montauban. Celle-ci semble s’inquiéter d’un fait que n’a pas retenu la presse assistée, à savoir qu’un citoyen algérien de 38 ans s’était un peu énervé après avoir été empêché de voler la voiture de ses rêves, alors qu’il avait quelques raisons de se croire « chez lui chez nous, » puisque bien que connu de la police et en situation irrégulière en sus, il n’avait pas été expulsé. Le préfet doit être un humaniste, ce que je ne saurais critiquer, mais enfin les conséquences sont regrettables. Se sentant brimé le citoyen a décidé de punir la société en la personne d’une dame de 81 ans, qu’après avoir ligotée pour qu’elle fût consentante, il a sodomisée. Or, j’avais cru comprendre qu’au paradis d’Allah, c’étaient des jeunesses qui étaient préposées à ce rituel. Mais je comprends bien qu’ici bas, étant donné la société encore répressive que nous subissons, on doive s’accommoder de ce que l’on a, pour que jeunesse se passe.

Il n’empêche qu’étant encore imparfaitement éduqué par l’humanisme républicain, eussé-je été là que j’aurais cassé la tête du sodomite, ce qui probablement m’aurait valu vos ergastules, surtout que je n’aurai pas fait les sommations ! Voyez comment les instincts primaires peuvent remonter à la surface ! Suis-je un pithécanthropien en défaut d’évolution ? Je ne sais, mais alors que pendant la guerre, j’ai tout fait pour qu’après les évènements, on puisse soigner les blessés ennemis, je ne laisserais pas vivant un seul djihadiste revenu en France pour se faire soi-disant désislamiser !

D’ailleurs, pas plus tard que ce 2 octobre, Mme Ratti, qui n’est pas exactement une suffragette du Front National, a prétendu que la désislamisation était un échec total. Ici dans le sud, nous disons, une « cagade », et chez nous le papier hygiénique est cher !  C'est-à-dire que si une Sarkozienne en vient à cette analyse, vous pouvez comprendre que moi, qui ne suis qu’un paysan qui ai toujours vécu avec le quart du SMIG, je subis encore quelques réflexes obscurantistes. Mais je ne doute pas que la société de progrès qui est la nôtre ne continue à progresser et je suis sûr qu’on trouvera des circonstances atténuantes aux exercices de braguette de ce jeune homme que nous n’avons pas su intégrer. Généralement la médecine républicaine commise aux examens de ceux qui tuent en criant « Allah Akbar » découvre quelque symptôme psychopathique qui le rend irresponsable de ses actes. « Allah Akbar », n’est donc nullement un cri de foi se référant à la religion mahométane. Il peut-être dû à une infection causée par la piqûre de quelque chikungunya d'importation.

Néanmoins Monsieur le Président, malgré les efforts de la République pour éduquer le peuple dans le sens de la compréhension envers ceux qui veulent le détruire, il me semble que l’opinion commence à rétrograder dangereusement. C’est ainsi qu’après le traitement au couteau de boucher de deux jeunes Marseillaises sans burka, donc impudiques, la fameuse proclamation badintérienne : « Même pas peur ! », ne passe plus très bien ! Si j’en crois le récent défilé d’Oloron contre l’insécurité, je crains que la « bête immonde » ne commence à montrer son nez et que le peuple ne comprenne pas que des assassins de femmes et d’enfants soient traités comme d’honorables prisonniers de guerre. Et je crains que vous n’ayez pas suffisamment d’instituteurs francs-maçons pour faire aimer comme il faudrait, ces valeurs républicaines !

C’est au nom de ces valeurs, que M° Gilbert Collard, ai-je compris, serait inculpé d’avoir appelé à la haine raciale, en montrant les images horrifiques de victimes du djihad. Monsieur Collard est au Front National, et je n’y suis pas. Il est franc-maçon, confrérie où j’ai rencontré plus de crétins que de gredins, mais peut-être fait-il exception. Mme Le Pen l’aura donc facilement abusé, en lui affirmant que les bébés chrétiens écrasés sous les babouches, les infidèles décapités à la façon halal, et les prisonniers rôtis à petit feu comme des moutons, étaient comparables aux victimes des camps nazis que l’on nous montre à juste titre, certes, depuis 70 ans au titre du Devoir de Mémoire. Seulement, comparaison n’est pas raison en l’occurrence, car Hitler n’avait pas la stature d’Allah. M° Collard a donc cédé à un coupable amalgame. Je le soupçonne d’ailleurs de mettre en doute l’affirmation de vos prédécesseurs, à savoir que l’Islam serait compatible avec la république. Mais il est vrai, en effet, que la république islamique, est une réalité existante !

J’en étais hier soir tout à ces réflexions républicaines, lorsque fatigué d’avoir trop couru les champignons, je me suis endormi pour cauchemarder comme jamais !

Oui ! J’ai rêvé qu’un capitaine inconnu, à la tête d’une bande d’escarpes militaires, avait pris d’assaut le palais Bourbon, où, immédiatement, afin de réfléchir à la contre-attaque, les députés s’étaient couchés comme des limandes, en dégageant des vapeurs vertes. Fort heureusement, M. Jean-Luc Mélanchon avait réussi à fuir en Corée du Nord ou Kim Jong-un l’avait nommé grand Mamamouchi. M. François Hollande s’était abrité sous les jupes de je ne sais quelle actrice, et je voyais M. Bruno Le Maire affirmer au capitaine félon que, sans le dire, il avait toujours été de son avis ! Quand à M. Manuel Valls il avait réussi regagner la Catalogne en auto-stop, ou, renationalisé, il allait réussir une carrière à la Don Quichotte, genre pique-assaut contre des ennemis imaginaires, ou si vous voulez, tel Picasso, maître du non figuratif. Le pire, c’est que les croquants, n’ayant pas cru à vos promesses, s’étaient aussi soulevés et que plusieurs de dirigeants syndicaux pendouillaient déjà aux réverbères. La cohue était indescriptible, car dix millions de « compatibles » fonçaient vers l’Allemagne où Madame Merkel leur offrait ses ateliers et son lit.

Là, le suspense était trop atroce : je me suis réveillé et j’ai pu à nouveau respirer l’air pur de l’actualité. Tout était resté en bon ordre républicain. Conscients de leur inutilité, les paysans continuaient à se suicider sans faire d’histoires ; les « Nique-ta-mère » étaient toujours subventionnés par les municipalités socialistes ; M. Jacob commençait à cirer avec force vos escarpins ; la loge « Robespierre » rédigeait des listes de suspects ; M. Mélanchon tonitruait de plus belle ; l’on s’efforçait toujours de rédemptoriser les djihadistes en retour de Syrie ; et les évêques de France apprenaient à danser la Carmagnole. Bref, on n’arrêtait pas le progrès.

Je pense, Monsieur le président, avoir été influencé dans mon rêve incongru par d’anciennes mauvaises lectures et particulièrement par l’antimoderniste Pape Pie XII, affirmant qu’en France après une effroyable décadence, une insurrection populaire, prendrait les choses en mains « sans douceur » !

Je vous promets de m’en confesser. Je sais aujourd’hui, grâce à votre conseiller Monsieur Bruno Roger Petit, que ce sera une perspective « formidable » pour les Français, le jour ou leur président de la République se nommera Mohamed où Ahmed (Nouvel Obs, 16 -12-2014) ! J’essayerai de m’y faire et sur ces bonnes intentions, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, les meilleurs vœux que je forme pour vous et pour la République. (Alexis Arette, paysan à 64230 Momas).

L'indépendantisme catalan : une fièvre contagieuse qui peut tuer l'Europe

Voilà que la Catalogne s’indépendantise et que la fièvre ne monte pas seulement en Espagne. Notre Union Européenne sera-t-elle d’ici peu formée d’une myriade d’États minuscules qui n’en feront plus partie bien qu’ils soient sur son territoire autour de capitales des anciens États membres qui ne seront plus que les derniers vestiges du grand projet d’union et de paix en Europe conçu par Robert Schuman et Konrad Adenauer, par Winston Churchill et Charles de Gaulle. Il n’est pas nécessaire d’ajouter des « fissures » à notre continent déjà très divisé, a avancé Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne. Mais on peut parier que la maladie catalane, progressant de contaminations en contagions, va infecter toute l’Europe. Pour le plus grand plaisir de l’Amérique de Trump, de la Russie de Poutine et de la Chine de Xi-Jinping, pour ne pas parler de l’État islamique, nous nous serons littéralement nous-mêmes atomisés.

Car l’indépendantisme catalan n’est qu’une des fièvres populistes qui s’emparent aujourd’hui des nations malades. C’est d’ailleurs visible que l’extrême-gauche qui est un puissant agent de diffusion, en est le catalyseur sans que tous les braves édiles et militants de la cause barcelonaise se rendent compte qu’ils sont contaminés. Tout cela est très organisé, très mûrement pensé. Au cœur du dispositif, il y a la légende selon laquelle la Catalogne serait la victime de l’oppression castillane. Particulièrement infâme est le slogan partout répandu selon lequel la Catalogne serait la pauvre épouse d’un mari violent qui la frappe. Elle cherche donc à quitter le domicile familial pour échapper aux coups. Évidemment, cette parabole indécente touche les femmes et fait pleurer dans les chaumières. Mais le pire est que l’enseignement et les médias sont devenus des vecteurs de l’indépendantisme obsessionnel qui n’est autre qu’une abolition du bon sens qu’on appelle le « seny » dans le vocabulaire local. Car il ne faut pas ignorer que par-delà l’accès rêvé à une souveraineté locale vide de sens, les agitateurs de l’estelada, le drapeau rouge et or frappé d’une étoile sur un triangle bleu, cherchent à enfiévrer une opinion qui est en train de perdre ses repères.

Le travail de déconstruction et de démolition dure déjà depuis longtemps, souterrainement, insidieusement, décuplé par la grande crise économique de 2008-2010 qui a tellement fait souffrir la péninsule ibérique, qui a produit Podemos et habitué les gens à ce que la rue et ses cris dominent le débat et l’élection. Pourtant, sous Mariano Rajoy et avec l’aide de l’Europe, le pays s’est admirablement relevé, même s’il y a encore beaucoup à faire. Mais les groupuscules ont saisi tout de suite qu’il y avait là, en Catalogne, une cicatrice qu’on pouvait rouvrir et faire saigner. La comparaison avec Franco du régime démocratique de Madrid avec pour symbole un roi qui a sauvé la démocratie quand elle était menacée, n’est pas seulement ignoble. C’est une des ficelles caractéristiques de l’agit-prop d’extrême gauche toujours empressée à comparer la démocratie libérale au fascisme ou au nazisme et du reste aussi de l’extrême droite qui ne manque jamais de comparer la République européenne dans laquelle nous vivons, avec l’Union soviétique et son carcan stalinien. Ces mouvements profitent du renouvellement des générations et de l’ignorance des nouveaux des jeunes en matière d'histoire.

Le « Figaro Magazine » (27/28 octobre 2017) cite Jordi Navarro, professeur d’histoire catalan : « Tout a commencé dans les années 1990 quand le système éducatif est passé sous le contrôle du gouvernement autonome catalan. C’est par là que tout a commencé. Une stratégie de a été mise en place et les programmes d’histoire et de géographie ont été recentrés sur la Catalogne. Les élèves ne savent même plus localiser aujourd’hui les autres provinces de l’Espagne. L’école est passée sous la coupe des indépendantistes. Les syndicats étudiants coopèrent avec les organisations « culturelles » catalanes, Omnium et ANC, et passent dans les classes pour mobiliers les étudiants pour les manifestations indépendantistes. Ils appellent à la grève pour déjouer l’offensive franquiste de Madrid contre la Catalogne ». Maria-Jesus Isquierdo, professeur de mathématiques récemment retraitée, dit à ce périodique : « Quand j’entends des élèves crier et comparer l’actuel gouvernement espagnol à la dictature franquiste, je suis sidérée. Je leur ai dit que j’avais connu le régime de Franco, et que ce n’était pas du tout comme ça. On n'a jamais été aussi libre qu’aujourd’hui en Espagne. Les élèves étaient très surpris. Ils ne connaissent rien à l’histoire de leur pays ». Monica Boada, ancien mannequin, psychologue et orientatrice universitaire à l’institut européen de Design à Barcelone, avait 15 ans à la mort de Franco en 1975 : "Je suis choquée, dit-elle, quand j’entends les indépendantistes traiter leurs adversaires de fascistes. (…) Ceux qui sont contre l’indépendance ne sont pas forcément des nostalgiques de Franco. Cette logique infantile du bien et du mal, cette radicalisation du débat est très inquiétante ».

Est-ce que justement les indépendantistes forcenés ne seraient-ils pas justement des émules du Caudillo ?Oubkons Franco, mais disons qu'ils des héritiers des mouvements populistes qui ont dévasté l’Europe dans les années 1920 et 1930 et conduit à la guerre civile et à la guerre, boostés eux aussi par la crise économique de 1929 moins bien surmontée que celle d’il y a dix ans. Toujours est-il qu’en Catalogne, les « terribles simplificateurs » sont déjà au pouvoir et entraînent les masses après eux. Relisez Ortega y Gasset et vous saurez. Ils réécrivent l’histoire à la manière stalinienne et hitlérienne et ont déjà pris leurs concitoyens en otages. Ils leur font croire qu’ils ont été les victimes des « autres Espagnols » alors que la Catalogne n’avait pas été moins compromise que ceux-ci avec le franquisme contre lequel Madrid avait longuement résisté, dernier bastion contre le dictateur en 1939. La Catalogne n’avait pas moins plié ensuite devant le caudillo que les Asturies, l’Estremadura et Madrid. Or la falsification de l’histoire dans les têtes des écoliers catalans pourrait causer des dommages irréversibles

Et puis il y a la presse. Jordi Evole, journaliste et animateur de la célèbre émission de télévision « Salvados »,  déclare : « Nous sommes comme dans le film , à bord de deux voitures qui foncent vers une falaise et personne ne veut être le premier à freiner ». En Allemagne, la « Frankfurter Allgemeine Zeitung » (26 octobre 2017) compare les relations des dirigeants catalans séditieux avec le gouvernement légal de Madrid à un « pugilat entre deux ivrognes ». Mais que pourrait faire Madrid quand il est mis devant le fait accompli ? Toujours est-il que l’ivresse en effet s’est emparée d’une partie des Catalans qui ne mesurent pas les conséquences de leurs actes, et qu'une ivresse similaire pourrait gagner les autres Espagnols. Pourtant, la désertion de 2 à 3000 entreprises et des deux plus grandes banques du pays aurait dû refroidir les Catalans! L’Union Européenne se refusera durablement à reconnaître un État catalan qui sortira donc de l’euro et de touslels traités et engagements européens qu’il lui faudra rembourser rubis sur l'ongle comme cela va s’imposer maintenant aux Britanniques.

Tout récemment, deux journalistes catalans Ignacio Martin Blanco et Joan Lopez Alegre ont dévoilé la chape de plomb qui recouvre l’information télévisée. Dans un article d’« El Pais », ils ont déclaré qu’ils ne participeraient plus aux émissions de TV3 et de Catalunya Ràdio. Ils ont déploré que lors des débat télévisés, ils se trouvaient régulièrement confrontés seuls à la supériorité numérique de trois ou quatre journalistes indépendantistes? Ils ne servaient donc que d’alibi pour faire croire à l’objectivité des medias alors que ceux-ci cherchaient surtout à démontrer que la cause du rattachement à l’Espagne était minoritaire. Nous ne reviendrons pas sur l’endoctrinement par l’image de la vidéo « Help Catalonia » dans laquelle une femme à la voix baignée de larmes relate « les souffrances » du « peuple catalan ». Les sécessionnistes ont exploité à satiété les images de policiers matraquant de braves citoyens qui ne voulaient que pratiquer leur droit de vote démocratique, mais on n’a pas montré les policiers caillassés ni les adversaires de l’indépendance terrorisés. Les policiers auraient-ils pu fermer les locaux de vote illégaux en distribuant du chocolat ? La propagande dit que Carles Puigdemont aurait dû proclamer beaucoup plus tôt l’indépendance. Mais n’est-ce pas Rajoy qui aurait du actionner plus tôt l’article 155 de la constitution, avant que les indépendantistes passent à l’acte ?

Toujours est-il que l’Espagne est au bord de la guerre civile, comme le seraient d’autres pays européens si des provinces entières décidaient de faire sécession de leur territoire. Est-ce à cela que les extrémistes veulent en venir ? Les chars vont-ils rouler à nouveau sur nos chaussées comme en 1940 en France, comme en 1953 à Berlin-Est et 1956 à Budapest ou à 1968 à Prague ? Car c’est à cela que peut aboutir la folie indépendantiste de la Catalogne si l’ont veut empêcher l’Europe sorte de l’histoire plus tôt que redouté et qu’elle échoue « sur le fumier de l’histoire ». (Carlos Anranjuez, 29/10/2017)

Le Schisme

Le drame des catholiques aujourd’hui et des chrétiens en général n’est pas seulement d’avoir à faire une religion envahissante, l’islam, qui veut les supplanter sur les terres qui furent leur berceau, mais d’avoir à leur tête un pape venu d’Amérique du Sud qui ne connait pas l’Europe, son environnement politico-culturel et religieux, son histoire. Alexis Arette, paysan catholique béarnais, exprime ici son mécontentement à propos d’une petite phrase du Saint Père.

Janvier 2018 : Nous ajoutons un an bientôt après l'article ci-dessous que son auteur doit méditer actuellement la phrase de fin d'année du Saint Père qui a recommandé à tous les catholiques d'accueillir chez eux des immigrés. D'autant que ceux-ci sont pour la plupart musulmans.

          Parmi les phrases inquiétantes prononcées par le pape François 1er, il en est une qui, si elle ne relève pas d’un double langage jésuitique, serait d’une telle ignorance qu’elle laisserait sans voix, si nous n’étions prévenus qu’il ne faut jamais se taire quand on se pose une question : cette phrase part de la reconnaissance d’un fait, pour tirer des conclusions contraires, en lui joignant d’autres faits totalement inventés. Ainsi, le 1er mars 2016, notre pape s’exprimait ainsi :

        « On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. C’est un fait social. Combien d’invasions l’Europe a connu au tout au long de son histoire ? Elle a toujours su se surmonter elle-même, aller de l’avant, pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures ».
          Rien n’est plus faux. D’abord, l’invasion n’est pas arabe (de nombreux Arabes sont chrétiens !), mais mahométane, ce n’est donc pas seulement un fait social, c’est un fait religieux et politique. Il s’agit d’une répétition, par d’autres moyens, de l’invasion du VIIIième siècle qui échoua par la suprématie de nos armes. L’Europe ne s’est nullement agrandie par son contact avec l’arabisme, elle n’a gardé sa civilisation qu’en l’excluant !

          L’Europe, en fait, n’a point connu d’autre invasion que celle des Huns, encore que ce fut plutôt une vaste opération de pillage. Pour le reste, les grandes violences sont le fait de guerres intestines entre peuples Européens qui quittent leur habitat sous l’influence de la famine, d’un changement climatique, ou d’un excès de population. Avant notre ère, c’est probablement l’explosion celtique qui est le fait le plus marquant. Mais il s’agit déjà d’une population européenne, qui conquiert, grâce aux longues épées de Hallstatt et de la Tène, les terres avoisinantes occupées par les Romains, les Ligures, les Ibères et les Hélènes, avant de poursuivre sa route. A partir de notre ère, ce sont les peuples du Nord européen qui vont guigner les richesses de l’Empire Romain, et s’avancer vers le sud. Les Wisigoths prennent Rome en 410, les Vandales reprennent la ville en 455, et les Suèves en 472, et les Ostrogoths en 546 Mais on peut considérer ces conflits comme une guerre civile européenne. Quant à quelques peuples qui ne sont pas indo-européens (ou aryens, suivant l’ancienne terminologie), soit les Euskariens, surnommés « Basques », les Magyars (Finno-Ougriens) et les Finlandais (peut être Sémites), ce seront de petits peuples qui ne s’imposeront guère par la violence, mais chercheront des terres faiblement peuplées où s’établir. Il semble d’ailleurs que ces trois ethnies citées se soient installées en Europe avant notre ère.

        Un facteur très important de cohésion européenne apparaîtra avec le Christianisme Missionnaire qui va se superposer à l’héritage Gréco-latin, et se consacrer dans un premier temps  à diminuer les conflits entre les peuples et leurs inégalités sociales. C’est grâce à elle que l’esclavage

disparaîtra graduellement au profit du servage qui était un contrat. On peut soutenir que le Christianisme a été l’élément essentiel de la composante européenne. Il n’est même pas certain que les peuples occidentaux, sans son audience, auraient pu se fédérer pour battre Attila aux Champs Cataloniques en 451. J’ai déjà évoqué ce vaste mouvement de pillage : il ne semble pas que les Huns eussent le dessein de s’établir en Occident, mais qu’ils avaient hâte, chargés d’un immense butin, de regagner leurs steppes originelles. Il ne resterait d’eux, semble-t-il, que la fameuse « tache mongoloïde », comme marque des viols qui accompagnent inévitablement les violences guerrières. Tache bleue gris au bas du dos de quelques bébés Européens, mais commune chez les bébés asiatiques.

        En revanche, l’invasion islamique est bien réelle, d’ailleurs les troupes du premier conquérant Tarik ayant franchi le détroit des colonnes en 711 ,sont composées de plus de Berbères islamisés que d’Arabes ! Elle va détruire la royauté wisigothe d’Espagne et s’installer durablement dans le pays. Même si de nombreux Chrétiens se convertiront à l’Islam, il y aura peu d’osmose entre la population hispanique et les conquérants, qui d’ailleurs, ayant besoin d’une main-d’œuvre servile, limiteront dit-on, les conversions. Retranchés dans leurs montagnes, les Astures, infligeront aux Coraniques une première défaite à Cavadonga en 718.

        En fait, les musulmans s’intéressent bien plus aux terres facilement exploitables qu’aux montagnes, de sorte que le nord de l’Espagne ne sera jamais entièrement conquis. Mais à la même époque l’invasion franchit les Pyrénées, ravage la Septimanie et se dirige vers Toulouse. Eudes d’Aquitaine leur inflige en 721 une si terrible défaite que les historiens arabes, nommeront le lieu de leur défaite : « La chaussée des martyrs ! »

       On voit s’installer en Espagne une cohabitation curieuse, puisque les musulmans tolèreront le culte catholique, contre une soumission financière des populations . Cette cohabitation sera pratiquement d’obligation pour les Arabes, qui composent de petits clans en guerre les uns contre les autres. On verra donc parfois des alliances entre Chrétiens et princes arabes contre les prétentions d’autres princes Arabes. Ainsi le fameux Cid Campéador, célébré comme un héros de la « Reconquista » servira dans un premier temps, avec ses 300 Chevaliers, Al Muktadir, Roi maure de Sarragosse, contre le Roi maure de Valence !  Quand à Eudes d’Aquitaine, afin de garantir sa frontière pyrénéenne, il n’hésitera pas à donner sa fille Lampagie pour épouse à l’Emir Mandouza.

      Las, quelques années après, Mandouza est tué par l’Emir Ab Der Rhamane qui proclame la guerre sainte et franchit à nouveau les Pyrénées en 732 : il surprend Eudes d’Aquitaine qui sera battu devant Bordeaux mais qui se replie vers le nord avec sa cavalerie intacte, semble-t-il, et en appelle  à son adversaire Charles Martel : les deux armées réunies affronteront les Arabes près de Poitiers et la nuit viendra dans l’indécision de la bataille. Commencera la longue veille des chevaliers francs et aquitains, et c’est là que va naître par nécessité, la première forme politique de la France, par le fait que l’on s’allie avec le moins dissemblable contre le plus dissemblable ! Mais, à l’aube, les Maures ont disparu ! Ab Der Rhamane ayant été tué, ils sont pressées de mettre à l’abri le fruit le fruit de leurs rapines. En Bigorre, à l’appel du moine Missolin, les populations les affronteront au lieu appelé depuis « Lannemourine » ( Lande Mauresque) et les anéantiront.

      Il ne laisseront guère que quelques noms de campements en Aquitaine, plus les chevaux abandonnés sur le champ de bataille, avec qui l’on fabriquera plus tard le cheval de selle français.  Sur le plan culturel, les Maures seront évoqués dans la fameuse danse Pyrénéenne dite du « Bayard », mais il semble qu’il s’agisse d’une transposition sur la légende des « Trois frères Aymond » et de leur cheval-fée, le « Bayard »…

      En 846, venant de Sicile, les musulmans s’avancent en Italie . Le pape Serge II en appelle à Louis le Germanique qui sera battu, et les Coraniques commencent à piller Rome. Or le pape ayant demandé des prières publiques il se produit un fait jugé miraculeux, à savoir que les musulmans saisis d’on ne sait quelle panique, quittent la ville et se réembarquent précipitamment ! C’est alors que survient une épouvantable tempête qui détruira complètement leur flotte !

     Eut-il été à la place de Serge II, on peut se demander si notre pape François aurait accompli pareil miracle en lavant simplement les pieds des Musulmans ! Les papes depuis ont changé. Mais pas les musulmans.

     En Espagne, les rivalités entre les petits royaumes du nord ont compliqué la situation en diminuant leur efficacité. En 1085 la « Reconquista » avait repris Tolède, mais la victoire ne sera pas exploitée d’autant plus que la dynastie des Almohades très offensive est à la tête des Coraniques qui reprennent Cordoue en 1148,  Alméria en 1152  et Grenade en 1154, puis Alarcos en 1195. A ce moment pour garantir la trêve de leur survie, les royaumes de Navarre, de Castille et de Léon doivent payer tribut à l’homme fort du moment, le Calife Al Nazir. Rien ne semble pouvoir lui résister. Consciente, l’Eglise fait tous les efforts possibles pour faire cesser les dissensions entre princes Chrétiens, et grâce à l’opiniâtreté de l’Archevêque de Tolède, Rodrigo Jimenez de Rada, la paix est conclue en 12O8. Le prélat convaincra le pape Innocent III de déclarer la guerre Sainte contre les Almohades avec les mêmes avantages spirituels dont bénéficient les croisés pour Jérusalem. Ce qui amènera le renfort de plusieurs contingents Européens.

      La rencontre aura lieu le 16 Juillet 1212 à las Navas de Tolosa. L’armée Chrétienne compte 70 000 hommes. L’armée Musulmane plus de 200 000. Après avoir communié, les Chrétiens attaquent. La mêlée un instant confuse tourne à leur avantage. Cette bataille qui est considérée comme décisive, a été attribuée à l’intervention de Notre-Dam-de Rocamadour. Les musulmans de Grenade paieront tribut pour garantir une trêve qui durera jusqu’en 1492, date à laquelle cesse toute résistance islamique. L’occupation aura duré 781 ans. Malgré ce que proclament nos modernistes désireux de  voir durer les fruits de leur extrême lâcheté vis-à-vis de l’Islam, rien n’est irréversible !.

      Quand l’Emir de Grenade, Boadbill, eût remis la Ville au Roi d’Aragon, on dit que, quittant la cité, il s’arrêta sur la colline qui dominait la ville et se mit à pleurer. Et sa mère le reprit durement avec ses paroles : « Pleure Grenade comme une femme, puisque tu n’as pas su la défendre comme un homme ! ».

    De même, il me semble entendre une voix d’outre-tombe dire aux victimes de « Charlie-Hebdo » :

« Ne vous plaignez pas d’avoir été traités comme des chiens puisque vous n’avez jamais cessé  d’aboyer aussi, contre ceux qui garantissaient votre liberté ! » (Alexis Arette - février 2017 )

La plume acérée de Gilles Dubois

M° Gilles Dubois

Le 30 juin 2017

HORS SOL

Le président élu a convoqué les parlementaires à Versailles pour leur indiquer sa feuille de route dans les cinq prochaines années. Il aurait ainsi, selon certains, « grillé jupitériennement la politesse » à son premier ministre, qui fait sa déclaration de politique générale le lendemain (médias). Pour les Français, qui s’en fichent comme de leur première layette, cette observation est un non-évènement. Ils vont écouter Emmanuel Macron et attendront des actes et des résultats. Et vite..

Mais justement, on nous annonce des ordonnances et des décisions dans un avenir très proche, en grande partie dans le trou des vacances d'été. La France va-t-elle redémarrer sur de nouvelles bases ? Il faut l'espérer. Le président a promis de rebâtir son architecture dans un sens plus libéral et plus dynamique. Espérons que ce n'est pas trop tard dans notre France encroûtée vouée au "déclinisme" dont on nous annonce depuis une décennie et plus "le suicide" programmé.

Un grand chantier sera l'Europe qu'Emmanuel Macron a mis au coeur de son projet. Il a tout fait pour nous persuader que les relations franco-allemandes se réchauffent grâce aux relations qu'ila nouées avec la chancelière. Nous n’avons aucune raison de mettre sa sincérité en doute. Seulement, lassés par des décennies de promesses non tenues, nos voisins sont devenus archi-prudents. C’est ainsi que Mme Merkel, en pleine campagne électorale, a déclaré qu’elle attendait de voir des actes avant de se prononcer à son égard (médias allemands). On verra cela après sa réélection le 24 septembre.

Une chose est sûre : si les Allemands ont la logistique, suite à leur économie florissante, ils n'ont pas de projet politique pour l'Europe. C'est à la France de l'apporter, mais en se rendant en même temps crédible par plus que des réformettes.

Gilles Dubois renouera le fil de l'actualité quand tout cela sera mis en oeuvre. Son dernier commentaire date du :

29 juin

PATATRAS !

La Cour des comptes vient de remettre un rapport sanglant sur la gestion des affaires de la France à la fin du quinquennat précédent. Contrairement à ce qu’avaient affirmé les deux ex compères de Bercy (voir nos billets), la dette augmentera encore d’environ 9 milliards d’euros (médias). Si la France n’arrive pas à tenir ses engagements européens, les coupables seront ainsi tout trouvés. Mais le locataire actuel de l’Elysée a été aussi locataire de Bercy sous le quinquennat précédent. Il pouvait donc difficilement ignorer les magouilles de ses petits collègues…

 Le 26 juin

A LA BAGUETTE 

Le député (ex EELV) de Loire-Atlantique a été élu au « perchoir » de l’Assemblée nationale avec les voix des députés LREM (médias).  Sans avoir consulté quiconque, le président du groupe LREM a déclaré « ex cathedra » qu’à mi-mandat il devra céder son siège –surélevé- et retourner dans la « fosse » commune (médias). Plus démocrate, tu meures..

Le 21 juin

DEUXIEME GOUVERNEMENT DE L’AN I

Le président a prié le premier ministre de constituer son deuxième gouvernement (médias). Débarrassé des boulets du premier (voir ci-dessous), il s’est attelé à la tâche, qui semble avoir été ardue. Au lieu des 15 ministres promis, juré, craché, le gouvernement comportera désormais une trentaine de personnalités dans la plus parfaite tradition de la Vème République parce qu’il faut bien contenter le maximum possible de monde. C’est cela le renouveau ?

Le 18  juin

SANS GRANDE SURPRISE

Le parti du président a raflé la mise à l’Assemblée nationale. Il y a obtenu la majorité des sièges, même si la victoire a été moins importante que prévu par les médias. Le maire (modem) de Pau, qui avait misé sur l’action Macron alors que celle-ci était encore au plus bas, récupère, quant à lui, une petite quarantaine de députés. La principale force d’opposition reste le parti des Républicains, même si une partie des élus de droite et ceux de l’UDI ont décidé de faire désormais chambre à part (médias). C’est dans le malheur que l’on reconnait les siens...

Le 16 juin

MIEUX VAUT ETRE PRUDENT…

Le président veut placer le ministre (LREM) –démissionnaire- de la Cohésion territoriale à la tête du groupe LREM à l’Assemblée nationale (médias), et a ainsi montré toute l’importance qu’il attache à la séparation des pouvoirs. La plupart des commentateurs sont d’avis qu’il doit bien récompenser d’une manière ou d’une autre celui qui a mené -comme premier transfuge du PS- toute la campagne présidentielle pour lui (médias). Mais rien n’est moins sûr. Il se peut aussi que le député breton sache des choses qui pourraient peiner les Français s’ils les apprenaient. Ils se devenus tellement soupe au lait…

PREMIERES CASSEROLES DU GOUVERNEMENT DE L’AN I

Cela n’a pas duré très longtemps pour que le Canard enchainé se déchaine à nouveau. Le volatile de malheur a, en effet, révélé que le ministre (LREM) de la Cohésion territoriale, le garde (modem) des Sceaux, la ministre (modem) des Armées et la ministre (modem) des Affaires étrangères traineraient tous des casseroles derrière eux (médias). Inutile d’entrer dans les détails ici, mais cela fait pour le moins un peu désordre quand on n’a cessé pendant toute la campagne de prôner l’exemplarité et le renouveau (voir nos billets), d’autant plus que l’annonce officielle de la composition du gouvernement avait été repoussée théâtralement de 24 heures pour permettre au président d’être sûr de son coup (médias).  Les ministres –encore supposés indélicats- ont été priés, gentiment mais fermement, de se mettre aux abonnés absents lors de la constitution du prochain gouvernement (voir aussi la rubrique « Français »)…

le 16 mai

PREMIER GOUVERNEMENT DE L’AN I

Premier casse-tête du nouvel élu. Il lui fallait en effet trouver des personnalités non seulement issues, pêle-mêle, de la société civile, de la classe politique, et de tous bords politiques, mais encore les heureux élus devaient avoir un passé fiscal et judiciaire irréprochable, le tout sur l’air de « chabada ».  Il en est ressorti une véritable auberge espagnole -et une voiture balai : un premier ministre député-maire (lR) du Havre et proche du maire (lR) de Bordeaux, un ministre de l’Economie député (lR) de l’Eure et proche de lui-même (voir nos billets), et un ministre du Budget, rebaptisé pour l’occasion ministre de l’Action et des Comptes publics, maire (lR) de Tourcoing ; trois « fringants » septuagénaires issus des rangs du PS et du PRG aux commandes de l’Intérieur, des Affaires étrangères, et de l’Agriculture ; à la Justice, le maire (modem) de Pau, qui a réussi à attraper le denier métro et continue de « poéter plus haut que son luth », aux Armées une illustre inconnue (modem) et aux Affaires étrangères le fidèle « toutou » du premier, aussi modem, mais la cerise sur le gâteau –du moins pour nos agriculteurs- aura certainement été la récupération du « foufou » de l’Ecologie.  En comptant les illustres inconnus venus d’horizons divers et variés, plus d’une vingtaine de personnalités avec les 4 secrétaires d’Etat –et non la quinzaine de membres promis pendant la campagne-, mais c’est bien connu, les promesses n’engagent que ceux qui y croient…

EMMANUEL, MESSAGER DE DIEU

Le lendemain de l’élection présidentielle, nous avons interrompu la rédaction de nos billets non pas parce que nous  étions tombés dans une profonde dépression, mais tout simplement parce qu’il n’y avait plus rien à ajouter, même si le nouveau locataire de l’Elysée n’a récolté que 17,5 % des voix des Français, une première sous la Vème République. C’est la loi de la démocratie, et il faut faire avec. Contrairement à beaucoup de commentateurs politiques, nous ne sommes toutefois  pas d’avis que son succès est dû ses talents véritables ou supposés, mais parce qu’il a profité d’un alignement exceptionnel des planètes – adoubement sans précédent des médias « politiquement corrects » à quelques rares exceptions près, rejet de la classe politique en son ensemble par les Français, et lutte fratricide entre les candidats à droite (voir nos billets). Sinon comment s’expliquer qu’un parfait inconnu, sans expérience, et de surcroit sans aucun autre programme que la suppression de la taxe d’habitation, l’augmentation de la CSG, et quelques modifications du droit social (voir nos billets), ait réussi, en si peu de temps, à damner le pion à  de vieux briscards rompus à des décennies de combats politiques ?

 Le 27 avril 

 AHURISSANT 

A cause des « affaires » Fillon et Marine Le Pen, les Français ont été privés de campagne du premier tour. En effet, au lieu des projets attendus, ils ont eu droit à des polémiques à ne plus en finir sur le travail- sans doute passionnant- des attachés parlementaires et le prix des costards sur mesure, dont ils se fichent comme d’une guigne, surtout les près de 6 millions de chômeurs et près de 9 millions de compatriotes vivant au seuil de la pauvreté, sans compter tous ceux qui peinent à boucler leurs fins de mois. Mais cela n’a pas dérangé tout le monde, loin de là ; à l’exemple de l’héritier du quinquennat, qui a été bien arrangé de pouvoir parler d’autre chose que de programme – il ne nous a d’ailleurs toujours pas présenté le sien.

Privés de campagne du premier tour, les Français s’imaginaient innocemment que les deux candidats restés en lice se rattraperaient au moins au second tour. Mais nenni. Les « affaires » susnommées ne faisant plus vraiment recette depuis la sortie de route du conducteur de la droite et du centre, il fallait trouver un nouveau sujet de campagne qui puisse faire, lui aussi, diversion et il n’a pas tardé à s’imposer : TSMLP –Tout Sauf Marine Le Pen.  Tout le monde s’y est mis, jusqu’à une partie de la droite, qui a fait, une fois de plus, honneur au qualificatif qui lui colle à la peau comme le sparadrap à la chaussure du capitaine Haddock. Certains de ses dirigeants n’ont pas même pas hésité à perdre leur âme pour rester dans la boucle.  Le chouchou des médias sera  probablement élu. Il pourra alors se targuer d’avoir eu – pardon, Brigitte- une veine de « cocu »….

Le 26 avril 

CHÔMAGE : HEURE DU BILAN 

 Les derniers chiffres du chômage sont tombés -pour la dernière fois pendant le quinquennat agonisant-, et ils sont à nouveau en forte hausse, alors qu’ils sont à un niveau historiquement bas en Allemagne, Grande Bretagne et dans les pays nordiques (médias). Le président n’a pas compris qu’avant d’inverser la courbe du chômage, il fallait tout d’abord inverser sa politique… 

MAUVAIS JOUEUR  

La candidate du FN s’est rendue, toute guillerette, à Amiens à l’usine de Whirpool, le fabriquant US de machines à laver le linge sale – sans aucune allusion-, sachant que les ouvriers, qui craignent de perdre leur emploi du fait de la délocalisation de la production en Pologne, sont en grande partie déjà totalement acquis à sa cause (LCI) ; et la réception a été à la hauteur de ses attentes (LCI). Ne voulant pas être en reste, le chouchou des médias s’est empressé de s’y rendre aussi, après le départ de sa concurrente (LCI). Bien mal lui en a pris. Il s’est fait recevoir comme un chien dans un jeu de quilles par des salariés remontés à bloc contre la mondialisation et celui qu’ils croient être son représentant à la présidentielle (LCI). Sur le plan humain, c’est évidemment compréhensible, mais l’héritier du bilan présidentiel l’a néanmoins très, très mal pris. C’est la première fois que nous l’avons vu dans un tel état devant les caméras (LCI), mais comme nous n’avons pas pour habitude de tirer sur les ambulances, nous n’entrerons pas ici dans les détails. Il n’en reste pas moins que le comportement du candidat est étonnant pour deux raisons : d’une part, la fermeture programmée du site est une des conséquences logiques de la politique économique qu’il a murmurée à l’oreille du président, et qu’il a ensuite appliquée lui-même à Bercy (voir nos billets), et d’autre part,  il  est bien placé pour savoir que sa concurrente n’a fait finalement que recourir à la même démagogie que son mentor en 2012 à Florange. Pourquoi alors cette mauvaise humeur ? 

Le 25 avril 

 PARIS VAUT BIEN UNE MESSE 

 Le député (lR) de l’Eure et ex ministre (UMP) de l’Agriculture de Nicolas Sarkozy a déclaré, avec ses gros sabots, qu’il votera au second tour pour le chouchou des médias et qu’il se tenait à la disposition de ce dernier pour intégrer le futur gouvernement (RMC/BFMTV). A la place d’« Emmanuel Hollande », nous nous méfierions. Il faut en effet se rappeler que celui qui a décrit dans un livre ses ébats coquins avec son épouse dans la baignoire familiale n’avait pas hésité à trahir « Néron » pour obtenir un maroquin de Nicolas Sarkozy, qui en a pris plein son grade après avoir quitté l’Élysée (voir nos billets), et qu’il a fait ensuite, non sans succès, des pieds et des mains pour intégrer le QG de campagne de François Fillon comme responsable des affaires internationales avant de laisser tomber ce dernier comme une vieille chaussette, quand le candidat a commencé à sentir le souffre. Il parait qu’en politique cela s’appelle avoir des convictions. A ce compte, En Marche ! est certainement de loin le mouvement qui compte le plus de personnalités de convictions (voir nos billets). Et même de très loin. Les ennuis risquent toutefois de commencer quand tout ce beau petit monde viendra, après les élections, réclamer le denier de Judas. Les trahisons sont beaucoup trop nombreuses pour que tout le monde puisse y trouver son compte… 

IL Y PENSA, MAIS UN PEU TARD… 

Pour la deuxième fois cette semaine, le locataire de l’Élysée a mis les Français en garde contre l’élection de la candidate FN (Le Figaro). Il en a de bonnes. Évidemment que l’élection de celle-ci serait une catastrophe. Mais à qui la faute si la côte de Marine Le Pen tutoie les sommets de la popularité ? Certainement pas à celle de la droite et du centre… 

OUTRE-RHIN 

Nous avons pris connaissance des résultats des votes des Français de la circonscription de Francfort et n’avons pas été surpris. Sur un total de plus de 5.000 votants, « Emmanuel Hollande » a obtenu près de 60% des voix, suivi de François Fillon avec 20% des suffrages, le reste se répartissant entre les autres candidats (source : Consulat général de France à Francfort). Comment s’en étonner ? Comme nous en avions informé le QG de campagne du candidat de la droite et du centre, les Français de l’étranger sont fortement influencés par les médias de leur lieu de résidence. Or, ceux-ci, soutenus par la chancelière,  son ministre (CDU) des Finances,  l’ex président (SPD) du PE et « challenger » socialiste de « Mutti » dans la course à la chancellerie, et le président du parti social-démocrate –SPD- (voir nos billets), n’ont cessé de chanter les louanges du candidat oint  de l’huile sainte des médias « politiquement corrects » et du « système » (voir nos billets). Nous avions proposé à l’époque de remettre les pendules à l’heure chez nos voisins, de toute évidence mal informés. Tandis que l’ex porte-parole du candidat et député (LR) des Hauts de Seine nous a très gentiment répondu que de l’« étranger », il s’en fichait comme de sa première chemise, nos autres interlocuteurs préparaient déjà leurs cartons pour rejoindre l’équipe du maire (LR) de Bordeaux, comme nous l’avons appris quelques jours plus tard.

Le 24 avril

LE DOUTE S’INSTALLE 

Le sénateur-maire (PS) de Lyon, un des tout premiers et un des plus fervents partisans du chouchou des médias, commence à se faire du souci. Voyant son protégé déjà président, il a déclaré qu’il revenait maintenant à ce dernier de montrer ce dont il est capable, faute de quoi la prochaine présidentielle verrait le FN entrer à l’Élysée (LCI). Même si sa déclaration peut un peu surprendre à ce stade, sa sincérité l’honore et nous aurions apprécié qu’elle soit relayée par les autres médias. Les Français ont le droit d’apprendre que le plus chaud partisan du candidat, et pas un des moindres, a des doutes sur les capacités d’«  Emmanuel Hollande ». Mais, jusqu’à preuve du contraire, ils s’en sont bien gardés… 

LA CHARRUE AVANT LES BŒUFS 

La réaction des dirigeants de la droite et du centre à la défaite nous a laissés perplexes. Tandis que les uns demandent de voter pour « Emmanuel Hollande » pour faire barrage au FN, d’autres se contentent d’appeler à ne pas voter pour Marine Le Pen (médias). Mais pourquoi un tel empressement ? Il reste encore deux semaines jusqu’au second tour, donc assez de temps pour laisser le candidat socialiste nouvelle formule venir vers la droite et le centre avec des propositions acceptables sur la politique qu’il entend mener s’il est élu.  Les électeurs de droite sont une nouvelle fois roulés dans la farine. Mais cette fois par les dirigeants de leur propre camp…