Les articles, interviews ou commentaires ci-dessous n'expriment ni le point de vue de la rédaction ni celui de notre association, mais ils nourrissent le débat d'idées.

Où Dieu a-t-il donc trouvé la poignée de terre quand il créa la femme apparemment avant l'homme ?

Alexis Arette

Lettre ouverte à Monseigneur Benoist de Sineti,

Vicaire Général de l’Archidiocèse de Paris.

2, Impasse St Eustache75001 Paris

Monseigneur,

N’étant pas un très fervent admirateur de Johnny Halliday, j’ai tardé à prendre connaissance de la remarquable Homélie que, selon les médias, vous auriez prononcée lors de ses obsèques.

Permettez tout d’abord que je vous fasse part de mon étonnement.

Vous auriez au début, citant la chanson des années 60 que j’ignorais : « Une poignée de terre. », lié me semble-t-il ses paroles  au « livre de la vie ». Je pense que le livre de vie est la Bible.

Que disait la chanson ?

«  Avec une seule  poignée de terre, il a créé le monde, et quand il eut créé la terre, tout en faisant sa ronde, le Seigneur jugeant en somme qu’il manquait le minimum, il créa la femme et l’Amour qu’elle a donné aux hommes ! »

Ce n’est pas ce que j’avais appris au catéchisme ! Et je continue à croire que Dieu a créé de rien tout ce qui existe ! Et sans être un maître logicien, je suis obligé de me demander ou diantre, selon la chanson, avait-il trouvé une poignée de terre avant de créer le monde !

Je crois savoir que la définition du catéchisme catholique en insistant sur le « rien » s’opposait ainsi au paganisme Babylonien qui soutenait que le Dieu Mardouk, avait créé le ciel et la terre, avec les membres d’un Dieu vaincu !

Et je ne comprends pas non plus que vous ayez cité comme si vous l’admettiez, un texte qui remplace l’Adam Biblique par une femme qui aimait les hommes avant qu’ils existassent !

Bref, il me faut ajouter un mystère à celui de la Sainte Trinité. Mais tout cela Monseigneur me paraît faire un peu désordre !

J’en viens à la suite du texte, tel que j’ai pu le lire. Je le trouve formellement beau. Mais je le trouve également dangereux. Il est vrai que je ne suis pas théologien, mais tout de même, ce n’est pas en amateur que je pratique ma religion.

Vous avez dit : « Comme Jean-Philippe, devenu Johnny Halliday, nous sommes tous appelés à laisser percer en nous cette lumière divine qui fait  de nous des icones de l’Amour de Dieu, plutôt que des idoles dont la vie s’épuise ! »

Bien que je ne parle pas ordinairement le Français, je crois comprendre que Johnny était donc une icône de l’Amour, et que nous étions appelés à l’imiter afin de recevoir la lumière divine ! »

N’aimant ni le Whisky ,ni les diverses substances que l’on fume, ni le Rock, et n’ayant qu’une seule épouse, l’imitation me serait difficile. Et ma femme ne serait certainement pas d’accord…

Certes, Johnnie a dit : « Je suis sur que Jésus ne m’en veut pas », et cela est tout à fait certain, car Notre-Seigneur n’en veut à personne puisque sa nature est d’aimer. C’est nous qui, en nous écartant de son enseignement, créons notre propre enfer ! Or il me semble que Johnny a mené une vie publique assez contraire à ce que recommande l’Evangile ! Il avait la foi ? Bon. Mais le dicton populaire interroge : « La foi qui n’agit point , est-ce une foi sincère ? »

Vous avez Monseigneur développé une analyse très juste quand vous avez interrogé, selon St Paul : « Que vaut une vie sans amour » ? Mais il faut mettre le mot amour au pluriel dans le cas de Johnny. D’ailleurs vous avez ajouté excellemment : « Qui n’a jamais ressenti, enfant, la déception devant le jouet tant espéré qui, sitôt obtenu devient moins séduisant, moins excitant ? » Et en cela vous avez évoqué en quelque sorte les jouets décevants qu’ont été les compagnes successives de Johnny. Mais où donc est l’amour quant on se débarrasse du jouet que l’on n’aime plus pour se divertir avec un autre, qu’un jour on n’aimera pas non plus ?

Aimer, c’est s’obliger à aimer.

Il me semble qu’autrefois l’Eglise enseignait qu’il était un péché de présomption : la croyance  que nous mériterons d’être sauvés quoique nous fassions, et certes la bonté de Dieu est telle que Ste Thérèse a pu dire à peu près : «  J’aurais commis tous les péchés du monde, que je continuerai à avoir confiance, car ils ne seraient qu’une goutte dans l’Océan de l’Amour de Dieu » ! Oui, mais Ste Thérèse n’ignorait pas la pénitence ! Et je crains Monseigneur, que l’on ne favorise l’inconduite si, en louant un personnage devant la foule de ses amis, on gomme les libertés qu’il prenait avec la morale, comme si elle n’était pas une exigence !

Les échecs amoureux de Johnny sont évidents. Et si, nous tous, dans divers domaines, nous rencontrons l’échec, nous sommes placés devant le problème de l’examen de conscience pour éviter de les renouveler. Or vous auriez dit : « A sa manière, tout au long de sa vie, Johnny a cherché l’Amour, et il a compris que le plus certain d’y parvenir, c’était d’aimer sans compter, d’aimer toujours ! »

Aimer toujours, c’est le privilège des saints. Il me semble qu’aimer toujours signifie aimer fidèlement. Johnny n’était pas de ceux-là. C'est-à-dire que, comme beaucoup d’entre-nous, il s’aimait lui-même, et que, déçu de n’être pas aimé comme il aurait voulu l’être, il cherchait  à trouver de femme en femme, ce qu’on ne peut obtenir que de soi.

Vous avez ajouté Monseigneur : « C’est pour cela que nous sommes là, parce que nous avons un jour compris, qu’à travers ses chansons, sa générosité et sa disponibilité, que nous étions aimés de lui ! »

Moi je n’ai pas compris. Et je ne sens pas le besoin de m’en excuser. Je sais que tout artiste aime les applaudissements. Il aime le public qui l’applaudit, et parfois il le mérite. Il déteste le public qui le siffle, même s’il mérite d’être sifflé !

Je veux bien admettre Monseigneur puisque vous l’avez dit, que Johnny a cherché l’amour «  à sa manière ». Mais il me semble que sa manière n’était pas la bonne manière. Ce n’était pas celle en tout les cas que recommande l’Evangile…

Pour ma part, je n’ai jamais compris à travers ses chansons, ni sa générosité ni sa disponibilité. Je pense qu’il avait une revanche à prendre sur une enfance sans amour. Mais au-delà de cette circonstance atténuante, je n’aurais pas voulu que mes enfants l’imitassent…

Dans son genre, Johnny était un très bon artiste, et je l’ai admiré en cela. Assez fruste intellectuellement, on n’a jamais relevé en lui de méchanceté, et il m’a même semblé qu’il avait une certaine humilité. Mais on ne peut le faire valoir que de ce qu’il était. Il n’a rien fait pour qu’on puisse l’installer dans la vénération de ceux qui sont d’une conduite exemplaire.

Beaucoup ont aimé les accents dramatiques de sa voix, et la force de son expression. Mais les chansons sont souvent des artifices. Et le sommet de l’art c’est de faire éprouver à son public des sentiments que l’on feint d’éprouver ! Un grand artiste est généralement un Tartuffe qui réussit à faire croire à des vertus qu’il ne fait que simuler !

Je souhaite comme vous Monseigneur que Johnny soit entré dans le feu de l’esprit qui ne s’éteint jamais. Devant une foule très orientée par la passion, vous ne pouviez parler de cette halte de purification de l’au-delà que les Egyptiens appelaient « la Douat », et que l’Eglise a eu le génie de retrouver avec le « purgatoire ». Et peut être même qu’en étant un peu exhaustif sur la qualité de l’homme, avez-vous fait passer dans la foule, une image de l’Eglise dont l’indulgence préfigure la bonté de Dieu Mais j’ai voulu, cependant, évoquer le danger qu’il peut y avoir à donner en exemple, ce qui ne mérite que la charité.

Johnny mérite certes comme nous tous, beaucoup plus de prières que de louanges, et je ne crois pas que le monde dit encore « artistique », de notre temps, en saisisse les nuances. Cependant, comme la soif prouve la source, je pense que la passion que l’on peut avoir pour une idole prouve notre besoin de Dieu !

Je vous prie de croire, Monseigneur, à toute ma considération.

Alexis Arette, Paysan, 24, la Carrère, 64230 Momas, .le 12 Avril 2018.

Vers un nouveau 13 Mai ? En cas de blocage du pays par la grève et d'échec du gouvernement, la France sombrera-t-elle dans la dictature ?

C’est un 13 Mai qu’en 1917,  Notre Dame apparut à Fatima pour annoncer la fin de la guerre, mais aussi la terrible menace que serait le régime soviétique, si la Russie ne se convertissait pas ! Cependant, une partie des révélations, appelées « le secret », qui devait pouvoir être livrée aux peuples avant la fin du siècle, a été retenue par l’Eglise, probablement parce qu’elle confirmait, ce qu’avait prédit Notre-Dame à la Salette, concernant la crise de l’institution, et l’apostasie Romaine !

Mais c’est en France que deux autres 13 Mai, ont marqué l’histoire. Le 13 Mai 1958 fut à la fois un magnifique cri d’espérance de tout le peuple Algérien, mais aussi une tragique erreur qui a mené l’Algérie là où elle est aujorud’hui, livrée à la nouvelle barbarie, privant la France de son indépendance énergétique et faisant de l’Algérie le danger qu’elle est devenue pour la France actuelle, comme un certain nombre de ses anciennes colonies.

Mais des hommes que certains ont voulu providentiels n’ont-ils pas, de même, dès la Libération installé les Soviétiques tricolores à des postes éminents de pouvoir, mis en place l’équarrissage du monde paysan et enfin légitimé l’anarchie meurtrière des fellaghas ?Il ne faut pas s’étonner du climat délétère qui en sortit dans les années qui suivirent, quand le capital s’empara de l’économie, quand la licence compensa la rigueur du pouvoir et que la jeunesse estudiantine fut livrée aux idées libertaires et anarchisantes des Marcuse et des Althusser.

Cette atmosphère trouva à s’exprimer dès l’avril 1968 chez les étudiants de Nanterre qui avaient sous les yeux le bidonville proche de la cité. L’évènement gagna peu à peu tous les établissements d’études, avec des affrontement ou l’on compta des centaines de blessés, autant chez les émeutiers que dans les forces de l’ordre, et également des centaines d’arrestations. L’émeute culmina avec les premières barricades et la surprise fut telle que le chef de l’Etat dut fuir en Allemagne, cherchant secours auprès des blindés du général Massu qui posa des conditions. C’est la date du 13 Mai qui fut retenue  comme date symbolique des évènements. L’Etat fut sauvé de justesse quand l’URSS resserra le nœud coulant qui tenait en bride le parti comuniste et qu’un Premier ministre tranquille et pépère lâcha du lest social.

Mais le répit fut de courte durée. Le référendum mit à tout cela un point final. Nous vivons une situation qui a quelques similitudes avec cet évènement, mais si l’épreuve de force s’avérait comparable, l’entrée en jeu de tous les acteurs de la contestation serait inversée.

En 1968, le monde étudiant fut le vecteur essentiel de la révolte, alors que le Parti Communiste et la CGT, considérant que c’était une manifestation « bourgeoise », puisqu’ils ne l’avaient point provoquée, se tenaient coi ! Cependant, usine après usine, le monde ouvrier se mit en grève que la CGT bascula dans la révolution. Deux millions de travailleurs ne reprirent le travail qu’après les accords de Grenelle menés par Pompidou. Il faut souligner que les agriculteurs furent partie de la négociation, et ce furent les seuls qui, toujours sous le coup de la formule prononcée pas leur leader Debatisse, à savoir qu’il ne fallait pas gêner l’action du général De Gaulle, se contentèrent de différer leurs revendications, et de les étaler dans le temps ! L’étalement, bien sûr, fut totalement oublié par Pompidou qui avait fait ses armes chez Rothschild…

Monsieur Macron, lui aussi, a fait ses premières armes chez Rothschild, mais la contestation est différente, puisqu’elle émane de la CGT qui était restée un instant à la traîne en 68. Cette fois-ci, rares sont les étudiants qui entrent dans la contestation. Certes ils ont aujourd’hui accès au dortoir des filles comme le réclamait Cohn-Bendit dans sa verte jeunesse, mais il semble bien que les licences morales aient épuisé leur virilité politique et ils acceptent sans faire de vagues qu’avec un Bac 5 ils ne puissent trouver que des places d’agents d’entretien ou de manutentionnaires. Les paysans, eux, ne comptent pratiquement plus que pour figurer dans le décor. Mais la CGT, elle, tente d’exploiter le même mécontentement général que celui qui, aux dernières présidentielles, fit rejeter les « Partis de Gouvernement », au profit de l’Expérience Macronienne. Cependant, l’état de grâce du jeune président est déjà sérieusement ébréché bien que le parti Socialiste n’existe plus. Et bien que l’on puisse considérer les « Insoumis »comme les seuls alliés de  la contestation cégétiste, la CGT tente de vérifier la fameuse locution de Doumeng, quand le parti communiste commençait à décroitre : « Nous pouvons baisser à 10%, nous pouvons baisser à 5%, nous pouvons baisser davantage, tant qu’on aura la CGT, on vous fera manger de la merde quant on voudra ! ».

A l’heure actuelle, le plat d’amertume s’approche. L’épreuve de force est engagée sans que personne puisse préjuger l’avenir. Si le gouvernement est devenu impopulaire, la grève l’est également, car elle incommode terriblement le monde du travail. Par ailleurs, tout le monde sait que l’endettement du pays est insupportable et que la dette de la SNCF exige des mesures drastiques pour être épongée. Mais on sait que le gouvernement qui vient d’établir de nouveaux moyens de ponction sur le peuple, refuse une révision des avantages qu’il s’accorde, alors qu’avec moitié moins d’argent, le gouvernement Allemand gère mieux son pays que ne l’ont jamais fait nos gouvernants ! Or pour qu’un peuple puisse accepter des sacrifices, encore faut-il que le pouvoir donne l’exemple, ce qu’il n’a jamais fait. Si la fonction politique ne redevient pas un sacerdoce, au lieu de la foire d’empoigne actuelle, le pays est perdu, et aujourd’hui une majorité de citoyens se sent dans l’œil du cyclone et pourrait exprimer ses craintes aussi catégoriquement qu’Einstein, qui, voyant, la gestion immorale de l’humanité affirmait : «  Nous allons vers une catastrophe sans précédent » !

Nous sommes depuis un demi-siècle entrés dans une évolution sociale où les secteurs festifs ont pris une importance considérable. Le culte du ballon rond ou ovale atteint une sorte d’enthousiasme religieux ! Ne point savoir skier, est une sorte de déchéance ! Aller se bronzer dans les stations balnéaires est un rituel quasi obligatoire et hurler d’enthousiasme devant les orchestres hurleurs, prétend donner le ton de l’époque. Et pendant ce temps, nous manquons de médecins, nous manquons d’enseignants et les paysans se suicident. Cela, tandis qu’un abruti considérable à la tête du principal parti de gouvernement veut charitablement rapatrier nos assassins djihadistes soi-disant français pour les soustraire aux gibets du Moyen-Orient qu’ils ont bien mérités ; tandis que l’on régularise des intolérables à tour de bras ; que nos évêques de progrès sanctifient le Coran meurtrier ;que ministre de l’Intérieur bavasse sur la sécurité entre deux attentats ; et enfin que la secte des écologistes réussit à faire installer des ours étrangers dans nos montagnes, histoire de limiter l’impérialisme des bergers.

Tout est en place semble-t-il pour la catastrophe politique. Personne ne sait si la grève durera. Elle est très bien conduite dans son étalement qui lui permet de durer et, si elle se durcit, elle peut accélérer à la ruine du pays. Mais le triomphe possible de l’état macronien n’ouvre guère non plus la porte à l’espérance et le sourire de Monsieur Gattaz en dit long sur ce que serait le triomphe du Capital. C’est dans de telles circonstances que l’histoire nous apprend qu’apparaissent les troubles qui font toujours émerger un dictateur. C’est une possibilité que, suivant les tempéraments, on peut souhaiter comme une nécessité, tout en la craignant pour son arbitraire. Moi je suis sûr que ce ne sera gai pour personne. (Alexis Arette. 10/04/2018)

Les nécrophages

"La seule chose que nous puissions faire de notre vie, c’est de la donner". Dr Wayne. Dier. (Le virage)

Jamais nos régimistes de tout poil n’auraient rêvé circonstance aussi favorable à leur crédit que l’égorgement du Lieutenant Colonel Beltrane. Car si Lénine à professé qu’il fallait « canaliser la colère du peuple », il est tout aussi habile d’en exploiter les émotions que l’on n’éprouve pas. Au moment  ou la popularité de notre gouvernement était en berne, le meurtre djihadiste d’un incontestable serviteur de la nation tombait bien pour recueillir le fruit de ses mérites. C’était plus facile en tout cas que se prévaloir du martyre de l’immonde « Charlie-Hebdo ». Bien sûr, il y avait eu en secret quelques grincement de dents du coté de la secte laïciste : entendre madame Beltrame affirmer en l’occurrence l’idéal catholique de son mari, ne pouvait que donner des boutons et même des furoncles aux épidermes des libre penseurs. Mais la nécessité, pour ceux qui s’avéraient incapables d’assurer la sécurité des Français, c’était de paraître partager l’indignation populaire, pour masquer leurs responsabilités.

Nous avons donc eu des cérémonies funèbres sur lesquelles il n’y a presque rien à dire, car elles furent conduites par le chef de l’mtat avec une parfaite dignité. Je dis « presque rien », car tout de même, Monsieur Macron réussit à placer dans la parenté héroïque du colonel Beltrane, un certain De Gaulle, qui, tout en affirmant qu’il voulait conserver Colombey les deux églises, avait fait son possible pour qu’elles devint un jour Colombey les deux Mosquées. Aujourd’hui, tout en alléguant le pacifisme de l’Islam, Monsieur Boubakeur peut espérer que les mosquées se multiplieront comme des champignons. On a fait des progrès depuis De Gaulle.

Tous les grands faillis de la politique étaient là pour ne pas perdre le bénéfice de l’indignation populaire. Les deux derniers chefs de l’Etat étaient au premier rang, alors qu’ils furent les grands alignés, que Sarkozy ait maintes fois affirmé son dessein de métisser la France et que Hollande, ait encore poussé à l’agression contre la Syrie alors qu’Obama s’était ravisé après avoir estimé à leur valeur les fusées intercontinentales de Poutine. Mais, en fait, c’étaient tous nos malpropres qui venaient se laver de leur malfaisance dans la proclamation d’une « unité nationale »inexistante ! En effet, le sang du Colonel Beltrame n’avait pas encore séché, pas plus que celui de Madame Knoll, que déjà la jeunesse maghrébine de Carcasonne manifestait en toute impunité sa solidarité avec l’héroïsme de Radouane Lakdim, et que, de son côté, Monsieur Castaner plaidait pour le retour en France des djihadistes français afin de les sauver des pelotons d’exécution des combattants kurdes ou syriens. Dans la complicité avec l’ennemi, on ne fait guère mieux, excepté le désarmement de nos Harkis par Mesmer et De Gaulle, afin de les livrer au F.L.N.. Là, si l’on veut, ce fut l’inverse sous tous les angles.

Je n’ai pas encore su voir dans la presse le nom des assassins de Mireille Knoll. Tout de même une information nous a appris que l’un des meurtriers avait crié quelque chose comme « Allah Akbar » suivant le rituel des héros islamiques. Il sera donc pris en charge par les services de la « rééducation » comme le seront les héros djihadistes que Monsieur Castaner réussira à faire rapatrier. Bien sûr, comme les places manquent dans nos prisons, on libérera avant le terme de leur peine, quelques délinquants légers qui n’ont pas encore tué d’infidèles. Comme certains se sont « radicalisés » en prison, on peut supposer que quelques-uns seront fidèles à la loi coranique. Cela permettra une nouvelle déploration républicaine sur les nouvelles victimes et en remettant en avant l’exigence d’« unité nationale », le gouvernement obtiendra probablement un nouveau sursis.

J’ai relevé dans la presse centriste, totalement aplatie devant un régime qui l’a faite ré-exister, l’affirmation que le gouvernement faisait tout ce qu’il est possible de faire pour sécuriser le pays, et que, plus conscient des ses tragiques échecs que ses misérables valets politiques, il plaide pour le temps nécessaire à la mise en place des moyens efficaces. Et pourtant, il est clair que Poutine à défini une priorité gouvernementale, quand, parlant des terroristes il a dit : « Le boulot de Dieu, c’est de leur pardonner ! Mon boulot à moi, c’est de les lui envoyer ! ». Je pense que si, lors des émeutes djihadistes de Carcassonne, les policiers avaient eu l’ordre d’ouvrir le feu, « L’espoir », comme le disait le Père Hugo, aurait changé de camp et le combat changé d’âme ! ». Cela aurait contristé sans doute Monsieur Castaner et peut-être même monsieur Badinter, et pourtant, il n’y a aucune autre solution. La suppression des émeutiers supprime l’émeute. Si la police ouvrait le feu sur les incendiaires de voitures pris sur le fait, il y aurait moins de voitures brûlées et moins d’augmentations des polices d’assurance ! Si les tueurs crapuleux et sexuels étaient menacés du sort qu’ils infligent à leurs victimes, il n’y aurait plus de victimes par récidive ! La peine de mort est écœurante ? Oui ! Et alors ? En politique, comme en guerre, le sentiment ne doit jamais prendre le pas sur la raison. Le Président Reagan contait : « Dans ma carrière j’ai joué un jour le rôle d’un shérif pacifiste : Dans le quart d’heure, j’étais mort ! ».

Il ne faut pas se tromper d’héroïsme, car il appartient aux bonnes comme aux mauvaises causes. L’héroïsme est partout ou l’homme risque sa vie pour une cause qu’il croit bonne. Les deux régimes abominables, le Soviétique comme l’Hitlérien, ont eu probablement plus de héros que de criminels de guerre. Moi-même, dont la première citation me disait « volontaire pour toutes les missions dangereuses », je n’ai jamais méconnu les héros d’en face. Quelle est donc la différence entre le héros catholique Beltrame et le héros Djihadiste Lakdim ? C’est que le héros coranique a accepté de risquer sa vie pour tuer les autres et que le héros catholique a accepté de mourir pour sauver quelqu’un d’autre ! Et je constate qu’en affirmant que l’Islam est « compatible avec la République,  ce qui n’est pas le cas du catholicisme », le Franc-Maçon Vincent Peillon, et les furieux de son école se font, sans vouloir le reconnaître, complices des Djihadistes qui observent, eux, rigoureusement le Coran et sont de ce fait les adversaires de ceux qui trouvent dans l’Evangile le courage de mourir pour sauver d’autres vies.

La tentative des pouvoir publics d’insérer l’héroïsme d’un héros chrétien dans les « valeurs » d’une République qui respect pus la vie des meurtriers que celles des innocents est de bonne guerre : « Mentons, mentons, il en restera toujours quelque chose ! », disait déjà Voltaire. Mais je pense que ces manœuvres, dont je ne reconnais que l’habileté, ne sauveront pas le pays, des conséquences de l’athéisme. Cependant, si les leçons de l’histoire me rendent pessimiste, je souhaite me tromper.

Comme nos gouvernants ont tout fait pour qu’il y ait de plus en plus d’adeptes du Coran en Europe, nous pouvons tous nous nous trouver un jour en face d’un héros islamique voulant purger le pays des infidèles. Je ne le souhaite pas à Monsieur Castaner. Mais si par malheur cela lui arrivait à lui ou à un autre, comme c’est arrivé au colonel Beltrame, crierait-il, le couteau sur la gorge : « Vive la république » ! Je dis : «  Chiche ! ». (Alexis Arette, ancien combattant volontaire Para, ancien chef de Section au Commando 9, revenu à sa charrue de paysan béarnais, le 2 avril 2018)

Après le dernier attentat terroriste

Des assassinats antisémites comme sous Hitler

Après les assassinats, cette année de Mireille Knoll, 85 ans, survivante de la Rafle du Vel d’Hiv en 1942, et l’an dernier de Sarah Halimi-Attal, 65 ans, les Français et leur gouvernement devraient être plus vigilants que jamais contre les miasmes antisémites qu’exhalent les tréfonds du néonazisme et de l’islamisme. Nous devons attendre les conclusions de la justice mais la piste est plus qu’évidente. Dans leur immense majorité, nos compatriotes ne sont pas antisémites encore que la propagande incessante anti-Israël produise quelques effets. Le nouvel antisémitisme est essentiellement d’inspiration musulmane et arabe, parfois turque ou iranienne. Il faut le garder sous surveillance rapprochée.

Mme Knoll qui avait échappé par miracle à la Shoah, a été tuée avec une sauvagerie inouïe par des ennemis de notre société, des jeunes paumés, qui imaginaient dans leurs cerveaux détraqués demeurer impunis. Pour ce qui concerne Sarah Halimi, juive orthodoxe, elle fut tuée à Paris par son voisin le 4 avril 2017 aux cris d'« Allah Akbar », entrecoupés d'insultes et de versets du Coran. Le suspect de 27 ans l'avait rouée de coups sur le balcon, avant de la défenestrer. « J'ai tué le sheitan » (le démon, en arabe), avait-il hurlé. Ne retrouve-t-on pas là l’inspiration affichée par Marine, 18 ans, la jeune compagne de Radouane Lakdim, 26 ans, le tueur de Trèbes ? Convertie depuis deux ans à l’islam, elle a crié elle aussi « Allah Akbar » lors de son arrestation. Elle avait posté le jour même des meurtres, le 23 mars à 6 heures du matin, un message sans équivoque citant une sourate indiquant que « les mécréants étaient promis à l'enfer ».

Une religion intolérante et fanatique

Sa citation mot à mot du Coran montre combien intolérante et fanatique est la religion musulmane. Elle diffuse des attitudes et pensées qui n’ont plus cours en Europe depuis la Renaissance ni, en tout cas, depuis que le Mouvement des Lumières du XVIIIème siècle. « D’autres enfants ont dit à mon fils que sa famille brûlera en enfer parce qu’elle ne croit pas en Allah ». C’est ce que déclare au tabloïde allemand Bild Anna S., mère d’un garçonnet de 6 ans inscrit à l’école Paul-Simmel de Berlin-Tempelhof. Cette formule diabolique, relevant de la plus archaïque des superstitions, figure en effet au répertoire de l’islam, entre autres appels au meurtre et à l’éradication des incroyants, donc des juifs, chrétiens ou athées.

Le 26 mars dernier Bild a publié sur deux pages une enquête sur la progression de l’islamisme et de l’antisémitisme dans les écoles allemandes depuis l’arrivée massive d’immigrés musulmans en 2015. Une institutrice allemande qui préfère taire son nom pour ne pas être la cible de persécutions, déclare : « Je peux très bien comprendre pourquoi des familles juives à Berlin préfèrent dans certains arrondissements les écoles privées et les écoles juives. Dans les écoles publiques comptant un haut pourcentage de musulmans, leurs enfants ne sont plus en sécurité ». Mais l’intolérance propagée dans les milieux musulmans vise aussi les chrétiens. Cette enseignante avait fait dessiner à ses gamins des images d’Halloween (initiative selon nous contestable, mais…). Certains avaient dessiné un cimetière avec des croix. « Un enfant turc a dit : « Peuh, c’est le signe des chrétiens. Dégueulasse. Je hais les chrétiens ». Elle a cherché alors à leur expliquer qu’il existait plusieurs religions et qu’en Allemagne chacun était libre d’avoir sa religion. « Ils ne l’ont pas compris », dit-elle. « Un autre gamin a déclaré : « Je hais les juifs »».

Envahissement des écoles allemandes

Sur deux grandes pages Bild a accumulé les témoignages et évoqué des cas relevés par une étude de l’université de Bielefeld l’an dernier sur la recrudescence d’antisémitisme. Ainsi celui d’une jeune fille juive de 15 ans qui a retrouvé dans sa poche un billet avec les mots : «  Sale juive. Aimes-tu le Zyklon B ? ». Le Zyklon B avait été utilisé par les SS dans les chambres à gaz d’Auschwitz et d’autres camps d’extermination. Les auteurs de cette invective ont été identifiés. L’un était un ado dont on n’aurait jamais attendu cela. Comme d’autres, comme de Radouane Lakdim dont on n’aurait « jamais attendu cela ». Le cas est cité d’une écolière arabe appelant au meurtre d’Israéliens soi-disant pour défendre les enfants palestiniens. Et cela va jusqu’à une vidéo de décapitations genre Daech diffusée sur WhatsApp par un groupe d’élèves de l’école Paul–Simmel.

Selon le président de la Fédération des enseignants allemands (la DL), Peter Meidinger, « ces incidents ne sont plus exceptionnels, ils sont le fait de nombreuses écoles en Allemagne ». « Ce genre de films se répand comme une trainée de poudre sur les forums de chat », « c’est le quotidien des élèves ». « Nous assistons à une polarisation croissante et à une dégradation de la situation dans les écoles des arrondissements à problèmes », ajoute-t-il. Il faut rappeler qu’en Allemagne il n’y a pratiquement pas de quartiers sensibles, mais que les musulmans immigrés ou résidents sont répartis dans les quartiers urbains ordinaires. « Les enseignantes elles aussi sont de plus en plus souvent la cible d’attaques verbales », relate Peter Meidinger.

Un stratégie de conquête méthodique

Les services de sécurité allemands observent cette évolution dopée par la crise migratoire avec une grande inquiétude. La progression conquérante de l’islam s’articule, selon eux, en trois étapes: 1. « L’assimilation » : tentatives de « conversion à l’islam de l’entourage non-musulman » ; 2. "Le mobbing": des attaques contre des chrétiens, des juifs et d’autres groupes religieux « sous forme d’insultes et de coercition » ; 3. "L’attaque" : l’emploi de la violence y compris physique contre des membres d’autres religions « avec des motifs ethniques et culturels ou religieux ». « 1, 5 millions de musulmans, selon les services, sont arrivés en Allemagne depuis janvier 2015, en provenance de pays où l’antisémitisme et la haine des chrétiens sont un élément de la Raison d’État. Cette attitude forge les familles et donc l’éducation des enfants et est répandue dans les écoles ».Depuis le 1er janvier 2017, la liste des délits qui comportait selon le code allemand déjà la « xénophobie » et l’« antisémitisme » implique aussi la « christophobie ».

Il ne faut pas attendre que le phénomène recule de lui-même. La petite amie de Radouane Lakdim aurait regretté face à la police que son copain n'ait pas tué davantage de mécréants. Cela étant, suffit-il de culpabiliser, d’allumer des bougies et de déposer des fleurs après chaque attentat sans que rien ne change vraiment  ? Pendant qu’on pleurait sur les victimes, les jeunes de la cité d’où provenait l’assassin ont expulsé brutalement les journalistes en leur disant de les laisser faire leur deuil. Le « deuil » naturellement du terroriste abattu par la police et non pas celui de ses victimes.

Prêtres et imams font cause commune

Or, il ne semble pas que les fameux « imams » sur lesquels la République française a cru pouvoir s’appuyer après avoir été déçue par l’inefficacité de leurs prédécesseurs, les « grands frères », s’en offusquent outre-mesure. On a même vu à la télévision un imam prononcer ce fatal « Allah Akbar » avant la messe dite à Trèbes en mémoire d’Arnaud Beltrame et des trois autres tués. Car on avait invité pour les caméras un ou deux prêtres de cette religion et, pour faire bonne mesure, deux ou trois musulmanes portant le voile islamique. Ce religieux parlant un français assez rugueux assura qu' "Allah Akbar" était un message de paix. Pour tous les Européens non-musulmans « Allah Akbar » est devenu tout simplement un appel au meurtre. Ces mots devraient tomber sous la censure. Est-ce que les chrétiens tuent des gens en criant "Dieu est grand ?".

L’église catholique est-elle coupable parce qu’elle occulte sciemment la gravité du problème ? Toujours est-il qu’à la messe des Rameaux le dimanche 25 mars dans la cathédrale de Strasbourg, les officiants n’ont pas eu un mot pour le drame de Trèbes. L’église fait les yeux doux à l’Islam, des associations catholiques invitent des imams à leurs congrès, leur fournissant ainsi des tribunes. Telle est la consigne de Rome. On est sidéré par le télégramme envoyé le 25 mars à l'évêque de Carcassonne et de Narbonne, Mgr Alain Planet, par le pape Benoît.

Le Souverain Pontife y fait part de sa "tristesse" et exprime sa "sympathie" aux blessés et aux familles des victimes, ainsi qu'à toutes les personnes touchées par le drame de Trèbes. Comme c'est bien dit ! Chloroforme avec. Mais cette politique d'appaisement devant l'innomable et l'indicible ne suffit plus à de nombreux croyants qui n’acceptent plus la progression de l’islam en Europe. Le gouvernement a beau envisager des plans sécuritaires que l’on sait inefficaces et proposer le débat d’idées avec le salafisme au lieu de l’interdire purement et simplement comme on interdit l’appel au meurtre, la sacro-sainte invocation des droits de l’homme est inopérante face à des assassins et futurs génocidaires qui foulent aux pieds les droits de l’homme. Et puis personne n'a envie de débattre avec les salafistes ni même avec les musulmans. Leurs idées sont rustres et primitives et ne nous apportent rien.

La droite dit ce que pense la majorité

C’est ce que ressent presque tout le monde et que les médias s’efforcent d’éluder. Ils ont beau traiter de « surenchère » les recommandations de la droite et de l’extrême-droite, les propos de Marine Le Pen, de Laurent Wauquiez et de Nicolas Dupont-Aignant après ce nouvel et terrible attentat traduisent ce que pense et ressent la grande majorité des citoyens de notre pays. Nos chaînes de télévision montrent certes une Marine Le Pen décrédibilisée vilipendant les terroristes et sur le même registre Dupont-Aignant qui ne représente presque rien, mais elles se sont gardées, de laisser parler Laurent Wauquiez pour que les téléspectateurs ne soient pas tentés d’être d’accord avec lui quand il réclame plus de fermeté. C'est qu'il est pour En Marche le seul adversaire dangereux.  Si ce n’est pas de la désinformation, ça !

Faisons l'amalgame entre Islam et Islamisme

On peut chercher péniblement des motifs politiques et psycho-sociaux à la « radicalisation » dont on nous rebat les oreilles et à ce que la police et la justice appellent le « passage à l’acte », mais il est de plus en plus évident que le terreau de l’islamisme, c’est l’islam. Les meurtriers sortent de cette piété d’avant l’Hégire qui fleurit dans les mosquées et les salles de prière de France et non pas du Moyen-Orient fréquentées par une population arriérée, analphabète et déboussolée, exempte d’obligations et prise en charge aux frais du contribuable et du cotisant. L’amalgame devient peu à peu incontournable. L’islamisme ne reculera que si l’on endigue la propagation de l’islam et qu’on fasse reculer cette religion, pour commencer dans l’espace public. Le gouvernement devrait distribuer moins de valium et sortir de la langue de bois, car une colère sourde couve. Et pas seulement en France, comme le démontre la progression irrésistible de l’Alternative für Deutschland (AfD) d’extrême-droite chez nos voisins d’Outre-Rhin.

A quel piètre niveau est tombée la France, quand on voit revenir en boucle sur les médias le feuilleton écœurant de l’héritage de Johnny qui n'intéresse que des pauvres d'esprit, et  celui du prétendu financement de Sarkozy par Kadhafi qui n’est qu’une des boules puantes lancées par Mediapart, la gazette des cloaques. Des juges médiocres poursuivent l'ancien président pour se faire mousser aux yeux de la nouvelle majorité et d'une gauche moribonde et salissent ainsi la République. "Sarko" avait voulu réduire le pouvoir des juges. Ils se vengent maitenant qu'il est désarmé et utilisent contre lui des faux et des témoins pervers. Ils sont plus compréhensifs envers les islamistes qu'envers un ancien chef de l'Etat qui, lui, ne viendra pas déposer des bombes devant leur porte.

Nous sommes en état de guerre, pas seulement à l’extérieur, mais surtout à l’intérieur. Les terroristes islamistes font la guerre au peuple français. Ils tuent des Français. Ils haïssent la France. Pourquoi chercher à expliquer les causes de leur "radicalisation" alors qu'elle sont lisibles dans le Coran ? Comme l'a dit Manuel Valls, chercher à les expliquer, c'est déjà les excuser. Il faut les sanctionner et non les justifier. Pourquoi essayer de comprendre les relations avec eux de leurs complices, car il ont beaucoup de complices et d'approbateurs dans la communauté musulmane ? Si des complices, femmes ou hommes, les ont approchés, ils sont coupables. Ils connaissaient l'objectif. Tout ceux qui approchent les 15 000 fichés S dangereux sont coupables.

Après l'hommage à rendre aux victimes, une fois de plus, se croiser les bras et expliquer serait un  déni de justice comme l'a dit Laurent Wauquiez. Il faut appliquer les mesures d’exception qui s’imposent, expulsion des suspects « fichés S » étrangers ou titulaires d'une double nationalité avec un Etat non européenne ; rétention administrative sans téléphones portables ni Internet de ceux qui constituent une menace réelle ; déchéance de nationalité pour ceux qui ont combattu la France et ses alliés ; possibilité d'expulsion des islamistes relâchés après avoir purgé leur peine qui menacent d'être récidivistes. Enfin fermeture de dizaines de mosquées. Plus l'interdiction de comportements, vêtements et nutriments qui ne correspondent pas aux normes civilisées euroépennes. Oui, nous voulons être intolérants.  Pas de liberté pour les ennemis du bon sens et de la raison. Extirpons l'obscurantisme. (Pierre Laruns, 27/03/2018)

Signes du temps.

Au cours des rencontres sympathiques que j’avais jadis avec Farid-Smahi, j’avais évoqué avec lui une affirmation du Coran qui me semblait assez illogique compte tenu de la place que l’on accordait à Mahomet dans la croyance. En effet suivant le texte de la fin des temps, ce n’est point le prophète de l’Islam qui doit revenir juger le peuple, mais bien Jésus. Pourtant dans le Livre, si Jésus (Issa) est cité, il a beaucoup moins d’importance pour l’Islam que Mahomet qui est, lui, le sceau de la révélation ! Farid était également de l’avis qu’on pouvait s’interroger sur cela.

Or, un philosophe allemand vient de jeter un gros pavé dans la mare islamique, en révélant que les plus vieux textes du Coran, n’auraient  pas été écrits dans l’arabe actuel, mais dans le langage de l’époque qui devait beaucoup à l’araméen et quelque peu au syriaque. Et il prétend qu’une révision correcte ne ferait que confirmer en gros les Evangiles, avant que les successeurs de Mahomet aient ajouté au texte des sourates inventées pour légitimer leur pouvoir arbitraire. Bien sûr, cette information devra être confirmée pour être retenue, mais il est certain que bien des intellectuels arabes scrutent aujourd’hui un texte tellement fermé aux acquits des sciences actuelles qu’ils ont le souci de le mettre en phase avec nos progrès de société.

L’annonce d’une reconversion

En sus, cette recherche ne peut être séparée de ce qui ressemble à la volonté de la Vierge Marie d’apparaître à Fatima comme un signe, et plus récemment au Caire. Et il est en outre une lettre de Ste Bernadette au Saint Père qui vient d’être rendue publique laquelle annonçait la conversion des musulmans et des juifs.

L’authenticité de cette lettre est contestée, mais une prophétie de Sainte Odile d’Orval annonçait déjà ainsi la conversion des musulmans : « On verra les deux cornes de la lune se réunir à la croix ! ». Et j’ai également relevé dans un monastère du Sinaï une pierre sculptée  avec une croix à l’intérieur du croissant…

Cela doit être considéré avec prudence, mais vient cependant à point nous redonner quelque espérance au moment où une partie de l’Eglise catholique, opère un mouvement vers l’Islam que l’on peut considérer comme apostatique. Ainsi par exemple, dans les documents de Missiologie de la Faculté de Théologie de l’Université catholique de Lyon,  pouvait-on lire cette prise de position syncrétiste formellement opposée à la tradition :

« Il faudra reconnaître la parité des révélations . La parole divine étant essentiellement une, elle revêt des formes différentes dans le Christianisme avec Jésus, verbe divin, et dans l’Islam avec le Coran, parole divine. L’Islam est une révélation originale qui continue la révélation primordiale de Dieu à l’Humanité, sous une forme parfaitement adaptée aux conditions cycliques présentes».

Si je sais lire, cela signifie que le Christ qui commande de remettre l’épée au fourreau n’est pas plus légitime que Mahomet qui commande de couper les têtes ! On peut y voir aussi un appel à embrasser le Coran, puisque c’est l’Islam dont l’Ecclésiastique fantôche précise que c’est lui qui est bien adapté aux « conditions cycliques présentes » !

Bref, nous sautons à pieds joints dans le syncrétisme, cette tendance qui après avoir enseigné que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », désarme les Chrétiens pour les livrer à la barbarie. Je ne sais point ce qu’était le Coran avant qu’il ait été manipulé au profit du brigandage des imams, mais moi je sais que dans son état actuel, il est la caution permanente du crime contre l’humanité.

Faut-il toujours suivre Rome ?

Il a toujours existé dans l’Eglise de France, cette tendance épiscopale de prendre des libertés par rapport aux instructions de Rome. C’est ce qu’on appelait « Le Gallicanisme ». Ainsi, par exemple, quand Léon XIII publia en 1891 l’Encyclique « Rerum Novarum », 13  évêques  français seulement sur 89 lui firent écho ! Et lorsque Paul VI rappela la position de l’Eglise sur la sexualité, le professeur de morale à l’institut Catholique, René Simon, publia dans « La croix » du 4 Février 1976, un article de rébellion où il parlait de « colonisation morale » par l’autorité romaine. Et bien des théologiens, ou se disant tels, lui firent écho ! Et quelques ans après, les hérésiarques ayant fait des petits, Mgr Gaillot , évêque d’Evreux pouvait écrire dans Le journal du Dimanche du 20 novembre 1991:

«  L’Evangile est une parole parmi d’autres, une parole contestable, et nous ne devons pas chercher à l’imposer ! ».

Aujourdhui, on peut se demander, si le Pape lui-même ne s’est pas égaré dans les méandres de la Charité « moderniste ». Qu’il nous incite à respecter les « valeurs » du Coran, au moment ou le Livre est mis en avant par les égorgeurs, nous fait craindre que nous en revenions à ce temps ou le Pape Libère, ayant faibli, excommunia Athanase qui persistait dans la vérité Catholique.

C’est avec inquiétude que je dois citer St Paul, qui, traitant des derniers temps pour les Tessaloniciens, a pu écrire : «  L’adversaire ira jusqu'à s’asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu ! »  Et dix-huit siècles plus tard, Notre dame à la Salette, viendra nous rappeler la tragique fragilité des hommes d’église !

Je me suis souvent demandé si le « basculement des pôles » que craignent la plupart de nos scientifiques, ne serait pas la conséquence physique du basculement de la Chrétienté dans le culte de l’homme et si nous ne sommes pas à la veille d’un basculement politique où le surnombre des étrangers sur notre sol sera pour quelque chose. On vient de nous annoncer la libération de plusieurs centaines de condamnées djihadistes qui ont purgé leur peine, et dont il sera impossible de surveiller les agissements. A ceux-là s’ajouteront les petites crapules ayant également purgé leur peine, et qui se seront « radicalisées » au contact des autres ! Plus que jamais l’armée serait nécessaire sur notre sol, mais elle fait ailleurs son devoir humanitaire à la place des jeunes de ces pays qui ne veulent pas se battre. Ne serait-il pas prudent d’étudier dès à présent des formes de résistance plus radicales, que nos  protestations verbales ? Il fut un temps ou Michel Rocard au PSU, dans une préface au livre du Paysan gauchiste Lambert, recommandait de « sortir des formes de contestation tolérées par le système ! » Or le « Système », depuis, n’a progressé que dans un laïcisme qui traite les citoyens-ordures dans le genre Charlie-Hebdo, comme des martyres de l’humanité…

Mais la logique veut que quand on prend le droit de se moquer de tout, il faut s’attendre à tout risquer !

Et je crains que Monsieur Macron, dans l’urgence de la situation, n’en vienne à dire comme jadis le célèbre ministre Painlevé : « Nous sommes au bord de l’abime ! Il nous faut faire un grand pas en avant ! »(Alexis Arette. 27 mars 2018)

Le droit de dire et de ne pas dire : Lettre ouverte à Laurent Wauquiez.

Monsieur le Président de certains « républicains », parmi d’autres, 

je reçois un de vos papiers qui me demande « de prendre quelques minutes » pour vous lire. Je les ai donc prises pour découvrir qu’en vous référant à De Gaulle, Chirac et Sarkozy, vous tentiez comme eux de confisquer la droite française pour vous installer au pouvoir. Je n’ai rien contre votre ambition, car je me souviens que Mitterrand avait dit : « Après Chirac, n’importe qui peut être Président de la République ! ». Mais je ne vous tiens pas pour n’importe qui puisque je vous réponds.

Je vous réponds que pour un citoyen qui se voudrait « de droite », vous errez terriblement en vous recommandant de ces précurseurs.

De Gaulle, après avoir installé à la Libération aux plus hautes fonctions ceux qui sabotaient notre armement en 1939 et fait ensuite en Algérie la politique voulue par le Parti Communiste, rêva d’être le « Grand Monarque » annoncé par quelques prophéties. Il ne l’était pas. Chirac, après avoir fait tripatouiller par Monsieur Juppé les finances parisiennes, soviétisa le syndicalisme agricole et découvrit que la France avait des racines musulmanes. Quand à Monsieur Sarkozy, il fit du métissage de nos populations un objectif prioritaire, comme le voulaient ses amis américains, avant de décorer à Pau, des policiers qui avaient eu l’héroïsme de ne point riposter lorsqu’ils furent attaqués par des « Chances pour la France » qui ont installé un petite enclave maghrébine au quartier de « L’Ousse des Bois ».

J’avoue que je ne me reconnais pas dans cette droite et que je ne serais pas sur la même barricade que vos amis s’il fallait en venir à une explication plus musclée, celle prévue par le Pape Pie XII qui n’avait pas des lunettes roses. J’essaye d’appartenir à une droite patriote, nationale et encore quelque peu chrétienne. Suis-je Républicain comme vous l’êtes de par vos fonctions ? A mon avis, la République n’existe plus. Monsieur Naegelin qui était Socialiste, mais qui n’avait pas approuvé le génocide des Harkis, avait parlé de «  l’Hexagonie » et des « Hexagonaux ». Admettez que le second terme rimait avec le mot de De Gaulle qui s’était permis de dire que les Français étaient des veaux.

Bref, il y a votre droite, et il y a la mienne. La mienne a pas mal crapahuté sur les champs de bataille et la vôtre a surtout crapahuté vers les râteliers du régime. Je me demande si cette droite républicaine n’était pas un peu à gauche et j’avoue même avoir eu la mauvaise pensée qu’elle était  quelque peu favorable à ceux qui, jamais condamnés, brûlent des milliers de voitures, histoire de relancer l’industrie de l’automobile.

Que l’Hexagonie ait besoin d’une véritable droite pour redevenir la France, je pense que sur cela nous ne sommes pas en désaccord, mais pour réaliser cet objectif, comme le disait Loustaunau-Lacau : « N’est pas Henry IV qui veut ! ». C’est à tel point que De Gaulle a pu dire à Soustelle : « Je le sais bien, Soustelle, ce que je devrais faire ! Malheureusement, le Maréchal l’a fait avant moi ! » Et je crains que la droite de vos rêves, Monsieur Wauquiez, ne soit que celle de Montcornet et point celle de Verdun ! Bref, c’est celle qui a livré le Sahara à l’ennemi et qui a établi l’équarrissage du monde paysan. Aussi, Monsieur Wauquiez, quand vous assurez que grâce à votre droite républicaine la France « sera ce qu’elle a toujours été et ce qu’elle sera toujours », je trouve que le propos fait un peu bateleur de foire, car la France a connu de bien mauvais moments : Elle a été certes, une Royauté Populaire, mais avant de devenir une Monarchie raciale ! Elle a été la République de la Terreur avant l’Empire des Guerres d’Enfer. Elle est aujourd’hui l’hôtesse de la démocratie maçonnique, pour ne pas dire satanique ! J’avoue que, personnellement, je ne me sens pas « national-citoyen » de cette France-là ! Celle que je voudrais serait l’héritière des cathédrales, celle de St Louis recommandant à son fils d’assurer le droit de contestation à ses adversaires, la France travailleuse de Péguy et celle héroïque d’Estienne d’Orves. Et nous sommes quand même quelques-uns à avoir tenté de mettre notre vie en accord avec ce grand rêve ! Cela notamment en nous battant en Indochine et en Algérie pour des gens nés là-bas qui avaient mis en nous toute leur confiance.

Certes, je comprends qu’après l’abominable intermède hollandien, vous vous alarmiez du régime qu’est en train d’établir Monsieur Macron, lequel fit ses premières armes dans cette sentine avant de l’anéantir. C’est vrai que nous subissons une « démocratie totalitaire » qui semble pouvoir tout se permettre. Mais c’est vrai aussi qu’il est difficile de sortir d’un régime qui fut l’Idéal de « Charlie-Hebdo », celui des plus habiles que Cahusac, celui du jeune Beur niquant la France, celui de Cantat et surtout du public hystérique de Cantat, celui qui voit un suicide paysan presque tous les jours et celui qui accueille du Moyen Orient et d’Afrique des foules de jeunes gens qui ont refusé de se battre pour leur patrie ! Alors vous pourrez compter sur eux pour se battre le cas échéant pour leur patrie d’adoption.

J’ai cru comprendre aussi, Monsieur Wauquiez, que vous aviez réussi quelque examen que Monsieur Macron avait raté, et que, de ce fait, vous vous sentiez l’âme d’un challenger conséquent et qu’en jouant sur les mots vous imaginiez pouvoir piper les voix du Rassemblement national. Détrompez-vous. Pour avoir observé des dizaines de fois les prémisses de ce mouvement de Lille à Bastia, au temps ou mes blessures me laissaient quelque répit et où Jean-Marie Le Pen n’était que borgne, je crois connaître l’électorat frontiste. Il n’est nullement composé des ouailles des Le Pen, mais forme un égrégore très fortement localiste, c'est-à-dire qu’il se retrouvera en cas d’accident dans la famille autour d’un successeur éventuel, augmenté des mécontents qui vont se multiplier.

En sus, si j’en crois la satisfaction de François Bayrou à voir Macron appliquer la politique dont il rêva, vous ne recruterez pas chez les centristes. Mais à vrai dire, il vaut mieux de ne pas avoir des alliés de ce genre.

Je reconnais qu’en vous situant « à droite », vous avez pris le risque énorme de subir la calomnie progressiste, ce chorus féroce de haine et de proscription si bien décrit par Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais. Mais il est possible que ce déchaînement d’invectives malpropres, vous oblige à un sérieux examen de conscience pour déceler la ligne rouge qui sépare la France de l’Hexagonie. Vous n’êtes pas un cas quasi-désespéré comme semble l’être le fidèle idiotisme de Madame Pécresse.

Contre le culte de L’Unique, il y a l’hérésie de l’Inique, et nous allons très vite savoir, en jugeant l’arbre à ses fruits, quelle est la religion que pratique Macron.

Il est des révisions déchirantes, mais il faut en passer par là. Monseigneur Dangosse, doyen du Chapitre Cathédral de Namur a pu écrire : « Le Bon Dieu n’est pas un imbécile. C’est lui qui a dit que les Chrétiens étaient le sel de la terre et non le miel ! Le sel, ça brûle, mais ça empêche de pourrir ! »

Je vous souhaite de découvrir très vite quels sont les pourrisseurs de la Nation, avant que cette révélation vous soit plus durement imposée par celle que contient l’Apocalypse. (Alexis Arette, paysan à Momas, le 16/03/2018)

En France, les tyrans sont démocrates

La liberté d’expression républicaine, au moins dans notre Ve République, a ceci de particulier qu’elle permet à Charlie-Hebdo de caricaturer le Pape en train de sodomiser un enfant, mais qu’il n’est point permis à un citoyen de critiquer le sectarisme du régime. Il est vrai que l’on ne remarque jamais que notre République a pour emblème la hache du licteur romain et le faisceau. Je ne veux pas faire du mauvais esprit, mais on pourrait en déduire que la République a recours à un symbole fasciste. Le fait que la hache ait été remplacée d’abord par la guillotine, puis par la villégiature carcérale n’y change rien. Au point qu'un historien qui n’appartient pas à la secte, a pu dire : « Le fascisme n’est point le contraire de la démocratie, il en est la conséquence ! » Et il en fut ainsi de tout temps.

Dans le pays que l’on tient pour le berceau de la démocratie, la Grèce, lorsque les excès démocratiques étaient semblables aux nôtres, on en appelait à un Tyran chargé de remettre de l’ordre. Mais, en France, les tyrans sont démocrates, ce qui explique qu’ils sont la caution du désordre : on peut toujours chanter que l’on « nique la France » ou qu’on lui « pète le fion », on peut faire aux « souchiens » un doigt d’honneur, on peut se torcher avec le drapeau tricolore, les autorités peuvent fêter le Ramadan et interdire les crèches de Noël, mais si l’on ose dire  que ce désordre est exactement parallèle à l’augmentation des migrants, on est immédiatement passible de racisme.

Mais il est vrai que ce ne sont pas à vrai dire les migrants qui sont en premier lieu responsables de ces désordres, ce sont leurs complices « souchiens ». On ne s’en étonnera pas en apprenant qu’une radio en langue française a été condamnée à 25 000 euros d’amende par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, car un certain Monsieur Foucart y avait déclaré trouver dans le Coran les éléments d’une religion de haine ! Mais quand les autorités de la République, précédées en cela par le Pape, déclarent le contraire, il est vrai que cela peut coûter cher. Pourtant, les faits sont là. N’a-t-on par vu sur le Internet une vidéo prise par un amateur qui nous a montré une jeune femme qui osait circuler à vélo et en short, prise à partie par les coraniques de paix et d’amour, violentée, arrosée d’essence, enflammée et réarrosée pour qu’elle ne puisse réchapper à la punition d’Allah le miséricordieux !

Moi, qui ai porté sur mes épaules des soldats ennemis blessés dans l’extrême difficulté de la rizière, j’ai eu la tentation de souhaiter que les coraniques qui exercent ainsi la religion de paix et d’amour que le Pape y a vue, fussent punis pour leurs crimes. Mais, bien sûr, je chasse au plus vite cette tentation antipapale et anti-démocratique afin d’échapper et à la justice républicaine et à l’excommunication…(Alexis Arette, Paysan à Momas. 64230).

L’incohérence linguistique

Je suis un patriote béarnais qui ne parle tous les jours que sa langue natale, mais aussi un nationaliste français qui a déploré, à l’époque, l’exécution du préfet Erignac. Lui rendant hommage, le président Macron a décrété que cet acte ne se justifiait pas, ne se plaidait pas et ne s’expliquait pas. Il est certain que sur le plan moral, il ne se justifie ni ne se plaide. Mais que vient faire la morale dans une république laïciste ? Je n’y répondrai pas pour l’instant,  voulant insister sur le fait que selon le président ce crime ne s’expliquait pas. Si notre président n’appartenait pas à la génération de l’oubli de ce qui gêne, s’il avait vécu, ou s’il avait étudié le drame algérien, il s’expliquerait le crime corse. Car il est dans la stricte logique des méthodes employées à l’époque.

Avant l’affaire algérienne, il était plaisant d’entendre les préfets conclure leurs allocutions  par un hommage à la république « une et indivisible ! ». De Gaulle, après avoir juré que, lui vivant, le drapeau du FLN ne flotterait point sur Alger, décréta que la République Française était divisible, après que le FLN ayant refusé la « Paix des braves », eut égorgé plus de citoyens après les avoir émasculés et éventré plus de citoyennes après les avoir violées. Ainsi c’est par le meurtre que les fellaghas devinrent des « interlocuteurs valables ». Aussi quelques citoyens Corses ont-ils jugé sans doute, que ce qui avait si bien réussi aux patriotes algériens, pouvaient leur réussir, d’autant plus qu’ils ne réclamaient point l’indépendance, mais une meilleure reconnaissance de leurs traditions. Et si l’on voulait pousser l’absurde plus loin, il faudrait admettre que ces Corses n’ont pas suffisamment tué pour devenir des « interlocuteurs valables » avec quelque chance d’être entendus !

Comment ces « valeurs républicaines » qui ne cèdent qu’a la terreur seraient elles obsolètes ? Constatons que cette morale fluctuante n’a rien à voir avec la logique d’un régime ou une truie ne reconnaîtra pas ses petits ! Je me demande simplement que si le peuple corse entrait pleinement dans la logique algérienne, il se trouverait dans l’armée française un émule d’un Tureau qui entreprit l’extermination de la Vendée, ou d’un Kats qui fit taire les pieds-noirs à la mitrailleuse lourde.

Un détail me paraît important : que leurs revendications soient ou non excessives, les « nationalistes » corses ont tout de même imposé ce terme a l’attention générale, alors que l’appareil qui régit la république avait réussi à le rendre infâme au nom du mondialisme prêché par la haute-finance. On se souvient du projet de Monsieur de Rothschild dans la revue Entreprise « Le verrou à faire sauter, c’est la nation ! » Et le pire, c’est que le Vatican lui-même avait cédé à la mode, en confondant l’Universalisme chrétien avec le mondialisme laïciste. Ainsi, alors que le patriotisme était encore tenu pour incarner l’amour de la Patrie, le nationalisme lui, était censé, non pas incarner l’amour de la nation, mais la détestation des autres, et quelque chose proche du racisme hitlérien. Je suis avec tout de même pas mal de camarades survivants des combats, la preuve du contraire, puisque, chef d’une section vietnamienne de commandos, je n’avais pas d’autre idéal que d’aider mes hommes à reconquérir une patrie qui n’était pas le mienne, dans le cadre de l’assistance «nationaliste » impliquée dans le mot « protectorat ! »

Je reconnais que le président Macron a hérité d’un cadeau empoisonné même si son passage dans la maison Rothschild ne l’a visiblement pas marqué. La dernière crotte, laissée par Hollande, après sa fuite fortune faite, a été la modification de la carte régionale, afin de séparer autant que possible l’entité administrative des composantes ethniques et culturelles qui constituaient à peu près les provinces. Ces découpages innommables seront de plus en plus artificiels au fur et à mesure que le régime cèdera à la pression migratoire, conçue par l’impérialisme américain, pour, comme en Irak, régner sur notre décomposition nationale

Mais ce que l’on constate en Europe de l’est, et jusqu'en Autriche, c’est le retour en force du nationalisme défensif. En Hexagonie, nous n’en sommes pas encore là, mais les dernières élections partielles ont montré l’impressionnante réserve des abstentionnistes qui sont en attente, d’un chef de guerre « national » ! Car tout de même, qu’aujourd’hui, on puisse être député avec 11% du corps électoral, et même moins, démontre où en est une démocratie qui a pu dégoûter les électeurs à ce point.

En refusant les revendications linguistiques des Corses, Monsieur Macron refuse ce par quoi l’Espagne, en l’accordant  à l’Euskadi, a fait cesser le terrorisme de l’ETA. Je ne vois pas non plus, comment associé au drapeau tricolore, le drapeau européen était, dans le dos de Macron, plus légitime que le drapeau corsois ! Les Corses ont été Corses avant d’être français et européens, et ces Corses ont versé plus de sang pour la France que n’en ont versé les autres peuples de France au cours des dernière guerre, tout en parlant une langue qui n’était pas celle de Paris ! Et c’était le cas de tous les peuples qui constituent la France ! C’était d’un mot gascon que naquirent les « poilus » ! La république va-t’elle appliquer à la Corse le projet de l’Internationale : «  Du passé faisons table rase ! » ?

Quand je pense que le Professeur Dumézil tenait les langues pour un héritage tellement précieux qu’il avait appris une langue altaïque qui n’était plus parlée que par une dizaine de locuteur, on mesure l’espace immense qui sépare la culture générale du Jacobinisme républicain. Et je me souviens du Conventionnel Barrère qui voyait dans nos langues maternelles des foyers de réaction qu’il fallait traiter par la guillotine ! Aujourd’hui les Jacobins de la république sont plus habiles : c’est par la strangulation « modérée » qu’ils entendent traiter nos langues maternelles… 

A côté de nous, la Suisse, démocratie exemplaire, démontre que trois langues officielles concourent à l’unité nationale. Notre république n’en veut rien savoir. Il est vrai que le droit républicain comporte le droit pour le chef de l’Etat de se parjurer quand tel est son bon plaisir. Je souhaiterai que le président Macron n’assume point ce monstrueux légalisme et qu’il légitime ce qui doit l’être, afin que la Nation ne détruise point ce qui la compos.

Mais outre son incohérence politique, le gouvernement de la république semble hélas, obéir aujourd’hui à la prescription ironique bien connue : « Il faut faire payer les pauvres ! Certes ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais il y a beaucoup de pauvres ». Cela engendre, à mon sens, beaucoup de colères citoyennes rentrées. Et il est dans l’ordre des choses qu’elles sortent un jour pour se libérer d’un système qui s’est installé, dans le culte de la promotion malhonnête. Mais il est aussi, hélas, dans les tendances humaines, que les installés et les repus n’entendent que trop tard la voix de Cassandre…. Et je sais aussi que l’histoire présente toujours la facture que celle-ci sera lourde (Alexis Arette, février 2018)

Le débat du Jour : Notre-Dame des Landes

Le débat sur le projet de Notre Dame des Landes est instructif, car il démontre ce dont j’ai traité dans de précédentes chroniques, à savoir que toute démocratie, exprimant toujours les utopies qui n’exigent aucune vertu, tend vers l’anarchie, ce qui appelle l’ultime recours de la tyrannie.

Nous ne sommes plus tout à fait en démocratie, et non pas tout à fait encore en dictature. Nous sommes en « Monocratie ». La réalisation de Notre-Dame des Landes, avait été démocratiquement décidée par référendum, les décisions de justice l’avaient garantie et le Président en avait donné l’assurance ! Rien donc n’était davantage légal ! Et pourtant voici que le gouvernement désavoue les promesses du Président, fait passer la Justice pour injuste et déclare que le vote populaire est sans valeur ! Y a-t-il eu un fait nouveau qui permette ce retournement ?

Non. Ou du moins on ne nous le dit pas. C’est difficile même d’introduire dans le débat l’argument financier, surtout à l’heure ou  députés et Sénateurs viennent de s’augmenter très généreusement tandis que l’on rogne sur les retraites les plus humbles et que l’on s’apprête, grâce aux nouvelles limitations de vitesse sur des voies où il n’y eut jamais d’accident, à se procurer le revenu des nouvelles verbalisations.

Et pourtant, personnellement, j’aurais voté contre le projet et je vais me répéter à nouveau en faisant état d’Anatole France qui disait en son temps : « Si 40 millions de Français disent une bêtise, c’est quand même une bêtise ! »

Oui, je pense que le projet était une bêtise, comme le sont les « œuvres d’art » qui sortent de la diarrhée intellectuelle des cerveaux acquis à la soi-disant modernité socialisante qui salissent les abords de nos villes. Je pense qu’il s’agissait d’un ouvrage de prestige conçu par les tourneboulés dans le genre Ayrault qui est, quant à lui, comme il l’a démontré, un monument d’inaptitude politique. En fait, on avait menti aux Français en prétextant que l’ancien aérodrome n’était point suffisant pour notre glorieux trafic commercial ! Or voici que le commandant Richard de Crespigny qui a à son actif 14500 heures de vol, à pu le comparer à tous les aérodromes où il a atterri et décollé, pour estimer qu’il pourrait accueillir deux fois plus de trafic. Mais évidemment, comme il était entre les mains de gestionnaires hollandiens, tout s’explique…

Autre chose : sinon pour les voyages festifs, l’avancée des sciences fera que, de plus en plus, la  communication industrielle pourra se faire sur écran dans lesquels tout le visible peut être exposé sous toutes ses faces, avec des colloques à distance qui n’exigeront plus le déplacement. Tout rendez-vous d’affaire pourra être ainsi traité et même probablement, grâce à la robotique, toute opération mécanique. On peut également penser que dans un avenir proche, tous nos engins spatiaux seront à décollage vertical, ce qui rendra les longues pistes inutiles. Ce ne sont pas là des éléments de science-fiction mais l’estimation probable de la nouvelle ère scientifique dans laquelle l’énergie elle-même sera, comme le laser, transmise par cristal…

Il y a peu que l’on nous a montré en Catalogne un aérodrome ultra-Moderne, permis par l’octroi des fonds Européens, et qui possède une particularité : c’est que nul avion n’y atterrit. Il a été pensé par la fine fleur de la technicité qui n’a oublié qu’une chose à savoir qu’une construction doit répondre à une demande ! Or, le processus dominateur de la banque consiste, non pas à répondre aux besoins, mais à en créer de nouveaux qui puissent être exploités financièrement ! La technocratie européenne avait tablé sur un progrès économique qui n’a pas été au rendez-vous ! De même en était-il des magnifiques « Paradors » sur les collines bien placées d’Espagne : Il eussent accueilli fastueusement les touristes et les vacanciers. Mais ces derniers n’ont pas été au rendez-vous !

La majorité des gens favorables à la réalisation de Notre-Dame des Landes s’est constituée par catégories diverses. Par ceux qui étaient assez loin des nuisances sonores pour ne retenir que l’espoir de retombées économiques. Par les proches de l’ancien aérodrome qui ne voulaient point le report du projet sur l’extension de celui-ci. Par un certain nombre d’imbéciles pour qui le mot « Progrès » est un argument suffisant . Et par les décérébrés du socialisme pour qui le parti a toujours raison.

Ces divers éléments avaient un point commun : le total mépris des paysans que l’on allait exproprier. Elle est dans la ligne des majorités de droite précédentes qui avait ordonné la lente strangulation du monde agricole, afin de bâtir les « trente glorieuses » sur sa ruine. Seule parmi les ministres commis à l’abrutissement des Jeunes Agriculteurs, Madame Edith Cresson avait tenté d’éclairer l’opinion en révélant qu’il manquait à l’Europe 6 millions d’hectares de terres arables pour parvenir à l’auto-suffisance. Depuis, nous en sommes réduits au constat que par les bétonnages et les bitumages divers, l’agriculture perd tous les dix ans la superficie d’un département et que, depuis Madame Cresson, l’immigration a accru de dix millions de têtes la population de l’Hexagone. A l’heure ou la Chine, avec la complicité des Safers crées pour garder la terre aux agriculteurs, achète notre sol, la suppression de quelques centaines d’hectares à Notre Dame des Landes, allait dans le bon sens progressiste, pour lequel les agriculteurs peuvent être avantageusement remplacés par les usines chimiques.

Monsieur Macron est beaucoup plus intelligent que ses misérables prédécesseurs qui furent les ludions de la finance. Je n’entre pas dans le débat de savoir s’il est un agent des banques, comme ceux-là le lui reprochent, ou s’il est capable d’assumer une héroïque liberté. Mais nous savons, selon ce qu’en disait Alain, que le pouvoir corrompt et que le pouvoir absolu corrompt absolument. Dans un premier temps, Napoléon, comme Hitler, sortirent leur pays de l’anarchie et de la misère. Mais l’un par mégalomanie et l’autre par racisme et aveuglement finirent extrêmement mal. C’est que tous les régimes autoritaires, ne savent quand s’arrêter ! Et qu’on ne brave pas impunément les lois du décalogue.

Face à des partis en voie de putréfaction, Emmanuel Macron semble avoir les mains libres, mais il va subir une pression accrue de l’impérialisme américain qui, mis à mal au Moyen Orient par l’intervention de Poutine et bloqué par le président chinois Xi Jinping en Extrême Orient, va chercher à se rattraper sur l’Europe. Les très modestes citoyens, dont je suis, voudraient croire au miracle. Mais le sourire de Monsieur Gattaz, après son entretien avec Monsieur Macron, ressemblait trop à la  chattemitte de Raminagrobis, pour ne pas craindre qu’il ne se pourlèche déjà les babines…

Mais le pire, c’est qu’il m’arrive de penser que le peuple hexagonal mérite bien cela… (Alexis Arette, 18/01/2018)

Dans le tram à Genève

Histoire vraie relatée par M° Piguet, avocat à la cour, bâtonnier à Genève, sur son compte Facebook et reprise dans le quotidien "La Tribune de Genève ». Cette histoire vraie nous révèle enfin l'origine de ce fameux vêtement qui fait tant parler de lui.

Christophe Piguet relate : « Je viens d’être témoin d’une scène extraordinaire dans le tram 12 à Genève.

Assise à côté de moi, une femme entièrement voilée (y compris gants et tout le tralala), seule une fente  horizontale d’un petit centimètre laissait entrevoir ses yeux.

Une femme d’une quarantaine d’années, vêtue à la mode d’ici, est assise en face de nous et s’adresse à elle avec douceur :

- Bonjour Madame, comme vous je suis musulmane, mais je ne comprends pas pourquoi vous vous déguisez ainsi. Pourriez-vous m’expliquer ?

- Madame, ce n’est pas un déguisement, c’est le prophète qui nous demande de nous vêtir comme cela.

- Le Prophète ? Vous êtes sûre ? Vous auriez la gentillesse de m’indiquer où se trouve ce texte et quel en est le contenu ? Je vous demande cela car je ne connais pas ce texte.

- C’est dans le Coran !

- Ah, j’ai lu et étudié le Coran, mais je n’ai vraiment aucun souvenir d’avoir lu le Prophète nous demander de nous déguiser comme les femmes de la tribu machinchosebidule (là, c’est moi qui n’ai pas retenu)qui vit dans telle zone du Sahara et qui portaient ce type de vêtement bien avant la naissance du Prophète, pour se protéger des tempêtes de sable.

En plus, cette zone est très lointaine des différents voyages de notre Prophète.

Historiquement parlant, notre Prophète ne devait même pas connaître cette tribu. Comment se fait-il dès lors, qu’il ait demandé aux femmes musulmanes de s’habiller dans un accoutrement qu’il ne connaissait pas ?

- Ça suffit Madame, c’est le Prophète qui l’a écrit, je l’ai lu.

- Vous avez lu le Prophète … d’accord … une traduction ?

- Non en arabe.

- Ahhh, vous lisez et parlez l’arabe très couramment donc ?

- Oui absolument.

Là, la dame vêtue à l’occidentale se met à lui parler en arabe à grande vitesse.

La femme entièrement couverte bredouille des réponses hésitantes.

La dame arabophone reprend en français :

- Madame, je suis professeur d’arabe et de civilisation musulmane à l’Université et je peux affirmer que vous ne comprenez rien à l’arabe. Je vous ai posé des questions dans un arabe pur et élaboré. Des questions très ambiguës, à double sens, et vous n’y avez rien vu du tout. Vous m’avez répondu complètement à côté. Vous êtes née où ?

- Je suis née ici !

- Donc si je récapitule : vous portez des vêtements faits pour lutter contre les tempêtes de sable d’une petite tribu, vivant dans une certaine zone subsaharienne dont le Prophète n’avait jamais entendu parler ; vous avez lu le Coran, mais vus êtes incapable de comprendre les finesses de la langue arabe ; vous y avez trouvé des instructions vestimentaires mais vous ne pouvez pas me dire quel est ce texte.

- Ça suffit Madame, vous m'agressez !

- Non chère Madame, c'est vous qui nous agressez et injuriez ma religion par votre déguisement, par votre inculture. Vous nous faites tous passer, nous les musulmans, pour des imbéciles fanatiques.

C'est ainsi que nous saurons désormais que cette "tenue" était destinée à se protéger du sable et qu’elle n'a rien à voir avec la religion musulmane, mais qu’elle a pour but aujourd’hui de provoquer celles et ceux qui s’habillent normalement

Deux siècles de progrès et de régression dans la violence sous le signe du Verseau – point de vue d’un chrétien

Hommes du XXIème siècle, vous ne savez pas la chance que vous avez d’exister sous le signe du Verseau, pourtant le mal nommé. En effet ce sont les Grecs , ces grands menteurs, qui l’ont représenté sous la forme d’un éphèbe versant une cruche d’eau. Mais le Verseau est en réalité un signe d’air. Le schéma de sa représentation, soit deux lignes ondulées, représente les ondes aériennes que nous avons commencé d’apprivoiser à partir de la Radio-Télévision. L’onde pour dire les choses simplement, est un mouvement de l’énergie invisible qui compose les innombrables  variétés du visible. Tout vient de la rythmique des ondes comme le démontre la « Mécanique » dite « Quantique ». Aborder le problème des ondes, c’est placer la science devant des possibilités infinies !

Voila pourquoi notre ère semble à la veille d’un tel accroissement de la connaissance, qu’une sorte d’ivresse nous saisit devant ce que l’on peut prévoir. Mais face à ces potentialités, à peu près tous les visionnaires prévoient une période conflictuelle, comme si le monde ne pouvait évacuer ses erreurs passées que dans la violence. Einstein a pu même craindre que nous en revenions à l’âge des cavernes. En réalité, il n’est pas nécessaire d’aller si loin en arrière.

Le XIXème siècle, après l’épisode sanglant de la Révolution dite Française, fut le siècle de la Confusion française. L’Empire saigna la France et ni Monarchistes ni Républicains ne surent en leur siècle en tirer les leçons. Après la défaite de 1970, le misérable affrontement des Communards et des Versaillais montra les clivages du pays. Un Troisième République en naquit qui se référait aux monstruosités de la première. Ainsi Clémenceau en vint-il à justifier la Terreur !

Et pourtant il y eut abondance de poètes et une aspiration à la justice qui se traduisit autant par le manifeste du Parti Communiste, que par le Christianisme social. Les horreurs d’un capitalisme bourgeois qui en Angleterre jetait les enfants de 12 ans au travail dans les filatures 12 heures par jour, provoqua la révolte de bons esprits. Proudhon qui voulait orienter les pays vers un Fédéralisme Social, sombra dans le Satanisme, comme devait le faire Baudelaire dans un accès de pessimisme !

Le XXe siècle qui naquit de ce chaos échappa de peu à la guerre civile et au terrorisme franc-maçon, grâce au conflit contre l’Allemagne. Mais tout se mettait en place pour le pouvoir sur le monde de l’impérialisme yankee, avec les « 200 familles », et pour les totalitarismes communiste et national-socialiste. A l’inverse, à partir de la découverte de la « relativité », la science allait sortir du scientisme matérialiste et l’Eglise entrant en réflexion admettait la relecture de la Bible hébraïque, et sortait du dogmatisme sectaire qui lui avait fait proclamer, avec l’horrible invention des limbes, la fameuse formule : « Hors de l’Eglise point de salut » !

La perversité Humaine se cherche toujours des prétextes. Et parfois les bonnes raisons existent, ce qui, sans excuser toujours les violences, les explique. Mais, s’il est une chose que Marx a voulu ignorer, c’est que les opprimés qui se révoltent, deviennent oppresseurs, et que la « lutte finale »n’est qu’un mot creux. Il était tout à fait légitime de se rebeller contre un capitalisme féroce. Mais cela ne justifiait pas le Goulag ni la Stasi. La Commune avait raison de se révolter de même, étant donné la condition ouvrière, et les Versaillais avaient raison de craindre l’anarchie, mais peut-on légitimer la violence des deux camps ? Il faut remarquer que l’Eglise, en condamnant le communisme, comme « intégralement pervers » avait assorti le terme du qualificatif : « athée »: C’était seulement le communisme athée, qui était condamné, car un certain communisme religieux avait existé aux premiers temps de l’Eglise, et il exigeait beaucoup de vertu !

Le Nazisme fut condamné en tant que tel, car le racisme pris comme un refus de l’autre, était formellement deshumanisé, donc anti-chrétien. Seulement, dans notre sottise nous avions donné à Hitler un juste motif pour déclarer la guerre à la Pologne ! Tout se tenait dans le traité monstrueux de Versailles , qui, par le couloir de Danzig , avait séparé la Prusse des autres Allemagnes ! Hitler avait revendiqué son entrée en guerre de la façon suivante : « Si les alliés pour procurer à la Suisse un accès sur la mer, lui avaient donné un couloir jusqu'à la Méditerranée, isolant ainsi la Provence du reste de la France,  la république Française l’aurait-elle accepté ? Ainsi le traité de Versailles était-il gros d’une future guerre. Et d’ailleurs les Américains ne voulurent point le signer !

Que l’on veuille bien considérer l’Histoire. Les coups de force deviennent légitimes quand ils réussissent. Mais si l’on veut considérer les prétextes, reportons-nous à l’histoire du « Peuple Elu » qui, sans la moindre provocation, attaqua les peuples de Canaan, et accomplit sur eux le premier génocide connu, à la fois religieux et racial. Hitler fera-t-il autre chose de pire 3500 ans après ? Et les U.S.A, 60 ans plus tard en prétextant  que l’Irak  possédait des armes d’agression qui n’existaient pas, n’ont-ils pas repris l’ignominie ? Et après avoir protesté pour la forme, l’O.N.U, ne s’est elle pas comportée comme si le crime n’avait pas existé ?

Ce qui se passe aujourd’hui en Tunisie est dans l’ordre du même désordre. Le renversement « populaire » du Président Ben Ali, était entièrement soudoyé par les Américains appuyés par le gouvernement Français à ses ordres, car Ali était en train, avec la Banque musulmane, de tenter d’échapper à la dictature du dollar ! Aujourd’hui le pays est ruiné et au bord de la guerre civile, mais les financier n’en ont plus rien à craindre !

Comme ils n’ont plus rien à craindre de la Lybie traitée de même. Les dictateurs Arabes que l’on a fait « légalement » assassiner , étaient ils des criminels ? Oui. Mais contre d’autres criminels, également coraniques ! Car l’Islam a toujours été cela : une lutte esclavagiste entre potentats. Mais cette situation a été en ce début de siècle, magnifiquement exploitée par l’impérialisme américain et nous en avons l’aveu par cette déclaration de Brzezinski en 1997 :

« Pour que les Etats unis  maintiennent leur domination globale, ils doivent contrôler l’Asie Centrale et ses vastes réserves de pétrole. Mais un nouveau Pearl Harbor serait nécessaire pour obtenir l’adhésion de l’opinion publique à ces visées impérialistes, mais aussi guerrières… »

Ce qui signifie tout simplement que si les adversaires des Américains ne provoquent pas un nouveau Pearl Harbor, on le fabriquera ! Ce serit dans le but que Gustave Naquet (de la Loge des Proscrits) expliquait ainsi :

« Sur les décombres des patries nivelées se fondera la république des Etats Unis, et la civilisation dont la France ne sera qu’un canton, de sorte que 2000 ans après l’essai infructueux du Christ pour réaliser la Paix Universelle, l’avènement définitif du Christ-Humanité marquera le triomphe de l’ancien rêve Judaïque. »

Et cette Paix universelle, voici comment sera-t’elle obtenue selon l’ancien directeur de la C.I.A. Cort Mayer :

« Une fois qu’elle sera jointe au gouvernement fédéral mondial, aucune nation ne pourra se détacher ou se révolter du fait que, disposant de la bombe atomique, le Gouvernement Mondial rayerait cette Nation de la carte du Globe ! »

Bref ce grand bonheur  sera assorti d’un grand cimetière, dans le genre d’ Hiroshima..

Voila donc ce que nous pouvons craindre pour l’ère du Verseau…

Thérésa Musco, stigmatisée de Caserte, en instance de béatification, a dit en 1973 :

« Une nouvelle guerre est sur le point de commencer là ou est né le Christ, et elle ne s’arrêtera pas. Il semblera qu’ils fassent la paix, mais cela n’est point vrai, car de là naîtra la grande guerre. De là viendront les châtiments… »

Mais on sait que les Prophéties sont conditionnelles. Or, l’Eglise Catholique de France est devenue l’église qui approuve l’invasion ; les musulmans de France convertis au Christ ont dû envoyer au Pape une admirable lettre de protestation ; l’église d’Afrique qui a lu le Coran dans le bon sens reste militante, au point que la paroisse de Karmassar (Sénégal) jumelée à la nôtre des Pyrénées Atlantiques, a dû se diviser en trois paroisses l’année dernière pour répondre à la demande alors que l’évêché d’Alger se vante de ne faire aucune conversion afin de ne pas indisposer l’Islam ! Mais l’Eglise Anglicane elle, profitant du retrait catholique est en train de convertir la Kabylie !

Selon le proverbe qui dit : «  Le Bruit ne fait pas de Bien, mais le Bien ne fait pas de bruit ! », le tumulte des agitations politiques, commerciales et sportives, ne permet pas d’entendre le réveil spirituel qui s’opère. Mais sauf quelques miséreux intellectuels de plus en plus rares, les scientifiques de quelque importance ne se disent plus matérialistes, tellement la recherche démontre la réalité de l’Invisible. Et par révélation, nous savons qu’après les douleurs de l’enfantement dont nous ne voyons que les prémices, un monde nouveau naîtra sur les ruines du laïcisme. Il est même possible que le Royaume soit proche… (Alexis Arette, 14/01/2018)

Lettre ouverte à Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, Palais de l’Elysée, Paris

Monsieur le Président,

lorsque vous avez présenté vos vœux aux Français, ma femme venait de recevoir le nouvel avis d’imposition sur sa retraite agricole. Celle-ci passait de 6, 50 % à 8,50. Cette nouvelle l’a empêchée de goûter vos propos à leur juste valeur. Je sais bien que ma femme ayant eu quelques enfants de plus que la moyenne et ayant été quelques années chef d’exploitation est une privilégiée avec une retraite de 850 € mensuels, alors que certaines de nos agricultrices n’en touchent que la moitié, mais son caractère la porte à se référer à la devise républicaine qui contient toujours le terme Ėgalité. Or,  dans une nation où quantité de citoyens touchent 10 fois plus qu’elle et où sénateurs et députés viennent d’augmenter leur traitement du montant qu’elle perçoit par mois, cela lui paraît faire un peu désordre, et je crains qu’elle ne finisse par porter des jugements répréhensibles sur le chef de l’Etat. Et comme en tant qu’agriculteur je touche un peu moins qu’elle, vous comprendrez que mes arguments contraires en votre faveur ne lui paraissent pas recevables.

C’est qu’en fait je suis un mauvais agriculteur m’étant un instant distrait de mes labours pour être combattant volontaire dans une guerre que je croyais nationale. En fait, la France était devenue l’Hexagonie, mais les cérémonies du 11 novembre faisaient encore illusion. Je pense qu’aujourd’hui les Hexagonaux sont devenus plus réalistes que je ne l’étais et que s’il y avait ordre de mobilisation pour sauver l’Hexagonie en danger, la jeunesse prendrait le maquis, puisque de toute façon l’Hexagone a pris l’habitude de perdre les guerres.

Vous nous parlez avec intelligence

Mais j’en reviens à l’essentiel, car bien que n’ayant pas voté pour vous, je suis votre expérience avec intérêt. Vous êtes Monsieur le Président, très bien construit sur le plan intellectuel, mais l’intelligence n’est qu’une qualité et pas une vertu. Pour l’instant vous nous parlez avec intelligence, mais nous n’en saurons la qualité qu’à ses résultats puisque, l’arbre se juge à ses fruits. Et l’Evangile m’a appris qu’il était des figuiers stériles. Pardonnez moi cette référence si peu laïque. Elle contrevient à la morale républicaine qui faisait dire à Monsieur Pelletant : « Et si les évènement viennent trop brutalement infirmer nos prévisions, nous nous consolerons en songeant qu’ils ont tort ! »

Une opinion populiste mal éclairée vous fait grief d’avoir recruté en dehors des braves gens qui, écœurés par les partis de gouvernement, vous ont fait confiance, quelques déjections des anciens régimes. Il est certain que les Colomb, Le Maire, Le Driant et Castaner entre autres, ne sont pas des perdreaux de l’année. Mais en ce qui me concerne, je comprends très bien votre choix. Dans la situation actuelle un pouvoir directif doit s’imposer. Le mérite de Monsieur Fillon d’ailleurs, aura été, outre ses déclarations d’amour à son épouse, de dire clairement aux Français que nous étions en faillite. Il est donc certain que des esprits libres qui diraient de pareilles choses au sein du gouvernement pourraient contrarier vos décisions. L’important c’est que vous, vous restiez maître du terrain pour assurer la rapidité des réformes nécessaires.

Pour avoir succédé à un cloporte multidimensionnel qui faillit nous faire entrer en guerre avec la Syrie et qui contribua à ce que Monsieur Poutine s’allie avec la dangereuse Chine, je mesure,  l’effrayant héritage qu’il vous faut assumer. Déjà, la Chine s’était intéressée à nos aérodromes, car elle forme des milliers de pilotes destinés à couvrir les besoins du monde entier, et voici qu’elle achète à des prix qui ne peuvent être concurrencés, des terres qui étaient nécessaires à notre autonomie alimentaire. Cela, certes, démontre d’abord la totale incapacité des ministres de l’agriculture et surtout la faillite d’un syndicalisme agricole soviétisé par le dénommé Chirac, qui n’avait pas attendu le grand âge pour être un imbécile patenté. Mais c’est vrai qu’au moins aujourdhui, ce syndicalisme de la FNSEA ,devenue une chambre d’enregistrement du régime, ne vous causera aucune nuisance pour peu que vous ne le priviez pas de ses picaillons.

La prévoyance doit être la qualité majeure du Politique. Or,la menace de troubles internationaux qui suspendraient les échanges est réelle. La prévoyance doit donc, en temps de crise assurer à un peuple le minimum nécessaire à sa survie, d’où le rôle vital de l’agriculture qui doit être cadrée dans ce but, ce qui requiert la moindre dépendance des marches internationaux. Or l’imbécilisme moderniste ne pose jamais le problème en ces termes, et j’insiste sur cette faille de notre régime.

De l’Hexagonie à l’Hexocoranie

Mais bien sûr, cela ne saurait avoir priorité sur le fait d’un nouveau peuplement du territoire qui veut faire de l’Hexagone, une Hexocoranie. Dans cette perspective, le Pape et les Francs Maçons voient dans la cité  future , celle radieuse de paix et d’amour,  plus idéale que n’en avait rêvé Le Corbusier. Cela avec l’assentiment d’une administration formatée par L’ENA.  Vos prédécesseurs sont entrés pleinement dans le projet,  de sorte qu’il est aujourd’hui interdit de penser  qu’il pourrait y avoir une relation  quelconque dans l’Hexagone, entre l’augmentation de la délinquance, et l’augmentation de la population Coranique .  Mais je pense qu’à votre place, vous avez le droit de penser par vous-même. Il vous faudra donc voir  s’il n’y a pas un rapport à faire entre les zones dites de « Non-droit » ou la « Charia » fait la loi, et les incidents comme les incendies de poubelles et de voitures, le saccage des lieux public , le caillassage des pompiers, et le dernier incident qui a vu deux policiers échapper à la mort de justesse.

 Se sentant quelque peu concernée, la police a demandé le rétablissement des « peines-plancher », ce que les membres du gouvernement, qui risquent un peu moins que les policiers auraient refusé. Par contre, ils ont décidé la prison pour les joyeusetés de ce genre, comme si auparavant cette sanction n’existait pas ! Cependant, comme les prisons sont surpeuplées, on ne pourra y loger les délinquants du genre qu’en libérant les condamnés bénins qui n’ont à leur actif que 20,30 ou 40 petites condamnations. Je ne suis pas certain que la sécurité citoyenne y gagnera !

Un jour, et malgré les lourdes menaces qui pèsent sur les policiers auteurs de « bavures »,  des policiers malmenés tireront, bien qu’ils sachent qu’en principe ils n’ont le droit de tuer qu’après être tués eux-mêmes, la riposte devant  être proportionnée à l’attaque. Alors, s’il y a fusillade,  on ne sait pas ce qui peut s’ensuivre, à partir de cités qui ressemblent à des poudrières, et avec un peuple qui s’est résigné à poser des fleurs, là ou les islamistes posent des bombes. La république, qui eut des instants de virilité, est devenue aujourd’hui une école de lâcheté, sous l’étiquette de l ’humanisme.

Or l’humanisme dont on veut faire la nouvelle religion ne peut que se référer à la diversité des hommes, et l’humanisme qui découle de l’homme Staline n’est pas le même que celui qui découle de l’homme St François d’Assise. C’est donc une extraordinaire duperie que faire de l’humanisme une sorte de super-charité, dont devraient bénéficier aussi les chenapans ! La défense nationale, plus que toute autre exige la rigueur, et parfois l’extrême rigueur.

La massue d’Hercule

Toutes proportions gardées, Monsieur le Président, je crains que, sous le couvert de cet humanisme imprécis, vous ne deveniez quelque chose comme un Kerenski hexagonal et cela avec des intentions dont je ne mets en doute ni la sincérité ni la noblesse. Mais la République est aujourd’hui dans l’état des écuries d’Augias tellement vos prédécesseurs ont laissé s’accumuler les immondices et je préfèrerais que vous fussiez Hercule plutôt que Jupiter pour faire le ménage. Hercule possédait une massue et il ne s’en servait pas comme d’un chasse-mouches.

Un président herculéen, Monsieur le Président, rétablirait la peine de mort au lieu de laisser les Kurdes s’en charger pour éliminer les djihadistes français et leurs harems. Il donnerait l’ordre de tirer sur les incendiaires de voitures, sur les saccageurs et sur toute manifestation de désordre qui arborerait un drapeau étranger. Il y aurait certainement un petit bain de sang, mais pas deux ! Et nous assisterions à un reflux rapide des toute la conjuration, qu’elle soit religieuse ou politique, car les émeutiers de tout genre, ne sont forts que de notre faiblesse.

Et si vous assortissiez ces mesures, d’une réduction immédiate de 50% de tous les salaires des élus politiques  et de haute administration, non seulement cela ne refrénerait pas les véritables vocations, ni n’empêcherait de vivre ( un peu moins fastueusement) les sanctionnés, mais immédiatement vous auriez l’assentiment populaire nécessaire à l’application des réformes. Car j’avoue n’avoir pas trouvé dans vos propositions, la véritable stratégie qui pourrait éponger les 20 milliards des dépenses excessives de l’Etat. Il faut donc commencer par le commencement. D’abord supprimer totalement les retraites de préfets « honoraires » nommés par le favoritisme de Monsieur Hollande puisqu’ils n’eurent jamais d’activité préfectorale, et toutes les prébendes et faveurs républicaines du même genre, c'est-à-dire s’en prendre au profitariat tout azimut, et puis faire répondre les anciens chefs d’Etat de ces complaisances devant la justice. Et Je ne n’oublie pas dans ma vision justicialiste les évadés fiscaux, car leur sanction, et celle de leurs complices administratifs, pourrait également boucher quelques trous de notre dette.

Il n’y aura pas de salut autrement.

Je ne regrette rien

Je connais assez bien l’Histoire Monsieur le Président, et en sus j’ai une riche expérience de vie. J’ai toujours la trace d’une balle communiste à deux doigts du cœur reçue en montant à l’assaut, j’ai encore à mes poignets la brûlure des menottes pour n’avoir pas accepté le dépeçage des harkis et j’ai le goût de la pitance des prisons républicaines pour avoir refusé la soviétisation du syndicalisme agricole. Responsable national d’un syndicalisme libre, j’ai exigé de n’être rétribué qu’au smig, désirant le cas échéant souffrir comme souffraient tant de mes compatriotes. Avec ce bilan, comme le chantaient mes camarades Légionnaires sur la route de Zéralda, je ne regrette rien, sinon de n’avoir eu qu’une seule vie à donner à mon Dieu et à mon pays .

C’est donc en homme tout à fait libre Monsieur le président que je vous écris, pour vous souhaiter une année héroïque face à la crapule rouge, verte, orange, noire ou même tricolore dont vous devriez nous libérer afin de rallier le restant des hommes d’honneur de la Nation.

Ce n’est pas que je pense avoir le talent d’augmenter votre réflexion monsieur le Président, mais comme toujours je fais ce que je crois devoir faire, avec de pauvres moyens, mais cela de tout cœur. (Alexis Arette, paysan retraité, invalide de guerre à 64230 Momas, 5 janvier 2018).

JOHNNY, NOTRE DIEU…

C’est la banderole que l’on a pu voir déployée sur la place de la Madeleine, ce matin, 16 décembre 2017. Amiel a écrit : « Les époques sans foi sont le berceau des nouvelles superstitions ». Depuis la fête du très équivoque « Être suprême » instituée par Robespierre, nous avons vécu l’effacement de Dieu au profit des idoles. Je ne pense pas que Johnny eut porté le crucifix qu’il arborait s’il s’était cru ce  qu’il n’était pas. Mais il connaissait au moins les failles de sa culture, et ne cherchait jamais à donner des leçons. Dans un domaine que l’on peut aimer ou pas, ce fut un très bon professionnel.

        L’homme était le fruit de son époque. Les Américains nous ayant libérés, l’américanisme hétéroclite était entré chez nous avec le prestige du « progrès »,  d’autant plus que les échecs de la France en Indochine et plus encore en Algérie avaient ruiné le prestige de l’Occident. Le Rock fut une évasion, par un retour au Rythme biologique qui pouvait toucher à l’hystérie, mais qui pour un vaste public, ayant  perdu le sens des valeurs traditionnelles  devant la décadence de l’occident, avait besoin d’un substitut.  Il faut toujours que l’homme  pour se conduire, se réfère a une qualité supérieure. Mais elle peut n’être que « supposée » !

         Ainsi Evhémère au IIIe siècle avant J.C., nous assura que les Dieux Païens ne furent jamais que des héros divinisés, mais le besoin d’ « Eternel » dans l’homme, fut tel,  que les antiques insérèrent leurs dieux dans le cycle saisonnier, pour les faire ressusciter, comme renaît le printemps.  On connaît l’épisode d’Alexandre faisant ouvrir le cercueil du Dieu Melkart, et trouvant le corps du héros antique conservé dans un bain d’huile ! Le Dieu ne ressuscitait que dans l’imagination populaire , dans son besoin de croire à la transcendance !

       Notre époque retombe dans un paganisme totalement déboussolé. Il suffit à notre époque de lire ce qu’ont écrit, parmi d’autres Aragon et Eluard  sur le « Petit Père des peuples », pour se rendre compte que si le communisme avait perduré, on aurait représenté Staline avec une auréole, et peut-être que Mélanchon aurait attendu sa résurrection auprès de son tombeau…

         Cette semaine où la mort de Johnny a prévalu sur toute autre information, jusqu'à réduire d’Ormesson  à un verbaliste pour érudits, a surtout démontré l’effacement de la religion chrétienne dans notre pays. Cet effondrement a laissé un tel vide que le peuple se cherche des étoiles dans la confusion des ténèbres politiques, ou dans la « distraction » du spectacle ! Mais les lumières qui ont illuminé Johnny était celles du Néon. Les articles de presse étaient financièrement intéressés. Les fantasmagoriques décors qui entouraient ses représentations n’étaient que de brillantes astuces techniques. Mais la ferveur populaire, elle, était réelle, même si elle se trompait d’objet. Le culte de l’idole traduit aussi le désir de l’adorateur de se diviniser, par l’intimité avec le dieu qu’il s’est choisi.

       Le besoin de Dieu traverse l’histoire, mais l’idole ne peut que « faire passer le temps ». Elle n’achemine pas sur une terre où Dieu nous a placés pour que nous y dressions des échelles. Le Rock ne dresse pas d’échelles. Le Rocker qui se roule sur le sol et s’y tortille à la façon d’un lombric pressé de se réenterrer, n’évoque que  la volonté de retourner vers le Chaos primitif. C’est, dans le tumulte des percussions, une sorte « Big-Bang » à l’envers…

       Johnnie n’a pas cédé à l’abjection vers le Satanisme ou tombent quantité de groupes Rockers,  avec le culte de la drogue, du sexe, du blasphème, du crime et du suicide. Si fragile que soit le symbole d’une croix portée en permanence, il existe, et permet de supposer, une espérance confuse mais vivace.

       Que Johnny et ses « fans » aient reconnu en eux « quelque chose de Tennessee », ce recours au « rêve américain » était tout de même moins pire que l’affirmation des ganaches tricolores qui se voulaient « Charlie », et qui ne cherchent, en se montrant aux obsèques du chanteur, qu’à parer de son lustre leur corruption morale drapée de tricolore.

        On a fait dire à Malraux, que le XXIe siècle serait religieux ou ne serait pas, et je ne sais si aujourd’hui la ferveur populaire qui se manifeste envers un homme que le succès glorifia, mais qui ne fut qu’un passager, peut se transformer en ferveur vers Ce qui ne passe pas, mais l’espérance étant une vertu, il n’est pas interdit d’espérer ! (Alexis Arette. 11 décembre 2017)                                                                                     

Lettre ouverte d'un paysan béarnais au président de la République

A Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, le 9 octobre 2017

Monsieur le président,

On dit qu’à toute chose malheur est bon, mais on ne voit pas de suite à quoi serait bon le malheur de tant de familles endeuillées par les crimes islamiques. J’ai failli spontanément écrire : « Crimes Mahométans », mais je me suis ravisé à temps pour ne point tomber dans l’amalgame réprouvé par nos tribunaux. En effet, bien que le Coran conseille de couper la gorge et de démembrer les infidèles comme vous et moi, il est d’autres sourates qui permettraient de nous laisser en vie si nous nous soumettions au paiement de l’impôt. C’est très généreux. Je me suis retenu difficilement, mais à temps, en faisant appel aux valeurs républicaines !

Je crains cependant d’être quelque peu sous influence, car je viens de lire la diatribe de Mme Barèges, Maire de Montauban. Celle-ci semble s’inquiéter d’un fait que n’a pas retenu la presse assistée, à savoir qu’un citoyen algérien de 38 ans s’était un peu énervé après avoir été empêché de voler la voiture de ses rêves, alors qu’il avait quelques raisons de se croire « chez lui chez nous, » puisque bien que connu de la police et en situation irrégulière en sus, il n’avait pas été expulsé. Le préfet doit être un humaniste, ce que je ne saurais critiquer, mais enfin les conséquences sont regrettables. Se sentant brimé le citoyen a décidé de punir la société en la personne d’une dame de 81 ans, qu’après avoir ligotée pour qu’elle fût consentante, il a sodomisée. Or, j’avais cru comprendre qu’au paradis d’Allah, c’étaient des jeunesses qui étaient préposées à ce rituel. Mais je comprends bien qu’ici bas, étant donné la société encore répressive que nous subissons, on doive s’accommoder de ce que l’on a, pour que jeunesse se passe.

Il n’empêche qu’étant encore imparfaitement éduqué par l’humanisme républicain, eussé-je été là que j’aurais cassé la tête du sodomite, ce qui probablement m’aurait valu vos ergastules, surtout que je n’aurai pas fait les sommations ! Voyez comment les instincts primaires peuvent remonter à la surface ! Suis-je un pithécanthropien en défaut d’évolution ? Je ne sais, mais alors que pendant la guerre, j’ai tout fait pour qu’après les évènements, on puisse soigner les blessés ennemis, je ne laisserais pas vivant un seul djihadiste revenu en France pour se faire soi-disant désislamiser !

D’ailleurs, pas plus tard que ce 2 octobre, Mme Ratti, qui n’est pas exactement une suffragette du Front National, a prétendu que la désislamisation était un échec total. Ici dans le sud, nous disons, une « cagade », et chez nous le papier hygiénique est cher !  C'est-à-dire que si une Sarkozienne en vient à cette analyse, vous pouvez comprendre que moi, qui ne suis qu’un paysan qui ai toujours vécu avec le quart du SMIG, je subis encore quelques réflexes obscurantistes. Mais je ne doute pas que la société de progrès qui est la nôtre ne continue à progresser et je suis sûr qu’on trouvera des circonstances atténuantes aux exercices de braguette de ce jeune homme que nous n’avons pas su intégrer. Généralement la médecine républicaine commise aux examens de ceux qui tuent en criant « Allah Akbar » découvre quelque symptôme psychopathique qui le rend irresponsable de ses actes. « Allah Akbar », n’est donc nullement un cri de foi se référant à la religion mahométane. Il peut-être dû à une infection causée par la piqûre de quelque chikungunya d'importation.

Néanmoins Monsieur le Président, malgré les efforts de la République pour éduquer le peuple dans le sens de la compréhension envers ceux qui veulent le détruire, il me semble que l’opinion commence à rétrograder dangereusement. C’est ainsi qu’après le traitement au couteau de boucher de deux jeunes Marseillaises sans burka, donc impudiques, la fameuse proclamation badintérienne : « Même pas peur ! », ne passe plus très bien ! Si j’en crois le récent défilé d’Oloron contre l’insécurité, je crains que la « bête immonde » ne commence à montrer son nez et que le peuple ne comprenne pas que des assassins de femmes et d’enfants soient traités comme d’honorables prisonniers de guerre. Et je crains que vous n’ayez pas suffisamment d’instituteurs francs-maçons pour faire aimer comme il faudrait, ces valeurs républicaines !

C’est au nom de ces valeurs, que M° Gilbert Collard, ai-je compris, serait inculpé d’avoir appelé à la haine raciale, en montrant les images horrifiques de victimes du djihad. Monsieur Collard est au Front National, et je n’y suis pas. Il est franc-maçon, confrérie où j’ai rencontré plus de crétins que de gredins, mais peut-être fait-il exception. Mme Le Pen l’aura donc facilement abusé, en lui affirmant que les bébés chrétiens écrasés sous les babouches, les infidèles décapités à la façon halal, et les prisonniers rôtis à petit feu comme des moutons, étaient comparables aux victimes des camps nazis que l’on nous montre à juste titre, certes, depuis 70 ans au titre du Devoir de Mémoire. Seulement, comparaison n’est pas raison en l’occurrence, car Hitler n’avait pas la stature d’Allah. M° Collard a donc cédé à un coupable amalgame. Je le soupçonne d’ailleurs de mettre en doute l’affirmation de vos prédécesseurs, à savoir que l’Islam serait compatible avec la république. Mais il est vrai, en effet, que la république islamique, est une réalité existante !

J’en étais hier soir tout à ces réflexions républicaines, lorsque fatigué d’avoir trop couru les champignons, je me suis endormi pour cauchemarder comme jamais !

Oui ! J’ai rêvé qu’un capitaine inconnu, à la tête d’une bande d’escarpes militaires, avait pris d’assaut le palais Bourbon, où, immédiatement, afin de réfléchir à la contre-attaque, les députés s’étaient couchés comme des limandes, en dégageant des vapeurs vertes. Fort heureusement, M. Jean-Luc Mélanchon avait réussi à fuir en Corée du Nord ou Kim Jong-un l’avait nommé grand Mamamouchi. M. François Hollande s’était abrité sous les jupes de je ne sais quelle actrice, et je voyais M. Bruno Le Maire affirmer au capitaine félon que, sans le dire, il avait toujours été de son avis ! Quand à M. Manuel Valls il avait réussi regagner la Catalogne en auto-stop, ou, renationalisé, il allait réussir une carrière à la Don Quichotte, genre pique-assaut contre des ennemis imaginaires, ou si vous voulez, tel Picasso, maître du non figuratif. Le pire, c’est que les croquants, n’ayant pas cru à vos promesses, s’étaient aussi soulevés et que plusieurs de dirigeants syndicaux pendouillaient déjà aux réverbères. La cohue était indescriptible, car dix millions de « compatibles » fonçaient vers l’Allemagne où Madame Merkel leur offrait ses ateliers et son lit.

Là, le suspense était trop atroce : je me suis réveillé et j’ai pu à nouveau respirer l’air pur de l’actualité. Tout était resté en bon ordre républicain. Conscients de leur inutilité, les paysans continuaient à se suicider sans faire d’histoires ; les « Nique-ta-mère » étaient toujours subventionnés par les municipalités socialistes ; M. Jacob commençait à cirer avec force vos escarpins ; la loge « Robespierre » rédigeait des listes de suspects ; M. Mélanchon tonitruait de plus belle ; l’on s’efforçait toujours de rédemptoriser les djihadistes en retour de Syrie ; et les évêques de France apprenaient à danser la Carmagnole. Bref, on n’arrêtait pas le progrès.

Je pense, Monsieur le président, avoir été influencé dans mon rêve incongru par d’anciennes mauvaises lectures et particulièrement par l’antimoderniste Pape Pie XII, affirmant qu’en France après une effroyable décadence, une insurrection populaire, prendrait les choses en mains « sans douceur » !

Je vous promets de m’en confesser. Je sais aujourd’hui, grâce à votre conseiller Monsieur Bruno Roger Petit, que ce sera une perspective « formidable » pour les Français, le jour ou leur président de la République se nommera Mohamed où Ahmed (Nouvel Obs, 16 -12-2014) ! J’essayerai de m’y faire et sur ces bonnes intentions, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, les meilleurs vœux que je forme pour vous et pour la République. (Alexis Arette, paysan à 64230 Momas).

L'indépendantisme catalan : une fièvre contagieuse qui peut tuer l'Europe

Voilà que la Catalogne s’indépendantise et que la fièvre ne monte pas seulement en Espagne. Notre Union Européenne sera-t-elle d’ici peu formée d’une myriade d’États minuscules qui n’en feront plus partie bien qu’ils soient sur son territoire autour de capitales des anciens États membres qui ne seront plus que les derniers vestiges du grand projet d’union et de paix en Europe conçu par Robert Schuman et Konrad Adenauer, par Winston Churchill et Charles de Gaulle. Il n’est pas nécessaire d’ajouter des « fissures » à notre continent déjà très divisé, a avancé Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne. Mais on peut parier que la maladie catalane, progressant de contaminations en contagions, va infecter toute l’Europe. Pour le plus grand plaisir de l’Amérique de Trump, de la Russie de Poutine et de la Chine de Xi-Jinping, pour ne pas parler de l’État islamique, nous nous serons littéralement nous-mêmes atomisés.

Car l’indépendantisme catalan n’est qu’une des fièvres populistes qui s’emparent aujourd’hui des nations malades. C’est d’ailleurs visible que l’extrême-gauche qui est un puissant agent de diffusion, en est le catalyseur sans que tous les braves édiles et militants de la cause barcelonaise se rendent compte qu’ils sont contaminés. Tout cela est très organisé, très mûrement pensé. Au cœur du dispositif, il y a la légende selon laquelle la Catalogne serait la victime de l’oppression castillane. Particulièrement infâme est le slogan partout répandu selon lequel la Catalogne serait la pauvre épouse d’un mari violent qui la frappe. Elle cherche donc à quitter le domicile familial pour échapper aux coups. Évidemment, cette parabole indécente touche les femmes et fait pleurer dans les chaumières. Mais le pire est que l’enseignement et les médias sont devenus des vecteurs de l’indépendantisme obsessionnel qui n’est autre qu’une abolition du bon sens qu’on appelle le « seny » dans le vocabulaire local. Car il ne faut pas ignorer que par-delà l’accès rêvé à une souveraineté locale vide de sens, les agitateurs de l’estelada, le drapeau rouge et or frappé d’une étoile sur un triangle bleu, cherchent à enfiévrer une opinion qui est en train de perdre ses repères.

Le travail de déconstruction et de démolition dure déjà depuis longtemps, souterrainement, insidieusement, décuplé par la grande crise économique de 2008-2010 qui a tellement fait souffrir la péninsule ibérique, qui a produit Podemos et habitué les gens à ce que la rue et ses cris dominent le débat et l’élection. Pourtant, sous Mariano Rajoy et avec l’aide de l’Europe, le pays s’est admirablement relevé, même s’il y a encore beaucoup à faire. Mais les groupuscules ont saisi tout de suite qu’il y avait là, en Catalogne, une cicatrice qu’on pouvait rouvrir et faire saigner. La comparaison avec Franco du régime démocratique de Madrid avec pour symbole un roi qui a sauvé la démocratie quand elle était menacée, n’est pas seulement ignoble. C’est une des ficelles caractéristiques de l’agit-prop d’extrême gauche toujours empressée à comparer la démocratie libérale au fascisme ou au nazisme et du reste aussi de l’extrême droite qui ne manque jamais de comparer la République européenne dans laquelle nous vivons, avec l’Union soviétique et son carcan stalinien. Ces mouvements profitent du renouvellement des générations et de l’ignorance des nouveaux des jeunes en matière d'histoire.

Le « Figaro Magazine » (27/28 octobre 2017) cite Jordi Navarro, professeur d’histoire catalan : « Tout a commencé dans les années 1990 quand le système éducatif est passé sous le contrôle du gouvernement autonome catalan. C’est par là que tout a commencé. Une stratégie de a été mise en place et les programmes d’histoire et de géographie ont été recentrés sur la Catalogne. Les élèves ne savent même plus localiser aujourd’hui les autres provinces de l’Espagne. L’école est passée sous la coupe des indépendantistes. Les syndicats étudiants coopèrent avec les organisations « culturelles » catalanes, Omnium et ANC, et passent dans les classes pour mobiliers les étudiants pour les manifestations indépendantistes. Ils appellent à la grève pour déjouer l’offensive franquiste de Madrid contre la Catalogne ». Maria-Jesus Isquierdo, professeur de mathématiques récemment retraitée, dit à ce périodique : « Quand j’entends des élèves crier et comparer l’actuel gouvernement espagnol à la dictature franquiste, je suis sidérée. Je leur ai dit que j’avais connu le régime de Franco, et que ce n’était pas du tout comme ça. On n'a jamais été aussi libre qu’aujourd’hui en Espagne. Les élèves étaient très surpris. Ils ne connaissent rien à l’histoire de leur pays ». Monica Boada, ancien mannequin, psychologue et orientatrice universitaire à l’institut européen de Design à Barcelone, avait 15 ans à la mort de Franco en 1975 : "Je suis choquée, dit-elle, quand j’entends les indépendantistes traiter leurs adversaires de fascistes. (…) Ceux qui sont contre l’indépendance ne sont pas forcément des nostalgiques de Franco. Cette logique infantile du bien et du mal, cette radicalisation du débat est très inquiétante ».

Est-ce que justement les indépendantistes forcenés ne seraient-ils pas justement des émules du Caudillo ?Oubkons Franco, mais disons qu'ils des héritiers des mouvements populistes qui ont dévasté l’Europe dans les années 1920 et 1930 et conduit à la guerre civile et à la guerre, boostés eux aussi par la crise économique de 1929 moins bien surmontée que celle d’il y a dix ans. Toujours est-il qu’en Catalogne, les « terribles simplificateurs » sont déjà au pouvoir et entraînent les masses après eux. Relisez Ortega y Gasset et vous saurez. Ils réécrivent l’histoire à la manière stalinienne et hitlérienne et ont déjà pris leurs concitoyens en otages. Ils leur font croire qu’ils ont été les victimes des « autres Espagnols » alors que la Catalogne n’avait pas été moins compromise que ceux-ci avec le franquisme contre lequel Madrid avait longuement résisté, dernier bastion contre le dictateur en 1939. La Catalogne n’avait pas moins plié ensuite devant le caudillo que les Asturies, l’Estremadura et Madrid. Or la falsification de l’histoire dans les têtes des écoliers catalans pourrait causer des dommages irréversibles

Et puis il y a la presse. Jordi Evole, journaliste et animateur de la célèbre émission de télévision « Salvados »,  déclare : « Nous sommes comme dans le film , à bord de deux voitures qui foncent vers une falaise et personne ne veut être le premier à freiner ». En Allemagne, la « Frankfurter Allgemeine Zeitung » (26 octobre 2017) compare les relations des dirigeants catalans séditieux avec le gouvernement légal de Madrid à un « pugilat entre deux ivrognes ». Mais que pourrait faire Madrid quand il est mis devant le fait accompli ? Toujours est-il que l’ivresse en effet s’est emparée d’une partie des Catalans qui ne mesurent pas les conséquences de leurs actes, et qu'une ivresse similaire pourrait gagner les autres Espagnols. Pourtant, la désertion de 2 à 3000 entreprises et des deux plus grandes banques du pays aurait dû refroidir les Catalans! L’Union Européenne se refusera durablement à reconnaître un État catalan qui sortira donc de l’euro et de touslels traités et engagements européens qu’il lui faudra rembourser rubis sur l'ongle comme cela va s’imposer maintenant aux Britanniques.

Tout récemment, deux journalistes catalans Ignacio Martin Blanco et Joan Lopez Alegre ont dévoilé la chape de plomb qui recouvre l’information télévisée. Dans un article d’« El Pais », ils ont déclaré qu’ils ne participeraient plus aux émissions de TV3 et de Catalunya Ràdio. Ils ont déploré que lors des débat télévisés, ils se trouvaient régulièrement confrontés seuls à la supériorité numérique de trois ou quatre journalistes indépendantistes? Ils ne servaient donc que d’alibi pour faire croire à l’objectivité des medias alors que ceux-ci cherchaient surtout à démontrer que la cause du rattachement à l’Espagne était minoritaire. Nous ne reviendrons pas sur l’endoctrinement par l’image de la vidéo « Help Catalonia » dans laquelle une femme à la voix baignée de larmes relate « les souffrances » du « peuple catalan ». Les sécessionnistes ont exploité à satiété les images de policiers matraquant de braves citoyens qui ne voulaient que pratiquer leur droit de vote démocratique, mais on n’a pas montré les policiers caillassés ni les adversaires de l’indépendance terrorisés. Les policiers auraient-ils pu fermer les locaux de vote illégaux en distribuant du chocolat ? La propagande dit que Carles Puigdemont aurait dû proclamer beaucoup plus tôt l’indépendance. Mais n’est-ce pas Rajoy qui aurait du actionner plus tôt l’article 155 de la constitution, avant que les indépendantistes passent à l’acte ?

Toujours est-il que l’Espagne est au bord de la guerre civile, comme le seraient d’autres pays européens si des provinces entières décidaient de faire sécession de leur territoire. Est-ce à cela que les extrémistes veulent en venir ? Les chars vont-ils rouler à nouveau sur nos chaussées comme en 1940 en France, comme en 1953 à Berlin-Est et 1956 à Budapest ou à 1968 à Prague ? Car c’est à cela que peut aboutir la folie indépendantiste de la Catalogne si l’ont veut empêcher l’Europe sorte de l’histoire plus tôt que redouté et qu’elle échoue « sur le fumier de l’histoire ». (Carlos Anranjuez, 29/10/2017)

Le Schisme

Le drame des catholiques aujourd’hui et des chrétiens en général n’est pas seulement d’avoir à faire une religion envahissante, l’islam, qui veut les supplanter sur les terres qui furent leur berceau, mais d’avoir à leur tête un pape venu d’Amérique du Sud qui ne connait pas l’Europe, son environnement politico-culturel et religieux, son histoire. Alexis Arette, paysan catholique béarnais, exprime ici son mécontentement à propos d’une petite phrase du Saint Père.

Janvier 2018 : Nous ajoutons un an bientôt après l'article ci-dessous que son auteur doit méditer actuellement la phrase de fin d'année du Saint Père qui a recommandé à tous les catholiques d'accueillir chez eux des immigrés. D'autant que ceux-ci sont pour la plupart musulmans.

          Parmi les phrases inquiétantes prononcées par le pape François 1er, il en est une qui, si elle ne relève pas d’un double langage jésuitique, serait d’une telle ignorance qu’elle laisserait sans voix, si nous n’étions prévenus qu’il ne faut jamais se taire quand on se pose une question : cette phrase part de la reconnaissance d’un fait, pour tirer des conclusions contraires, en lui joignant d’autres faits totalement inventés. Ainsi, le 1er mars 2016, notre pape s’exprimait ainsi :

        « On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. C’est un fait social. Combien d’invasions l’Europe a connu au tout au long de son histoire ? Elle a toujours su se surmonter elle-même, aller de l’avant, pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures ».
          Rien n’est plus faux. D’abord, l’invasion n’est pas arabe (de nombreux Arabes sont chrétiens !), mais mahométane, ce n’est donc pas seulement un fait social, c’est un fait religieux et politique. Il s’agit d’une répétition, par d’autres moyens, de l’invasion du VIIIième siècle qui échoua par la suprématie de nos armes. L’Europe ne s’est nullement agrandie par son contact avec l’arabisme, elle n’a gardé sa civilisation qu’en l’excluant !

          L’Europe, en fait, n’a point connu d’autre invasion que celle des Huns, encore que ce fut plutôt une vaste opération de pillage. Pour le reste, les grandes violences sont le fait de guerres intestines entre peuples Européens qui quittent leur habitat sous l’influence de la famine, d’un changement climatique, ou d’un excès de population. Avant notre ère, c’est probablement l’explosion celtique qui est le fait le plus marquant. Mais il s’agit déjà d’une population européenne, qui conquiert, grâce aux longues épées de Hallstatt et de la Tène, les terres avoisinantes occupées par les Romains, les Ligures, les Ibères et les Hélènes, avant de poursuivre sa route. A partir de notre ère, ce sont les peuples du Nord européen qui vont guigner les richesses de l’Empire Romain, et s’avancer vers le sud. Les Wisigoths prennent Rome en 410, les Vandales reprennent la ville en 455, et les Suèves en 472, et les Ostrogoths en 546 Mais on peut considérer ces conflits comme une guerre civile européenne. Quant à quelques peuples qui ne sont pas indo-européens (ou aryens, suivant l’ancienne terminologie), soit les Euskariens, surnommés « Basques », les Magyars (Finno-Ougriens) et les Finlandais (peut être Sémites), ce seront de petits peuples qui ne s’imposeront guère par la violence, mais chercheront des terres faiblement peuplées où s’établir. Il semble d’ailleurs que ces trois ethnies citées se soient installées en Europe avant notre ère.

        Un facteur très important de cohésion européenne apparaîtra avec le Christianisme Missionnaire qui va se superposer à l’héritage Gréco-latin, et se consacrer dans un premier temps  à diminuer les conflits entre les peuples et leurs inégalités sociales. C’est grâce à elle que l’esclavage

disparaîtra graduellement au profit du servage qui était un contrat. On peut soutenir que le Christianisme a été l’élément essentiel de la composante européenne. Il n’est même pas certain que les peuples occidentaux, sans son audience, auraient pu se fédérer pour battre Attila aux Champs Cataloniques en 451. J’ai déjà évoqué ce vaste mouvement de pillage : il ne semble pas que les Huns eussent le dessein de s’établir en Occident, mais qu’ils avaient hâte, chargés d’un immense butin, de regagner leurs steppes originelles. Il ne resterait d’eux, semble-t-il, que la fameuse « tache mongoloïde », comme marque des viols qui accompagnent inévitablement les violences guerrières. Tache bleue gris au bas du dos de quelques bébés Européens, mais commune chez les bébés asiatiques.

        En revanche, l’invasion islamique est bien réelle, d’ailleurs les troupes du premier conquérant Tarik ayant franchi le détroit des colonnes en 711 ,sont composées de plus de Berbères islamisés que d’Arabes ! Elle va détruire la royauté wisigothe d’Espagne et s’installer durablement dans le pays. Même si de nombreux Chrétiens se convertiront à l’Islam, il y aura peu d’osmose entre la population hispanique et les conquérants, qui d’ailleurs, ayant besoin d’une main-d’œuvre servile, limiteront dit-on, les conversions. Retranchés dans leurs montagnes, les Astures, infligeront aux Coraniques une première défaite à Cavadonga en 718.

        En fait, les musulmans s’intéressent bien plus aux terres facilement exploitables qu’aux montagnes, de sorte que le nord de l’Espagne ne sera jamais entièrement conquis. Mais à la même époque l’invasion franchit les Pyrénées, ravage la Septimanie et se dirige vers Toulouse. Eudes d’Aquitaine leur inflige en 721 une si terrible défaite que les historiens arabes, nommeront le lieu de leur défaite : « La chaussée des martyrs ! »

       On voit s’installer en Espagne une cohabitation curieuse, puisque les musulmans tolèreront le culte catholique, contre une soumission financière des populations . Cette cohabitation sera pratiquement d’obligation pour les Arabes, qui composent de petits clans en guerre les uns contre les autres. On verra donc parfois des alliances entre Chrétiens et princes arabes contre les prétentions d’autres princes Arabes. Ainsi le fameux Cid Campéador, célébré comme un héros de la « Reconquista » servira dans un premier temps, avec ses 300 Chevaliers, Al Muktadir, Roi maure de Sarragosse, contre le Roi maure de Valence !  Quand à Eudes d’Aquitaine, afin de garantir sa frontière pyrénéenne, il n’hésitera pas à donner sa fille Lampagie pour épouse à l’Emir Mandouza.

      Las, quelques années après, Mandouza est tué par l’Emir Ab Der Rhamane qui proclame la guerre sainte et franchit à nouveau les Pyrénées en 732 : il surprend Eudes d’Aquitaine qui sera battu devant Bordeaux mais qui se replie vers le nord avec sa cavalerie intacte, semble-t-il, et en appelle  à son adversaire Charles Martel : les deux armées réunies affronteront les Arabes près de Poitiers et la nuit viendra dans l’indécision de la bataille. Commencera la longue veille des chevaliers francs et aquitains, et c’est là que va naître par nécessité, la première forme politique de la France, par le fait que l’on s’allie avec le moins dissemblable contre le plus dissemblable ! Mais, à l’aube, les Maures ont disparu ! Ab Der Rhamane ayant été tué, ils sont pressées de mettre à l’abri le fruit le fruit de leurs rapines. En Bigorre, à l’appel du moine Missolin, les populations les affronteront au lieu appelé depuis « Lannemourine » ( Lande Mauresque) et les anéantiront.

      Il ne laisseront guère que quelques noms de campements en Aquitaine, plus les chevaux abandonnés sur le champ de bataille, avec qui l’on fabriquera plus tard le cheval de selle français.  Sur le plan culturel, les Maures seront évoqués dans la fameuse danse Pyrénéenne dite du « Bayard », mais il semble qu’il s’agisse d’une transposition sur la légende des « Trois frères Aymond » et de leur cheval-fée, le « Bayard »…

      En 846, venant de Sicile, les musulmans s’avancent en Italie . Le pape Serge II en appelle à Louis le Germanique qui sera battu, et les Coraniques commencent à piller Rome. Or le pape ayant demandé des prières publiques il se produit un fait jugé miraculeux, à savoir que les musulmans saisis d’on ne sait quelle panique, quittent la ville et se réembarquent précipitamment ! C’est alors que survient une épouvantable tempête qui détruira complètement leur flotte !

     Eut-il été à la place de Serge II, on peut se demander si notre pape François aurait accompli pareil miracle en lavant simplement les pieds des Musulmans ! Les papes depuis ont changé. Mais pas les musulmans.

     En Espagne, les rivalités entre les petits royaumes du nord ont compliqué la situation en diminuant leur efficacité. En 1085 la « Reconquista » avait repris Tolède, mais la victoire ne sera pas exploitée d’autant plus que la dynastie des Almohades très offensive est à la tête des Coraniques qui reprennent Cordoue en 1148,  Alméria en 1152  et Grenade en 1154, puis Alarcos en 1195. A ce moment pour garantir la trêve de leur survie, les royaumes de Navarre, de Castille et de Léon doivent payer tribut à l’homme fort du moment, le Calife Al Nazir. Rien ne semble pouvoir lui résister. Consciente, l’Eglise fait tous les efforts possibles pour faire cesser les dissensions entre princes Chrétiens, et grâce à l’opiniâtreté de l’Archevêque de Tolède, Rodrigo Jimenez de Rada, la paix est conclue en 12O8. Le prélat convaincra le pape Innocent III de déclarer la guerre Sainte contre les Almohades avec les mêmes avantages spirituels dont bénéficient les croisés pour Jérusalem. Ce qui amènera le renfort de plusieurs contingents Européens.

      La rencontre aura lieu le 16 Juillet 1212 à las Navas de Tolosa. L’armée Chrétienne compte 70 000 hommes. L’armée Musulmane plus de 200 000. Après avoir communié, les Chrétiens attaquent. La mêlée un instant confuse tourne à leur avantage. Cette bataille qui est considérée comme décisive, a été attribuée à l’intervention de Notre-Dam-de Rocamadour. Les musulmans de Grenade paieront tribut pour garantir une trêve qui durera jusqu’en 1492, date à laquelle cesse toute résistance islamique. L’occupation aura duré 781 ans. Malgré ce que proclament nos modernistes désireux de  voir durer les fruits de leur extrême lâcheté vis-à-vis de l’Islam, rien n’est irréversible !.

      Quand l’Emir de Grenade, Boadbill, eût remis la Ville au Roi d’Aragon, on dit que, quittant la cité, il s’arrêta sur la colline qui dominait la ville et se mit à pleurer. Et sa mère le reprit durement avec ses paroles : « Pleure Grenade comme une femme, puisque tu n’as pas su la défendre comme un homme ! ».

    De même, il me semble entendre une voix d’outre-tombe dire aux victimes de « Charlie-Hebdo » :

« Ne vous plaignez pas d’avoir été traités comme des chiens puisque vous n’avez jamais cessé  d’aboyer aussi, contre ceux qui garantissaient votre liberté ! » (Alexis Arette - février 2017 )

La plume acérée de Gilles Dubois

M° Gilles Dubois

Le 30 juin 2017

HORS SOL

Le président élu a convoqué les parlementaires à Versailles pour leur indiquer sa feuille de route dans les cinq prochaines années. Il aurait ainsi, selon certains, « grillé jupitériennement la politesse » à son premier ministre, qui fait sa déclaration de politique générale le lendemain (médias). Pour les Français, qui s’en fichent comme de leur première layette, cette observation est un non-évènement. Ils vont écouter Emmanuel Macron et attendront des actes et des résultats. Et vite..

Mais justement, on nous annonce des ordonnances et des décisions dans un avenir très proche, en grande partie dans le trou des vacances d'été. La France va-t-elle redémarrer sur de nouvelles bases ? Il faut l'espérer. Le président a promis de rebâtir son architecture dans un sens plus libéral et plus dynamique. Espérons que ce n'est pas trop tard dans notre France encroûtée vouée au "déclinisme" dont on nous annonce depuis une décennie et plus "le suicide" programmé.

Un grand chantier sera l'Europe qu'Emmanuel Macron a mis au coeur de son projet. Il a tout fait pour nous persuader que les relations franco-allemandes se réchauffent grâce aux relations qu'ila nouées avec la chancelière. Nous n’avons aucune raison de mettre sa sincérité en doute. Seulement, lassés par des décennies de promesses non tenues, nos voisins sont devenus archi-prudents. C’est ainsi que Mme Merkel, en pleine campagne électorale, a déclaré qu’elle attendait de voir des actes avant de se prononcer à son égard (médias allemands). On verra cela après sa réélection le 24 septembre.

Une chose est sûre : si les Allemands ont la logistique, suite à leur économie florissante, ils n'ont pas de projet politique pour l'Europe. C'est à la France de l'apporter, mais en se rendant en même temps crédible par plus que des réformettes.

Gilles Dubois renouera le fil de l'actualité quand tout cela sera mis en oeuvre. Son dernier commentaire date du :

29 juin

PATATRAS !

La Cour des comptes vient de remettre un rapport sanglant sur la gestion des affaires de la France à la fin du quinquennat précédent. Contrairement à ce qu’avaient affirmé les deux ex compères de Bercy (voir nos billets), la dette augmentera encore d’environ 9 milliards d’euros (médias). Si la France n’arrive pas à tenir ses engagements européens, les coupables seront ainsi tout trouvés. Mais le locataire actuel de l’Elysée a été aussi locataire de Bercy sous le quinquennat précédent. Il pouvait donc difficilement ignorer les magouilles de ses petits collègues…

 Le 26 juin

A LA BAGUETTE 

Le député (ex EELV) de Loire-Atlantique a été élu au « perchoir » de l’Assemblée nationale avec les voix des députés LREM (médias).  Sans avoir consulté quiconque, le président du groupe LREM a déclaré « ex cathedra » qu’à mi-mandat il devra céder son siège –surélevé- et retourner dans la « fosse » commune (médias). Plus démocrate, tu meures..

Le 21 juin

DEUXIEME GOUVERNEMENT DE L’AN I

Le président a prié le premier ministre de constituer son deuxième gouvernement (médias). Débarrassé des boulets du premier (voir ci-dessous), il s’est attelé à la tâche, qui semble avoir été ardue. Au lieu des 15 ministres promis, juré, craché, le gouvernement comportera désormais une trentaine de personnalités dans la plus parfaite tradition de la Vème République parce qu’il faut bien contenter le maximum possible de monde. C’est cela le renouveau ?

Le 18  juin

SANS GRANDE SURPRISE

Le parti du président a raflé la mise à l’Assemblée nationale. Il y a obtenu la majorité des sièges, même si la victoire a été moins importante que prévu par les médias. Le maire (modem) de Pau, qui avait misé sur l’action Macron alors que celle-ci était encore au plus bas, récupère, quant à lui, une petite quarantaine de députés. La principale force d’opposition reste le parti des Républicains, même si une partie des élus de droite et ceux de l’UDI ont décidé de faire désormais chambre à part (médias). C’est dans le malheur que l’on reconnait les siens...

Le 16 juin

MIEUX VAUT ETRE PRUDENT…

Le président veut placer le ministre (LREM) –démissionnaire- de la Cohésion territoriale à la tête du groupe LREM à l’Assemblée nationale (médias), et a ainsi montré toute l’importance qu’il attache à la séparation des pouvoirs. La plupart des commentateurs sont d’avis qu’il doit bien récompenser d’une manière ou d’une autre celui qui a mené -comme premier transfuge du PS- toute la campagne présidentielle pour lui (médias). Mais rien n’est moins sûr. Il se peut aussi que le député breton sache des choses qui pourraient peiner les Français s’ils les apprenaient. Ils se devenus tellement soupe au lait…

PREMIERES CASSEROLES DU GOUVERNEMENT DE L’AN I

Cela n’a pas duré très longtemps pour que le Canard enchainé se déchaine à nouveau. Le volatile de malheur a, en effet, révélé que le ministre (LREM) de la Cohésion territoriale, le garde (modem) des Sceaux, la ministre (modem) des Armées et la ministre (modem) des Affaires étrangères traineraient tous des casseroles derrière eux (médias). Inutile d’entrer dans les détails ici, mais cela fait pour le moins un peu désordre quand on n’a cessé pendant toute la campagne de prôner l’exemplarité et le renouveau (voir nos billets), d’autant plus que l’annonce officielle de la composition du gouvernement avait été repoussée théâtralement de 24 heures pour permettre au président d’être sûr de son coup (médias).  Les ministres –encore supposés indélicats- ont été priés, gentiment mais fermement, de se mettre aux abonnés absents lors de la constitution du prochain gouvernement (voir aussi la rubrique « Français »)…

le 16 mai

PREMIER GOUVERNEMENT DE L’AN I

Premier casse-tête du nouvel élu. Il lui fallait en effet trouver des personnalités non seulement issues, pêle-mêle, de la société civile, de la classe politique, et de tous bords politiques, mais encore les heureux élus devaient avoir un passé fiscal et judiciaire irréprochable, le tout sur l’air de « chabada ».  Il en est ressorti une véritable auberge espagnole -et une voiture balai : un premier ministre député-maire (lR) du Havre et proche du maire (lR) de Bordeaux, un ministre de l’Economie député (lR) de l’Eure et proche de lui-même (voir nos billets), et un ministre du Budget, rebaptisé pour l’occasion ministre de l’Action et des Comptes publics, maire (lR) de Tourcoing ; trois « fringants » septuagénaires issus des rangs du PS et du PRG aux commandes de l’Intérieur, des Affaires étrangères, et de l’Agriculture ; à la Justice, le maire (modem) de Pau, qui a réussi à attraper le denier métro et continue de « poéter plus haut que son luth », aux Armées une illustre inconnue (modem) et aux Affaires étrangères le fidèle « toutou » du premier, aussi modem, mais la cerise sur le gâteau –du moins pour nos agriculteurs- aura certainement été la récupération du « foufou » de l’Ecologie.  En comptant les illustres inconnus venus d’horizons divers et variés, plus d’une vingtaine de personnalités avec les 4 secrétaires d’Etat –et non la quinzaine de membres promis pendant la campagne-, mais c’est bien connu, les promesses n’engagent que ceux qui y croient…

EMMANUEL, MESSAGER DE DIEU

Le lendemain de l’élection présidentielle, nous avons interrompu la rédaction de nos billets non pas parce que nous  étions tombés dans une profonde dépression, mais tout simplement parce qu’il n’y avait plus rien à ajouter, même si le nouveau locataire de l’Elysée n’a récolté que 17,5 % des voix des Français, une première sous la Vème République. C’est la loi de la démocratie, et il faut faire avec. Contrairement à beaucoup de commentateurs politiques, nous ne sommes toutefois  pas d’avis que son succès est dû ses talents véritables ou supposés, mais parce qu’il a profité d’un alignement exceptionnel des planètes – adoubement sans précédent des médias « politiquement corrects » à quelques rares exceptions près, rejet de la classe politique en son ensemble par les Français, et lutte fratricide entre les candidats à droite (voir nos billets). Sinon comment s’expliquer qu’un parfait inconnu, sans expérience, et de surcroit sans aucun autre programme que la suppression de la taxe d’habitation, l’augmentation de la CSG, et quelques modifications du droit social (voir nos billets), ait réussi, en si peu de temps, à damner le pion à  de vieux briscards rompus à des décennies de combats politiques ?

 Le 27 avril 

 AHURISSANT 

A cause des « affaires » Fillon et Marine Le Pen, les Français ont été privés de campagne du premier tour. En effet, au lieu des projets attendus, ils ont eu droit à des polémiques à ne plus en finir sur le travail- sans doute passionnant- des attachés parlementaires et le prix des costards sur mesure, dont ils se fichent comme d’une guigne, surtout les près de 6 millions de chômeurs et près de 9 millions de compatriotes vivant au seuil de la pauvreté, sans compter tous ceux qui peinent à boucler leurs fins de mois. Mais cela n’a pas dérangé tout le monde, loin de là ; à l’exemple de l’héritier du quinquennat, qui a été bien arrangé de pouvoir parler d’autre chose que de programme – il ne nous a d’ailleurs toujours pas présenté le sien.

Privés de campagne du premier tour, les Français s’imaginaient innocemment que les deux candidats restés en lice se rattraperaient au moins au second tour. Mais nenni. Les « affaires » susnommées ne faisant plus vraiment recette depuis la sortie de route du conducteur de la droite et du centre, il fallait trouver un nouveau sujet de campagne qui puisse faire, lui aussi, diversion et il n’a pas tardé à s’imposer : TSMLP –Tout Sauf Marine Le Pen.  Tout le monde s’y est mis, jusqu’à une partie de la droite, qui a fait, une fois de plus, honneur au qualificatif qui lui colle à la peau comme le sparadrap à la chaussure du capitaine Haddock. Certains de ses dirigeants n’ont pas même pas hésité à perdre leur âme pour rester dans la boucle.  Le chouchou des médias sera  probablement élu. Il pourra alors se targuer d’avoir eu – pardon, Brigitte- une veine de « cocu »….

Le 26 avril 

CHÔMAGE : HEURE DU BILAN 

 Les derniers chiffres du chômage sont tombés -pour la dernière fois pendant le quinquennat agonisant-, et ils sont à nouveau en forte hausse, alors qu’ils sont à un niveau historiquement bas en Allemagne, Grande Bretagne et dans les pays nordiques (médias). Le président n’a pas compris qu’avant d’inverser la courbe du chômage, il fallait tout d’abord inverser sa politique… 

MAUVAIS JOUEUR  

La candidate du FN s’est rendue, toute guillerette, à Amiens à l’usine de Whirpool, le fabriquant US de machines à laver le linge sale – sans aucune allusion-, sachant que les ouvriers, qui craignent de perdre leur emploi du fait de la délocalisation de la production en Pologne, sont en grande partie déjà totalement acquis à sa cause (LCI) ; et la réception a été à la hauteur de ses attentes (LCI). Ne voulant pas être en reste, le chouchou des médias s’est empressé de s’y rendre aussi, après le départ de sa concurrente (LCI). Bien mal lui en a pris. Il s’est fait recevoir comme un chien dans un jeu de quilles par des salariés remontés à bloc contre la mondialisation et celui qu’ils croient être son représentant à la présidentielle (LCI). Sur le plan humain, c’est évidemment compréhensible, mais l’héritier du bilan présidentiel l’a néanmoins très, très mal pris. C’est la première fois que nous l’avons vu dans un tel état devant les caméras (LCI), mais comme nous n’avons pas pour habitude de tirer sur les ambulances, nous n’entrerons pas ici dans les détails. Il n’en reste pas moins que le comportement du candidat est étonnant pour deux raisons : d’une part, la fermeture programmée du site est une des conséquences logiques de la politique économique qu’il a murmurée à l’oreille du président, et qu’il a ensuite appliquée lui-même à Bercy (voir nos billets), et d’autre part,  il  est bien placé pour savoir que sa concurrente n’a fait finalement que recourir à la même démagogie que son mentor en 2012 à Florange. Pourquoi alors cette mauvaise humeur ? 

Le 25 avril 

 PARIS VAUT BIEN UNE MESSE 

 Le député (lR) de l’Eure et ex ministre (UMP) de l’Agriculture de Nicolas Sarkozy a déclaré, avec ses gros sabots, qu’il votera au second tour pour le chouchou des médias et qu’il se tenait à la disposition de ce dernier pour intégrer le futur gouvernement (RMC/BFMTV). A la place d’« Emmanuel Hollande », nous nous méfierions. Il faut en effet se rappeler que celui qui a décrit dans un livre ses ébats coquins avec son épouse dans la baignoire familiale n’avait pas hésité à trahir « Néron » pour obtenir un maroquin de Nicolas Sarkozy, qui en a pris plein son grade après avoir quitté l’Élysée (voir nos billets), et qu’il a fait ensuite, non sans succès, des pieds et des mains pour intégrer le QG de campagne de François Fillon comme responsable des affaires internationales avant de laisser tomber ce dernier comme une vieille chaussette, quand le candidat a commencé à sentir le souffre. Il parait qu’en politique cela s’appelle avoir des convictions. A ce compte, En Marche ! est certainement de loin le mouvement qui compte le plus de personnalités de convictions (voir nos billets). Et même de très loin. Les ennuis risquent toutefois de commencer quand tout ce beau petit monde viendra, après les élections, réclamer le denier de Judas. Les trahisons sont beaucoup trop nombreuses pour que tout le monde puisse y trouver son compte… 

IL Y PENSA, MAIS UN PEU TARD… 

Pour la deuxième fois cette semaine, le locataire de l’Élysée a mis les Français en garde contre l’élection de la candidate FN (Le Figaro). Il en a de bonnes. Évidemment que l’élection de celle-ci serait une catastrophe. Mais à qui la faute si la côte de Marine Le Pen tutoie les sommets de la popularité ? Certainement pas à celle de la droite et du centre… 

OUTRE-RHIN 

Nous avons pris connaissance des résultats des votes des Français de la circonscription de Francfort et n’avons pas été surpris. Sur un total de plus de 5.000 votants, « Emmanuel Hollande » a obtenu près de 60% des voix, suivi de François Fillon avec 20% des suffrages, le reste se répartissant entre les autres candidats (source : Consulat général de France à Francfort). Comment s’en étonner ? Comme nous en avions informé le QG de campagne du candidat de la droite et du centre, les Français de l’étranger sont fortement influencés par les médias de leur lieu de résidence. Or, ceux-ci, soutenus par la chancelière,  son ministre (CDU) des Finances,  l’ex président (SPD) du PE et « challenger » socialiste de « Mutti » dans la course à la chancellerie, et le président du parti social-démocrate –SPD- (voir nos billets), n’ont cessé de chanter les louanges du candidat oint  de l’huile sainte des médias « politiquement corrects » et du « système » (voir nos billets). Nous avions proposé à l’époque de remettre les pendules à l’heure chez nos voisins, de toute évidence mal informés. Tandis que l’ex porte-parole du candidat et député (LR) des Hauts de Seine nous a très gentiment répondu que de l’« étranger », il s’en fichait comme de sa première chemise, nos autres interlocuteurs préparaient déjà leurs cartons pour rejoindre l’équipe du maire (LR) de Bordeaux, comme nous l’avons appris quelques jours plus tard.

Le 24 avril

LE DOUTE S’INSTALLE 

Le sénateur-maire (PS) de Lyon, un des tout premiers et un des plus fervents partisans du chouchou des médias, commence à se faire du souci. Voyant son protégé déjà président, il a déclaré qu’il revenait maintenant à ce dernier de montrer ce dont il est capable, faute de quoi la prochaine présidentielle verrait le FN entrer à l’Élysée (LCI). Même si sa déclaration peut un peu surprendre à ce stade, sa sincérité l’honore et nous aurions apprécié qu’elle soit relayée par les autres médias. Les Français ont le droit d’apprendre que le plus chaud partisan du candidat, et pas un des moindres, a des doutes sur les capacités d’«  Emmanuel Hollande ». Mais, jusqu’à preuve du contraire, ils s’en sont bien gardés… 

LA CHARRUE AVANT LES BŒUFS 

La réaction des dirigeants de la droite et du centre à la défaite nous a laissés perplexes. Tandis que les uns demandent de voter pour « Emmanuel Hollande » pour faire barrage au FN, d’autres se contentent d’appeler à ne pas voter pour Marine Le Pen (médias). Mais pourquoi un tel empressement ? Il reste encore deux semaines jusqu’au second tour, donc assez de temps pour laisser le candidat socialiste nouvelle formule venir vers la droite et le centre avec des propositions acceptables sur la politique qu’il entend mener s’il est élu.  Les électeurs de droite sont une nouvelle fois roulés dans la farine. Mais cette fois par les dirigeants de leur propre camp…