JOHNNY, NOTRE DIEU…

C’est la banderole que l’on a pu voir déployée sur la place de la Madeleine, ce matin, 16 décembre 2017. Amiel a écrit : « Les époques sans foi sont le berceau des nouvelles superstitions ». Depuis la fête du très équivoque « Être suprême » instituée par Robespierre, nous avons vécu l’effacement de Dieu au profit des idoles. Je ne pense pas que Johnny eut porté le crucifix qu’il arborait s’il s’était cru ce  qu’il n’était pas. Mais il connaissait au moins les failles de sa culture, et ne cherchait jamais à donner des leçons. Dans un domaine que l’on peut aimer ou pas, ce fut un très bon professionnel.

        L’homme était le fruit de son époque. Les Américains nous ayant libérés, l’américanisme hétéroclite était entré chez nous avec le prestige du « progrès »,  d’autant plus que les échecs de la France en Indochine et plus encore en Algérie avaient ruiné le prestige de l’Occident. Le Rock fut une évasion, par un retour au Rythme biologique qui pouvait toucher à l’hystérie, mais qui pour un vaste public, ayant  perdu le sens des valeurs traditionnelles  devant la décadence de l’occident, avait besoin d’un substitut.  Il faut toujours que l’homme  pour se conduire, se réfère a une qualité supérieure. Mais elle peut n’être que « supposée » !

         Ainsi Evhémère au IIIe siècle avant J.C., nous assura que les Dieux Païens ne furent jamais que des héros divinisés, mais le besoin d’ « Eternel » dans l’homme, fut tel,  que les antiques insérèrent leurs dieux dans le cycle saisonnier, pour les faire ressusciter, comme renaît le printemps.  On connaît l’épisode d’Alexandre faisant ouvrir le cercueil du Dieu Melkart, et trouvant le corps du héros antique conservé dans un bain d’huile ! Le Dieu ne ressuscitait que dans l’imagination populaire , dans son besoin de croire à la transcendance !

       Notre époque retombe dans un paganisme totalement déboussolé. Il suffit à notre époque de lire ce qu’ont écrit, parmi d’autres Aragon et Eluard  sur le « Petit Père des peuples », pour se rendre compte que si le communisme avait perduré, on aurait représenté Staline avec une auréole, et peut-être que Mélanchon aurait attendu sa résurrection auprès de son tombeau…

         Cette semaine où la mort de Johnny a prévalu sur toute autre information, jusqu'à réduire d’Ormesson  à un verbaliste pour érudits, a surtout démontré l’effacement de la religion chrétienne dans notre pays. Cet effondrement a laissé un tel vide que le peuple se cherche des étoiles dans la confusion des ténèbres politiques, ou dans la « distraction » du spectacle ! Mais les lumières qui ont illuminé Johnny était celles du Néon. Les articles de presse étaient financièrement intéressés. Les fantasmagoriques décors qui entouraient ses représentations n’étaient que de brillantes astuces techniques. Mais la ferveur populaire, elle, était réelle, même si elle se trompait d’objet. Le culte de l’idole traduit aussi le désir de l’adorateur de se diviniser, par l’intimité avec le dieu qu’il s’est choisi.

       Le besoin de Dieu traverse l’histoire, mais l’idole ne peut que « faire passer le temps ». Elle n’achemine pas sur une terre où Dieu nous a placés pour que nous y dressions des échelles. Le Rock ne dresse pas d’échelles. Le Rocker qui se roule sur le sol et s’y tortille à la façon d’un lombric pressé de se réenterrer, n’évoque que  la volonté de retourner vers le Chaos primitif. C’est, dans le tumulte des percussions, une sorte « Big-Bang » à l’envers…

       Johnnie n’a pas cédé à l’abjection vers le Satanisme ou tombent quantité de groupes Rockers,  avec le culte de la drogue, du sexe, du blasphème, du crime et du suicide. Si fragile que soit le symbole d’une croix portée en permanence, il existe, et permet de supposer, une espérance confuse mais vivace.

       Que Johnny et ses « fans » aient reconnu en eux « quelque chose de Tennessee », ce recours au « rêve américain » était tout de même moins pire que l’affirmation des ganaches tricolores qui se voulaient « Charlie », et qui ne cherchent, en se montrant aux obsèques du chanteur, qu’à parer de son lustre leur corruption morale drapée de tricolore.

        On a fait dire à Malraux, que le XXIe siècle serait religieux ou ne serait pas, et je ne sais si aujourd’hui la ferveur populaire qui se manifeste envers un homme que le succès glorifia, mais qui ne fut qu’un passager, peut se transformer en ferveur vers Ce qui ne passe pas, mais l’espérance étant une vertu, il n’est pas interdit d’espérer ! (Alexis Arette. 11 décembre 2017)                                                                                     

 

 

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L'indépendantisme catalan : une fièvre contagieuse qui peut tuer l'Europe

Voilà que la Catalogne s’indépendantise et que la fièvre ne monte pas seulement en Espagne. Notre Union Européenne sera-t-elle d’ici peu formée d’une myriade d’États minuscules qui n’en feront plus partie bien qu’ils soient sur son territoire autour de capitales des anciens États membres qui ne seront plus que les derniers vestiges du grand projet d’union et de paix en Europe conçu par Robert Schuman et Konrad Adenauer, par Winston Churchill et Charles de Gaulle. Il n’est pas nécessaire d’ajouter des « fissures » à notre continent déjà très divisé, a avancé Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne. Mais on peut parier que la maladie catalane, progressant de contaminations en contagions, va infecter toute l’Europe. Pour le plus grand plaisir de l’Amérique de Trump, de la Russie de Poutine et de la Chine de Xi-Jinping, pour ne pas parler de l’État islamique, nous nous serons littéralement nous-mêmes atomisés.

Car l’indépendantisme catalan n’est qu’une des fièvres populistes qui s’emparent aujourd’hui des nations malades. C’est d’ailleurs visible que l’extrême-gauche qui est un puissant agent de diffusion, en est le catalyseur sans que tous les braves édiles et militants de la cause barcelonaise se rendent compte qu’ils sont contaminés. Tout cela est très organisé, très mûrement pensé. Au cœur du dispositif, il y a la légende selon laquelle la Catalogne serait la victime de l’oppression castillane. Particulièrement infâme est le slogan partout répandu selon lequel la Catalogne serait la pauvre épouse d’un mari violent qui la frappe. Elle cherche donc à quitter le domicile familial pour échapper aux coups. Évidemment, cette parabole indécente touche les femmes et fait pleurer dans les chaumières. Mais le pire est que l’enseignement et les médias sont devenus des vecteurs de l’indépendantisme obsessionnel qui n’est autre qu’une abolition du bon sens qu’on appelle le « seny » dans le vocabulaire local. Car il ne faut pas ignorer que par-delà l’accès rêvé à une souveraineté locale vide de sens, les agitateurs de l’estelada, le drapeau rouge et or frappé d’une étoile sur un triangle bleu, cherchent à enfiévrer une opinion qui est en train de perdre ses repères.

Le travail de déconstruction et de démolition dure déjà depuis longtemps, souterrainement, insidieusement, décuplé par la grande crise économique de 2008-2010 qui a tellement fait souffrir la péninsule ibérique, qui a produit Podemos et habitué les gens à ce que la rue et ses cris dominent le débat et l’élection. Pourtant, sous Mariano Rajoy et avec l’aide de l’Europe, le pays s’est admirablement relevé, même s’il y a encore beaucoup à faire. Mais les groupuscules ont saisi tout de suite qu’il y avait là, en Catalogne, une cicatrice qu’on pouvait rouvrir et faire saigner. La comparaison avec Franco du régime démocratique de Madrid avec pour symbole un roi qui a sauvé la démocratie quand elle était menacée, n’est pas seulement ignoble. C’est une des ficelles caractéristiques de l’agit-prop d’extrême gauche toujours empressée à comparer la démocratie libérale au fascisme ou au nazisme et du reste aussi de l’extrême droite qui ne manque jamais de comparer la République européenne dans laquelle nous vivons, avec l’Union soviétique et son carcan stalinien. Ces mouvements profitent du renouvellement des générations et de l’ignorance des nouveaux des jeunes en matière d'histoire.

Le « Figaro Magazine » (27/28 octobre 2017) cite Jordi Navarro, professeur d’histoire catalan : « Tout a commencé dans les années 1990 quand le système éducatif est passé sous le contrôle du gouvernement autonome catalan. C’est par là que tout a commencé. Une stratégie de a été mise en place et les programmes d’histoire et de géographie ont été recentrés sur la Catalogne. Les élèves ne savent même plus localiser aujourd’hui les autres provinces de l’Espagne. L’école est passée sous la coupe des indépendantistes. Les syndicats étudiants coopèrent avec les organisations « culturelles » catalanes, Omnium et ANC, et passent dans les classes pour mobiliers les étudiants pour les manifestations indépendantistes. Ils appellent à la grève pour déjouer l’offensive franquiste de Madrid contre la Catalogne ». Maria-Jesus Isquierdo, professeur de mathématiques récemment retraitée, dit à ce périodique : « Quand j’entends des élèves crier et comparer l’actuel gouvernement espagnol à la dictature franquiste, je suis sidérée. Je leur ai dit que j’avais connu le régime de Franco, et que ce n’était pas du tout comme ça. On n'a jamais été aussi libre qu’aujourd’hui en Espagne. Les élèves étaient très surpris. Ils ne connaissent rien à l’histoire de leur pays ». Monica Boada, ancien mannequin, psychologue et orientatrice universitaire à l’institut européen de Design à Barcelone, avait 15 ans à la mort de Franco en 1975 : "Je suis choquée, dit-elle, quand j’entends les indépendantistes traiter leurs adversaires de fascistes. (…) Ceux qui sont contre l’indépendance ne sont pas forcément des nostalgiques de Franco. Cette logique infantile du bien et du mal, cette radicalisation du débat est très inquiétante ».

Est-ce que justement les indépendantistes forcenés ne seraient-ils pas justement des émules du Caudillo ?Oubkons Franco, mais disons qu'ils des héritiers des mouvements populistes qui ont dévasté l’Europe dans les années 1920 et 1930 et conduit à la guerre civile et à la guerre, boostés eux aussi par la crise économique de 1929 moins bien surmontée que celle d’il y a dix ans. Toujours est-il qu’en Catalogne, les « terribles simplificateurs » sont déjà au pouvoir et entraînent les masses après eux. Relisez Ortega y Gasset et vous saurez. Ils réécrivent l’histoire à la manière stalinienne et hitlérienne et ont déjà pris leurs concitoyens en otages. Ils leur font croire qu’ils ont été les victimes des « autres Espagnols » alors que la Catalogne n’avait pas été moins compromise que ceux-ci avec le franquisme contre lequel Madrid avait longuement résisté, dernier bastion contre le dictateur en 1939. La Catalogne n’avait pas moins plié ensuite devant le caudillo que les Asturies, l’Estremadura et Madrid. Or la falsification de l’histoire dans les têtes des écoliers catalans pourrait causer des dommages irréversibles

Et puis il y a la presse. Jordi Evole, journaliste et animateur de la célèbre émission de télévision « Salvados »,  déclare : « Nous sommes comme dans le film , à bord de deux voitures qui foncent vers une falaise et personne ne veut être le premier à freiner ». En Allemagne, la « Frankfurter Allgemeine Zeitung » (26 octobre 2017) compare les relations des dirigeants catalans séditieux avec le gouvernement légal de Madrid à un « pugilat entre deux ivrognes ». Mais que pourrait faire Madrid quand il est mis devant le fait accompli ? Toujours est-il que l’ivresse en effet s’est emparée d’une partie des Catalans qui ne mesurent pas les conséquences de leurs actes, et qu'une ivresse similaire pourrait gagner les autres Espagnols. Pourtant, la désertion de 2 à 3000 entreprises et des deux plus grandes banques du pays aurait dû refroidir les Catalans! L’Union Européenne se refusera durablement à reconnaître un État catalan qui sortira donc de l’euro et de touslels traités et engagements européens qu’il lui faudra rembourser rubis sur l'ongle comme cela va s’imposer maintenant aux Britanniques.

Tout récemment, deux journalistes catalans Ignacio Martin Blanco et Joan Lopez Alegre ont dévoilé la chape de plomb qui recouvre l’information télévisée. Dans un article d’« El Pais », ils ont déclaré qu’ils ne participeraient plus aux émissions de TV3 et de Catalunya Ràdio. Ils ont déploré que lors des débat télévisés, ils se trouvaient régulièrement confrontés seuls à la supériorité numérique de trois ou quatre journalistes indépendantistes? Ils ne servaient donc que d’alibi pour faire croire à l’objectivité des medias alors que ceux-ci cherchaient surtout à démontrer que la cause du rattachement à l’Espagne était minoritaire. Nous ne reviendrons pas sur l’endoctrinement par l’image de la vidéo « Help Catalonia » dans laquelle une femme à la voix baignée de larmes relate « les souffrances » du « peuple catalan ». Les sécessionnistes ont exploité à satiété les images de policiers matraquant de braves citoyens qui ne voulaient que pratiquer leur droit de vote démocratique, mais on n’a pas montré les policiers caillassés ni les adversaires de l’indépendance terrorisés. Les policiers auraient-ils pu fermer les locaux de vote illégaux en distribuant du chocolat ? La propagande dit que Carles Puigdemont aurait dû proclamer beaucoup plus tôt l’indépendance. Mais n’est-ce pas Rajoy qui aurait du actionner plus tôt l’article 155 de la constitution, avant que les indépendantistes passent à l’acte ?

Toujours est-il que l’Espagne est au bord de la guerre civile, comme le seraient d’autres pays européens si des provinces entières décidaient de faire sécession de leur territoire. Est-ce à cela que les extrémistes veulent en venir ? Les chars vont-ils rouler à nouveau sur nos chaussées comme en 1940 en France, comme en 1953 à Berlin-Est et 1956 à Budapest ou à 1968 à Prague ? Car c’est à cela que peut aboutir la folie indépendantiste de la Catalogne si l’ont veut empêcher l’Europe sorte de l’histoire plus tôt que redouté et qu’elle échoue « sur le fumier de l’histoire ». (Carlos Anranjuez, 29/10/2017)

Lettre ouverte d'un paysan béarnais au président de la République

Alexis Arette

A Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, le 9 octobre 2017

Monsieur le président,

          On dit qu’à toute chose malheur est bon, mais on ne voit pas de suite à quoi serait bon le malheur de tant de familles endeuillées par les crimes islamiques. J’ai failli spontanément écrire : « Crimes Mahométans », mais je me suis ravisé à temps pour ne point tomber dans l’amalgame réprouvé par nos tribunaux. En effet, bien que le Coran conseille de couper la gorge et de démembrer les infidèles comme vous et moi, il est d’autres sourates qui permettraient de nous laisser en vie si nous nous soumettions au paiement de l’impôt. C’est très généreux. Je me suis retenu difficilement, mais à temps, en faisant appel aux valeurs républicaines !

       Je crains cependant d’être quelque peu sous influence, car je viens de lire la diatribe de Mme Barèges, Maire de Montauban. Celle-ci semble s’inquiéter d’un fait que n’a pas retenu la presse assistée, à savoir qu’un citoyen algérien de 38 ans s’était un peu énervé après avoir été empêché de voler la voiture de ses rêves, alors qu’il avait quelques raisons de se croire « chez lui chez nous, » puisque bien que connu de la police et en situation irrégulière en sus, il n’avait pas été expulsé. Le préfet doit être un humaniste, ce que je ne saurais critiquer, mais enfin les conséquences sont regrettables. Se sentant brimé le citoyen a décidé de punir la société en la personne d’une dame de 81 ans, qu’après avoir ligotée pour qu’elle fût consentante, il a sodomisée. Or, j’avais cru comprendre qu’au paradis d’Allah, c’étaient des jeunesses qui étaient préposées à ce rituel. Mais je comprends bien qu’ici bas, étant donné la société encore répressive que nous subissons, on doive s’accommoder de ce que l’on a, pour que jeunesse se passe.

       Il n’empêche qu’étant encore imparfaitement éduqué par l’humanisme républicain, eussé-je été là que j’aurais cassé la tête du sodomite, ce qui probablement m’aurait valu vos ergastules, surtout que je n’aurai pas fait les sommations ! Voyez comment les instincts primaires peuvent remonter à la surface ! Suis-je un pithécanthropien en défaut d’évolution ? Je ne sais, mais alors que pendant la guerre, j’ai tout fait pour qu’après les évènements, on puisse soigner les blessés ennemis, je ne laisserais pas vivant un seul djihadiste revenu en France pour se faire soi-disant désislamiser !

        D’ailleurs, pas plus tard que ce 2 octobre, Mme Ratti, qui n’est pas exactement une suffragette du Front National, a prétendu que la désislamisation était un échec total. Ici dans le sud, nous disons, une « cagade », et chez nous le papier hygiénique est cher !  C'est-à-dire que si une Sarkozienne en vient à cette analyse, vous pouvez comprendre que moi, qui ne suis qu’un paysan qui ai toujours vécu avec le quart du SMIG, je subis encore quelques réflexes obscurantistes. Mais je ne doute pas que la société de progrès qui est la nôtre ne continue à progresser et je suis sûr qu’on trouvera des circonstances atténuantes aux exercices de braguette de ce jeune homme que nous n’avons pas su intégrer. Généralement la médecine républicaine commise aux examens de ceux qui tuent en criant « Allah Akbar » découvre quelque symptôme psychopathique qui le rend irresponsable de ses actes. « Allah Akbar », n’est donc nullement un cri de foi se référant à la religion mahométane. Il peut-être dû à une infection causée par la piqûre de quelque chikungunya d'importation.

         Néanmoins Monsieur le Président, malgré les efforts de la République pour éduquer le peuple dans le sens de la compréhension envers ceux qui veulent le détruire, il me semble que l’opinion commence à rétrograder dangereusement. C’est ainsi qu’après le traitement au couteau de boucher de deux jeunes Marseillaises sans burka, donc impudiques, la fameuse proclamation badintérienne : « Même pas peur ! », ne passe plus très bien ! Si j’en crois le récent défilé d’Oloron contre l’insécurité, je crains que la « bête immonde » ne commence à montrer son nez et que le peuple ne comprenne pas que des assassins de femmes et d’enfants soient traités comme d’honorables prisonniers de guerre. Et je crains que vous n’ayez pas suffisamment d’instituteurs francs-maçons pour faire aimer comme il faudrait, ces valeurs républicaines !

         C’est au nom de ces valeurs, que M° Gilbert Collard, ai-je compris, serait inculpé d’avoir appelé à la haine raciale, en montrant les images horrifiques de victimes du djihad. Monsieur Collard est au Front National, et je n’y suis pas. Il est franc-maçon, confrérie où j’ai rencontré plus de crétins que de gredins, mais peut-être fait-il exception. Mme Le Pen l’aura donc facilement abusé, en lui affirmant que les bébés chrétiens écrasés sous les babouches, les infidèles décapités à la façon halal, et les prisonniers rôtis à petit feu comme des moutons, étaient comparables aux victimes des camps nazis que l’on nous montre à juste titre, certes, depuis 70 ans au titre du Devoir de Mémoire. Seulement, comparaison n’est pas raison en l’occurrence, car Hitler n’avait pas la stature d’Allah. M° Collard a donc cédé à un coupable amalgame. Je le soupçonne d’ailleurs de mettre en doute l’affirmation de vos prédécesseurs, à savoir que l’Islam serait compatible avec la république. Mais il est vrai, en effet, que la république islamique, est une réalité existante !

         J’en étais hier soir tout à ces réflexions républicaines, lorsque fatigué d’avoir trop couru les champignons, je me suis endormi pour cauchemarder comme jamais !

         Oui ! J’ai rêvé qu’un capitaine inconnu, à la tête d’une bande d’escarpes militaires, avait pris d’assaut le palais Bourbon, où, immédiatement, afin de réfléchir à la contre-attaque, les députés s’étaient couchés comme des limandes, en dégageant des vapeurs vertes. Fort heureusement, M. Jean-Luc Mélanchon avait réussi à fuir en Corée du Nord ou Kim Jong-un l’avait nommé grand Mamamouchi. M. François Hollande s’était abrité sous les jupes de je ne sais quelle actrice, et je voyais M. Bruno Le Maire affirmer au capitaine félon que, sans le dire, il avait toujours été de son avis ! Quand à M. Manuel Valls il avait réussi regagner la Catalogne en auto-stop, ou, renationalisé, il allait réussir une carrière à la Don Quichotte, genre pique-assaut contre des ennemis imaginaires, ou si vous voulez, tel Picasso, maître du non figuratif. Le pire, c’est que les croquants, n’ayant pas cru à vos promesses, s’étaient aussi soulevés et que plusieurs de dirigeants syndicaux pendouillaient déjà aux réverbères. La cohue était indescriptible, car dix millions de « compatibles » fonçaient vers l’Allemagne où Madame Merkel leur offrait ses ateliers et son lit.

       La, le suspense était trop atroce : je me suis réveillé et j’ai pu à nouveau respirer l’air pur de l’actualité. Tout était resté en bon ordre républicain. Conscients de leur inutilité, les paysans continuaient à se suicider sans faire d’histoires ; les « Nique-ta-mère » étaient toujours subventionnés par les municipalités socialistes ; M. Jacob commençait à cirer avec force vos escarpins ; la loge « Robespierre » rédigeait des listes de suspects ; M. Mélanchon tonitruait de plus belle ; l’on s’efforçait toujours de rédemptoriser les djihadistes en retour de Syrie ; et les évêques de France apprenaient à danser la Carmagnole. Bref, on n’arrêtait pas le progrès.

      Je pense, Monsieur le président, avoir été influencé dans mon rêve incongru par d’anciennes mauvaises lectures et particulièrement par l’antimoderniste Pape Pie XII, affirmant qu’en France après une effroyable décadence, une insurrection populaire, prendrait les choses en mains « sans douceur » !

      Je vous promets de m’en confesser. Je sais aujourd’hui, grâce à votre conseiller Monsieur Bruno Roger Petit, que ce sera une perspective « formidable » pour les Français, le jour ou leur président de la République se nommera Mohamed où Ahmed (Nouvel Obs, 16 -12-2014) ! J’essayerai de m’y faire et sur ces bonnes intentions, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, les meilleurs vœux que je forme pour vous et pour la République. 

Alexis Arette, paysan à 64230 Momas.

«Le monde arabe est dans un chaos mental absolu»

Cette interview d’un intellectuel libanais qui a été Premier ministre de son pays, Georges Corm, historien et économiste, nous intéresse parce qu’elle dénonce l’habillage religieux de conflits politiques, économiques et territoriaux qui gangrène les relations Europe-Islam dans le monde méditerranéen et aussi, malheureusement dans une Europe de plus en plus islamisée. Ces conflits seraient effectivement plus aisés à résoudre si on les ramenait à leurs motivations concrètes et non plus mystiques.

Mais on ne peut être d’accord avec toutes les thèses développées par l’auteur de l’interview, notamment lorsqu’il remet en question l’existence de l’Etat d’Israël. Depuis sa création par David Ben Gourion le 14 mai 1948, cet Etat, seule démocratie au Moyen-Orient, a prouvé sa volonté de vivre et s’est acquis contre la volonté de destruction manifestée par diverses puissances arabes à son égard une légitimité certaine, justifiée aussi par les persécutions des juifs hors Israël au Moyen-Âge comme durant la shoah nazie. En tant qu’Européens nous ne pouvons adhérer à cette conception.

Par ailleurs, l’auteur cherche à extraire la religion musulmane du conflit, wahabbisme excepté, alors que celle-ci est actuellement le principal vecteur du terrorisme. L’islam est le problème avec ses excès en tous genres. Un aggiornamento de l’islam devrait être la première des priorités. La diffusion de la religiosité musulmane est incontestablement un facteur rétrograde qui risque de faire reculer une civilisation européenne marquée par le progrès des Lumières au XVIIIème siècle et par la mise à jour du christianisme qui a eu lieu depuis.

Il se peut certes que l’islam ne se réduise pas aux quelques auteurs que cite l’auteur de l’interview, très versé dans sa religion. Nous ne connaissons pas ces commentateurs de l’islam et nous n’avons aucune envie de les lire, car il y a aujourd’hui des problèmes plus urgents et plus passionnants que l’érudition théologique islamique. Parmi eux le progrès scientifique.

Enfin, on peut reprocher à l’auteur qui semble être chiite, de prendre partie pour l’Iran et son antenne au Liban, le Hezbollah. L’obscurantisme islamique iranien a fait et fait encore beaucoup de mal comme obstacle au progrès et à la modernité, y compris en Iran.Il suffit de poser la question aux jeunes Iraniens et Iraniennes.

On ne peut adhérer non plus au résumé donné ci-dessous par El Watan, à savoir que la faute icnombe à « lla domination occidentale ». Or, le but ultime de l’islam est de dominer le monde au sein de « l’Unna » et c’est à cette conquête et reconquête qu’il s’est attelé aujourd’hui, prenant le relais du marxisme-léninisme soviétique ou chinois dont l’échec est patent.L’islam est une doctrine dominatrice et intolérante.Même si beaucoup de ses adeptes croient qu’il est une religion de paix.  (ates67.fr)

Résumé des thèses de Georges Corm ci-après :

Dans la meilleure tradition de l’intellectuel total, il questionne nos présupposés et nos postulats, souvent erronés ou dépassés pour saisir un monde en perpétuel changement. Le chaos, fruit de la guerre et des multiples conflits, se reflète aussi dans la conscience des hommes, une fausse conscience qui alimente le désastre issu de la domination occidentale.

 

- Dans l’introduction de votre ouvrage, vous abordez en même temps la notion de «chaos mental», qui brouille la perception de la réalité de nos sociétés et la compréhension des dynamiques conflictuelles à l’oeuvre, et l’idée d’une remise en ordre épistémologique. Pouvez-vous revenir sur les préalables nécessaires à la déconstruction du discours simplificateur et des thèses essentialistes souvent mobilisées dans l’analyse des sociétés arabes ?

Je pense qu’il y a eu une dérive extrêmement grave dans les perceptions du Moyen-Orient, du monde arabe et du monde musulman. Ces dérives ont donné à voir ces régions du monde comme étant celles du nouveau danger géopolitique, existentiel et civilisationnel, tel que l’a forgé et formulé l’ouvrage de Samuel Huntington sur le choc des civilisations. Il s’agit en fait d’un manifeste qui sert à donner de la légitimité aux guerres illégitimes que mènent l’empire américain et ses alliés européens.

Quand j’évoque le chaos mental, j’entends également qu’il existe du côté arabe et musulman, puisque nous avons de très nombreux Etats qui se

disent musulmans qui sont des alliés inconditionnels de la puissance militaire américaine et soutiennent son déploiement. Dans cet ouvrage, je tente donc de déconstruire les discours canoniques et les images clichés devenues omniprésentes dans les opinions publiques qui sont amenées à approuver ou ne pas s’opposer aux politiques d’interventions militaires musclées, soit au nom des droits de l’homme, soit au nom de la défense préemptive des «valeurs» occidentales.

J’essaie également de montrer que si l’image de l’islam est autant défigurée aujourd’hui, la responsabilité n’en incombe pas seulement à ce que j’appelle l’hubris (notion d’origine grecque désignant la démesure, ndlr) des Etats membres de l’OTAN et le désir de dominer entièrement le monde qui va de pair avec la globalisation.

Le fait que des régimes politiques arabes ou non arabes musulmans, ainsi que de très nombreux intellectuels arabes et d’autres pays musulmans, se mettent à vanter une altérité islamique inconciliable avec les acquis positifs de la modernité, permet d’accréditer la thèse de Huntington. Nous sommes dans le chaos mental absolu.

L’une des aberrations, c’est qu’il n’existe plus aujourd’hui de connaissance de l’islam. Les nouveaux orientalistes ne connaissent que trois auteurs sur les 13 siècles de civilisation islamique (Sayed Kotob, Mawdudi, Ibn Taymiyya). Leurs oeuvres sont diffusées en tous lieux et en plusieurs langues et c’est ce qui tombe entre les mains des jeunes Arabes et musulmans partout dans le monde.

Par ailleurs, le problème tire ses origines de la création de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), où brusquement on assiste à un regroupement d’Etats sur la base de l’identité religieuse — inédit depuis le temps des croisades — et cette organisation s’est efforcée de créer et de consolider une altérité islamique, en refusant de façon très abrupte des principes de modernité qui sont devenus universels et auxquels il est difficile de se soustraire, même si les gouvernement de l’OTAN en font un très mauvais usage.

- Vous déconstruisez le discours qui entretient l’amalgame entre islam et terrorisme en analysant le poids des récits canoniques et des

clichés. Quelles sont les causes qui ont favorisé la généralisation de clichés qui empêchent de comprendre les causes profondes du phénomène ?

Les clichés les plus prégnants viennent de l’appauvrissement général de la conception et de la compréhension de l’islam. Aujourd’hui, s’est installé dans les mentalités ce cadre d’une perception biaisée de l’existence d’un conflit de civilisation et d’un choc de valeurs entre un monde judéo-chrétien «démocratique» et un monde «arabo-musulman» rétrograde. Ce jeu n’a été en grande partie possible que par la mainmise de l’idéologie du wahhabisme saoudien, à coups de pétrodollars sur la plupart des sociétés musulmanes, alors que le wahhabisme ne fait même pas partie des quatre grandes écoles théologico-juridique musulmanes.

Nombre d’intellectuels arabes et non arabes ont fait l’erreur épistémologique majeure de désigner Mohammad Ben Abdel Wahhab, le fondateur du wahhabisme en alliance avec la famille des Al Saoud, comme étant un précurseur des penseurs de la «nahda», dans la lignée notamment des grands réformateurs religieux de Tahtaoui à Taha Hussein en passant par Ben Badis ou l’émir Abdelkader.

Or, il faut revenir à l’histoire : Mohammad Ben Abdel Wahhab est né au XVIIIe siècle dans une région extérieure aux grands circuits de la géopolitique mondiale au centre de la péninsule arabique, qui n’était pas colonisée par l’Europe, mais n’avait que de petites garnisons ottomanes isolées.

Or, il y a eu constitution d’alliance entre une tribu bédouine, celle des Saoud et une forme d’islam qui avait été alors rejetée par le sunnisme dominant arabo-ottoman et combattu. Il a fallu un soutien anglais très important après la Première Guerre mondiale, puis un soutien américain encore plus important après la Seconde Guerre mondiale, pour faire émerger la puissance saoudo-wahhabite sur les décombres du rêve d’un royaume arabe unifié au Machrek, qui était celui de tous les nationalistes arabes depuis la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, l’islam apparaît comme la religion de la violence, des têtes tranchées, des femmes entièrement

voilées, une culture exclusivement basée sur le «halal» et le «haram», ce qu’il n’a jamais été auparavant.

- Vous renvoyez dos à dos islamophobes et islamophiles qui mobilisent les mêmes références intellectuelles. Comment sortir de ce conformisme intellectuel étriqué ?

Je donne toujours cette image assez parlante. L’islamophile incarne le bon administrateur colonial, et l’islamophobe le méchant administrateur, mais dans le fond c’est la même chose. Car les deux croient à l’existence d’une altérité absolue entre musulmans et non-musulmans. Moi je pars d’une hypothèse qui, à mon sens, ne peut pas être rejetée. Il n’y a pas de conflit proprement religieux dans l’histoire de l’humanité, pas même les croisades.

Les conflits sont toujours des conflits de puissance, par des chefs d’Etat, des empires, des tribus lorsqu’il n’y pas encore d’Etat moderne. Ces conflits sont ensuite habillés de religieux pour leur conférer une légitimité. Il y a le bon sens épistémologique qui ne doit pas faire oublier l’entreprise de fabrication de l’ennemi et de sa diabolisation pour justifier la guerre. Massacrer des millions d’êtres humains suppose de travailler la psychologie collective.

La déclaration d’indépendance américaine a énoncé de très beaux principes qui, dans la pratique, s’accompagnaient de crimes contre l’humanité : le génocide des Indiens des deux Amériques et la pratique massive de l’esclavage. Le monde entier a été colonisé au moment où l’idéologie des droits de l’homme a pris son essor à partir de la révolution française.

Mais ce n’est pas parce que la pratique politique est mauvaise que les principes ne sont pas bons en soi. Car dans ce cas, comment accepter toutes les dérives connues par les grandes religions, notamment monothéistes ; en fait sitôt que l’Etat se sert de la religion pour imposer son autorité, c’est le religieux qui en pâtit et la liberté de conscience et de comportement. - Que préconisez-vous pour battre en brèche la thèse essentialiste de

Huntington sur le choc des civilisations érigée en dogme de la géopolitique ?

Pour contrer cette thèse de Huntington, qui n’est qu’une reprise déguisée des thèses racistes qui ont justifié la colonisation par une supériorité de civilisation, nous avons élaboré cette notion stupide de la nécessité de dialogues de civilisations ou de dialogues des religions.

Or au contraire, ce faisant nous ne faisons que confirmer que le problème de base est religieux. Ce qu’il faut à la place, c’est dénoncer sans cesse l’instrumentalisation du religieux au niveau étatique, comme au niveau géopolitique international et régional. Pour sortir de ce carcan intellectuel, il est donc nécessaire de dénoncer l’instrumentalisation du religieux. L’URSS n’existe plus, mais les Etats-Unis n’ont pas modifié leur politique sur ce plan. Ils poursuivent l’instrumentalisation de la religion juive pour assurer l’existence de l’Etat israélien et la permanence de la colonisation.

Ils ont encouragé l’islam politique le plus radical sans arrêt pour mettre en échec les idéologies nationalistes arabes et progressistes. Je rappelle dans mon livre la manière dont on a fabriqué l’image d’un homo islamicus repoussoir, en opposition à l’image d’un homo hebraicus placé au-dessus de la loi internationale. C’est une autre illustration de ce chaos mental. Quand on me parle du «choc des civilisations», je demande toujours que l’on m’explique où se situe ce choc.

La majorité écrasante des gouvernements musulmans sont des alliés de l’OTAN, tous les riches musulmans du monde entier envoient leurs enfants étudier aux Etats-Unis et en Europe et non pas à La Mecque, ni à Kom, en Iran, ni à Islamabad, au Pakistan. Les couches populaires les plus pauvres, elles, risquent leur vie pour traverser la Méditerranée et aller vivre en Europe comme des Européens. De quoi parle-t-on alors ? - Votre analyse de la nouvelle question d’Orient montre que la situation de crise du Moyen-Orient au XXIe siècle n’est pas sans rappeler la configuration balkanique à la veille de la Première Guerre mondiale. Quels sont les enjeux aujourd’hui de cette nouvelle

question d’Orient à travers laquelle se perpétue la tradition d’instrumentalisation du facteur éthnico-religieux ?

Dans un précédent ouvrage qui s’intitule L’Europe et l’Orient, de la balkanisation à la libanisation, j’avais déjà expliqué que l’arc de la Méditerranée de l’est est l’un des points géostratégiques les plus importants du globe. Qui domine ce passage entre trois des cinq continents est l’Etat le plus puissant du monde et c’est la raison pour laquelle la Première Guerre mondiale est partie des Balkans.

Après l’effondrement de l’URSS, la guerre dans les Balkans s’est rallumée de façon complètement sauvage et folle. Aujourd’hui, le principal enjeu demeure le contrôle de l’est de la Méditerranée, qui va de Sarajevo à Beyrouth et Haiffa, course dans laquelle tout le monde s’est lancé. Aujourd’hui, nous sommes en pleine bataille géopolitique qui n’a rien à voir avec l’islam ou le judaïsme ou des civilisations différentes.

- Selon vous, pourquoi la Syrie cristallise toute les rivalités géopolitiques, au point d’éclipser l’enjeu en Palestine qui demeure pourtant l’épicentre de l’arc de crise au Moyen-Orient ?

En Syrie, les enjeux sont multiples. Ce n’est pas seulement parce qu’elle fait partie de cet arc de l’Est méditerranéen, mais c’est aussi parce que c’est la seule base dont disposaient les Russes, lesquels sont aujourd’hui totalement assiégés par l’OTAN. Un autre facteur majeur derrière la démonisation du régime syrien est le fait que ce pays est le dernier Etat arabe à parler de la cause palestinienne, à être allié à l’Iran et avoir aidé à la constitution du Hezbollah libanais, lequel a réussi l’exploit de libérer le sud du Liban de 22 ans d’occupation israélienne, puis de résister héroïquement en 2006 à une nouvelle agression israélienne contre notre pays.

Aujourd’hui, quand les Arabes se plaignent de l’expansionnisme iranien, il faut leur rappeler tout d’abord que c’est l’Irak qui a tenté d’envahir l’Iran et non l’inverse et que l’Iran est, en fait, venu combler un vide qu’ils ont eux-mêmes créé par les querelles des régimes entre eux et l’alignement d’un nombre de plus en plus grands de régimes politiques sur les intérêts occidentaux et ceux de l’Etat d’Israël.

Ce sont les aides de l’Iran qui ont permis au Liban de se libérer de 22 ans d’occupation sioniste et non l’ONU ou les Etats-Unis. L’Iran a également pris à bras-le- corps la cause palestinienne. Mais la logique complètement perverse et inversée consiste à accuser l’Iran de terrorisme, tout en exemptant ceux qui l’ont vraiment soutenu et favorisé parmi leurs alliés dans la région. Je crois, de plus, que le plus grand scandale est d’invoquer les droits de l’homme pour détruire des sociétés entières.

On l’a fait avec la Yougoslavie, avec l’Irak et la Libye et le même scénario s’est répété avec la Syrie. Cette politique agressive s’accompagne d’une division binaire du monde extrêmement simplificatrice : les bons d’un côté et les méchants de l’autre. Cette agressivité s’est transmise à certains Etats arabes qui détruisent aujourd’hui sauvagement le Yémen et la société yéménite, dans un silence étourdissant de la prétendue «communauté internationale» et malheureusement de beaucoup d’Etats arabes et musulmans.

Tout ce que j’ai pu écrire ou enseigner dans ma carrière sur l’analyse multifactorielle des conflits a aujourd’hui totalement disparu. Le Yémen est en train d’être détruit, parce que l’une des composantes de la révolte populaire de 2011 appartenait à la communauté chiite et que les Etats-Unis ont dénoncé l’existence d’un «triangle chiite» qui est venu remplacer dans les imaginaires l’ancien «axe du mal» cher à George Bush.

- Un autre apport intéressant de votre ouvrage est l’éclairage sur la question du christianisme arabe. Le rattachement des chrétiens arabes à l’Occident fait-il partie de l’opération idéologique visant à conforter la thèse d’une majorité arabo-musulmane opprimant les minorités chrétiennes ?

Oui, mais aujourd’hui cela ne mobilise plus. Ce qui mobilise c’est l’opposition à l’Iran et la question évidemment de la défense d’Israël envers et contre tous les principes de la modernité politique. Moi j’ai cessé d’utiliser le terme de conflit israélo-palestinien. La création artificielle de I’Etat d’Israël a résulté d’une opération classique de colonisation, comme historiquement aux Etats-Unis, en Algérie ou en Afrique du Sud. Ce n’est rien d’autre.

Il n’y a pas deux parties qui ont chacune des droits sur une terre, vous avez là une autre illustration du chaos mental absolu. Au prétexte qu’un tout petit Etat s’est appelé le royaume de David pendant 150 ans, il y a plus de 2000 ans, on le ressuscite au XXe siècle. A ce compte, il faudrait refaire la carte du monde. Aujourd’hui, c’est un problème de démantèlement du système colonial et de l’apartheid. - A côté de ces facteurs externes lourds, quel est le poids des facteurs internes dans le retard de développement qu’accusent les pays arabes ?

Dans l’ouvrage, je consacre un long chapitre à l’économie des pays arabes, économie de rente et de corruption à la fois. Avec le gonflement d’une altérité islamique qu’il faut constamment affirmer, on a oublié toutes les questions d’appropriation de la technologie, des sciences, de diversification économique. Nous avons affaire à un flux de recettes pétrolières qui suit une courbe ascendante et descendante. La rente pétrolière est au coeur de la corruption, touchant également les sociétés multinationales pétrolières. C’est la raison pour laquelle des Etats qui ont soutenu le terrorisme continuent d’être choyés par l’OTAN et les Etats-Unis.

A ceux qui me reprochent de sous-estimer les facteurs internes dans l’explication des développements que connaît le monde arabe, j’explique que le facteur interne et le facteur externe sont étroitement liés. L’interne se sert de l’externe et inversement, mais comme l’externe est beaucoup plus puissant que l’interne, ce dernier veut sans cesse maintenir l’omniprésence de la protection externe. Tant que ce jeu continue, il n’y a pas de porte de sortie. (Propos de George Corm, recueillis par Lina Kennouche-le 15-07-2017 pour El Watan.com – voir aussi  http://www.elwatan.com/international/le-monde-arabe-est-dans-un-chaos-mental-absolu-349064_112.php )

Le Schisme

Le drame des catholiques aujourd’hui et des chrétiens en général n’est pas seulement d’avoir à faire une religion envahissante, l’islam, qui veut les supplanter sur les terres qui furent leur berceau, mais d’avoir à leur tête un pape venu d’Amérique du Sud qui ne connait pas l’Europe, son environnement politico-culturel et religieux, son histoire. Alexis Arette, paysan catholique béarnais, exprime ici son mécontentement à propos d’une petite phrase du Saint Père. 

          Parmi les phrases inquiétantes prononcées par le pape François 1er, il en est une qui, si elle ne relève pas d’un double langage jésuitique, serait d’une telle ignorance qu’elle laisserait sans voix, si nous n’étions prévenus qu’il ne faut jamais se taire quand on se pose une question : cette phrase part de la reconnaissance d’un fait, pour tirer des conclusions contraires, en lui joignant d’autres faits totalement inventés. Ainsi, le 1er mars 2016, notre pape s’exprimait ainsi :

        « On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. C’est un fait social. Combien d’invasions l’Europe a connu au tout au long de son histoire ? Elle a toujours su se surmonter elle-même, aller de l’avant, pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures ».
          Rien n’est plus faux. D’abord, l’invasion n’est pas arabe (de nombreux Arabes sont chrétiens !), mais mahométane, ce n’est donc pas seulement un fait social, c’est un fait religieux et politique. Il s’agit d’une répétition, par d’autres moyens, de l’invasion du VIIIième siècle qui échoua par la suprématie de nos armes. L’Europe ne s’est nullement agrandie par son contact avec l’arabisme, elle n’a gardé sa civilisation qu’en l’excluant !

          L’Europe, en fait, n’a point connu d’autre invasion que celle des Huns, encore que ce fut plutôt une vaste opération de pillage. Pour le reste, les grandes violences sont le fait de guerres intestines entre peuples Européens qui quittent leur habitat sous l’influence de la famine, d’un changement climatique, ou d’un excès de population. Avant notre ère, c’est probablement l’explosion celtique qui est le fait le plus marquant. Mais il s’agit déjà d’une population européenne, qui conquiert, grâce aux longues épées de Hallstatt et de la Tène, les terres avoisinantes occupées par les Romains, les Ligures, les Ibères et les Hélènes, avant de poursuivre sa route. A partir de notre ère, ce sont les peuples du Nord européen qui vont guigner les richesses de l’Empire Romain, et s’avancer vers le sud. Les Wisigoths prennent Rome en 410, les Vandales reprennent la ville en 455, et les Suèves en 472, et les Ostrogoths en 546 Mais on peut considérer ces conflits comme une guerre civile européenne. Quant à quelques peuples qui ne sont pas indo-européens (ou aryens, suivant l’ancienne terminologie), soit les Euskariens, surnommés « Basques », les Magyars (Finno-Ougriens) et les Finlandais (peut être Sémites), ce seront de petits peuples qui ne s’imposeront guère par la violence, mais chercheront des terres faiblement peuplées où s’établir. Il semble d’ailleurs que ces trois ethnies citées se soient installées en Europe avant notre ère.

        Un facteur très important de cohésion européenne apparaîtra avec le Christianisme Missionnaire qui va se superposer à l’héritage Gréco-latin, et se consacrer dans un premier temps  à diminuer les conflits entre les peuples et leurs inégalités sociales. C’est grâce à elle que l’esclavage

disparaîtra graduellement au profit du servage qui était un contrat. On peut soutenir que le Christianisme a été l’élément essentiel de la composante européenne. Il n’est même pas certain que les peuples occidentaux, sans son audience, auraient pu se fédérer pour battre Attila aux Champs Cataloniques en 451. J’ai déjà évoqué ce vaste mouvement de pillage : il ne semble pas que les Huns eussent le dessein de s’établir en Occident, mais qu’ils avaient hâte, chargés d’un immense butin, de regagner leurs steppes originelles. Il ne resterait d’eux, semble-t-il, que la fameuse « tache mongoloïde », comme marque des viols qui accompagnent inévitablement les violences guerrières. Tache bleue gris au bas du dos de quelques bébés Européens, mais commune chez les bébés asiatiques.

        En revanche, l’invasion islamique est bien réelle, d’ailleurs les troupes du premier conquérant Tarik ayant franchi le détroit des colonnes en 711 ,sont composées de plus de Berbères islamisés que d’Arabes ! Elle va détruire la royauté wisigothe d’Espagne et s’installer durablement dans le pays. Même si de nombreux Chrétiens se convertiront à l’Islam, il y aura peu d’osmose entre la population hispanique et les conquérants, qui d’ailleurs, ayant besoin d’une main-d’œuvre servile, limiteront dit-on, les conversions. Retranchés dans leurs montagnes, les Astures, infligeront aux Coraniques une première défaite à Cavadonga en 718.

        En fait, les musulmans s’intéressent bien plus aux terres facilement exploitables qu’aux montagnes, de sorte que le nord de l’Espagne ne sera jamais entièrement conquis. Mais à la même époque l’invasion franchit les Pyrénées, ravage la Septimanie et se dirige vers Toulouse. Eudes d’Aquitaine leur inflige en 721 une si terrible défaite que les historiens arabes, nommeront le lieu de leur défaite : « La chaussée des martyrs ! »

       On voit s’installer en Espagne une cohabitation curieuse, puisque les musulmans tolèreront le culte catholique, contre une soumission financière des populations . Cette cohabitation sera pratiquement d’obligation pour les Arabes, qui composent de petits clans en guerre les uns contre les autres. On verra donc parfois des alliances entre Chrétiens et princes arabes contre les prétentions d’autres princes Arabes. Ainsi le fameux Cid Campéador, célébré comme un héros de la « Reconquista » servira dans un premier temps, avec ses 300 Chevaliers, Al Muktadir, Roi maure de Sarragosse, contre le Roi maure de Valence !  Quand à Eudes d’Aquitaine, afin de garantir sa frontière pyrénéenne, il n’hésitera pas à donner sa fille Lampagie pour épouse à l’Emir Mandouza.

      Las, quelques années après, Mandouza est tué par l’Emir Ab Der Rhamane qui proclame la guerre sainte et franchit à nouveau les Pyrénées en 732 : il surprend Eudes d’Aquitaine qui sera battu devant Bordeaux mais qui se replie vers le nord avec sa cavalerie intacte, semble-t-il, et en appelle  à son adversaire Charles Martel : les deux armées réunies affronteront les Arabes près de Poitiers et la nuit viendra dans l’indécision de la bataille. Commencera la longue veille des chevaliers francs et aquitains, et c’est là que va naître par nécessité, la première forme politique de la France, par le fait que l’on s’allie avec le moins dissemblable contre le plus dissemblable ! Mais, à l’aube, les Maures ont disparu ! Ab Der Rhamane ayant été tué, ils sont pressées de mettre à l’abri le fruit le fruit de leurs rapines. En Bigorre, à l’appel du moine Missolin, les populations les affronteront au lieu appelé depuis « Lannemourine » ( Lande Mauresque) et les anéantiront.

      Il ne laisseront guère que quelques noms de campements en Aquitaine, plus les chevaux abandonnés sur le champ de bataille, avec qui l’on fabriquera plus tard le cheval de selle français.  Sur le plan culturel, les Maures seront évoqués dans la fameuse danse Pyrénéenne dite du « Bayard », mais il semble qu’il s’agisse d’une transposition sur la légende des « Trois frères Aymond » et de leur cheval-fée, le « Bayard »…

      En 846, venant de Sicile, les musulmans s’avancent en Italie . Le pape Serge II en appelle à Louis le Germanique qui sera battu, et les Coraniques commencent à piller Rome. Or le pape ayant demandé des prières publiques il se produit un fait jugé miraculeux, à savoir que les musulmans saisis d’on ne sait quelle panique, quittent la ville et se réembarquent précipitamment ! C’est alors que survient une épouvantable tempête qui détruira complètement leur flotte !

     Eut-il été à la place de Serge II, on peut se demander si notre pape François aurait accompli pareil miracle en lavant simplement les pieds des Musulmans ! Les papes depuis ont changé. Mais pas les musulmans.

     En Espagne, les rivalités entre les petits royaumes du nord ont compliqué la situation en diminuant leur efficacité. En 1085 la « Reconquista » avait repris Tolède, mais la victoire ne sera pas exploitée d’autant plus que la dynastie des Almohades très offensive est à la tête des Coraniques qui reprennent Cordoue en 1148,  Alméria en 1152  et Grenade en 1154, puis Alarcos en 1195. A ce moment pour garantir la trêve de leur survie, les royaumes de Navarre, de Castille et de Léon doivent payer tribut à l’homme fort du moment, le Calife Al Nazir. Rien ne semble pouvoir lui résister. Consciente, l’Eglise fait tous les efforts possibles pour faire cesser les dissensions entre princes Chrétiens, et grâce à l’opiniâtreté de l’Archevêque de Tolède, Rodrigo Jimenez de Rada, la paix est conclue en 12O8. Le prélat convaincra le pape Innocent III de déclarer la guerre Sainte contre les Almohades avec les mêmes avantages spirituels dont bénéficient les croisés pour Jérusalem. Ce qui amènera le renfort de plusieurs contingents Européens.

      La rencontre aura lieu le 16 Juillet 1212 à las Navas de Tolosa. L’armée Chrétienne compte 70 000 hommes. L’armée Musulmane plus de 200 000. Après avoir communié, les Chrétiens attaquent. La mêlée un instant confuse tourne à leur avantage. Cette bataille qui est considérée comme décisive, a été attribuée à l’intervention de Notre-Dam-de Rocamadour. Les musulmans de Grenade paieront tribut pour garantir une trêve qui durera jusqu’en 1492, date à laquelle cesse toute résistance islamique. L’occupation aura duré 781 ans. Malgré ce que proclament nos modernistes désireux de  voir durer les fruits de leur extrême lâcheté vis-à-vis de l’Islam, rien n’est irréversible !.

      Quand l’Emir de Grenade, Boadbill, eût remis la Ville au Roi d’Aragon, on dit que, quittant la cité, il s’arrêta sur la colline qui dominait la ville et se mit à pleurer. Et sa mère le reprit durement avec ses paroles : « Pleure Grenade comme une femme, puisque tu n’as pas su la défendre comme un homme ! ».

    De même, il me semble entendre une voix d’outre-tombe dire aux victimes de « Charlie-Hebdo » :

« Ne vous plaignez pas d’avoir été traités comme des chiens puisque vous n’avez jamais cessé  d’aboyer aussi, contre ceux qui garantissaient votre liberté ! » (Alexis Arette - février 2017 )

La plume acérée de Gilles Dubois

M° Gilles Dubois

Le 30 juin 2017

HORS SOL

Le président élu a convoqué les parlementaires à Versailles pour leur indiquer sa feuille de route dans les cinq prochaines années. Il aurait ainsi, selon certains, « grillé jupitériennement la politesse » à son premier ministre, qui fait sa déclaration de politique générale le lendemain (médias). Pour les Français, qui s’en fichent comme de leur première layette, cette observation est un non-évènement. Ils vont écouter Emmanuel Macron et attendront des actes et des résultats. Et vite..

Mais justement, on nous annonce des ordonnances et des décisions dans un avenir très proche, en grande partie dans le trou des vacances d'été. La France va-t-elle redémarrer sur de nouvelles bases ? Il faut l'espérer. Le président a promis de rebâtir son architecture dans un sens plus libéral et plus dynamique. Espérons que ce n'est pas trop tard dans notre France encroûtée vouée au "déclinisme" dont on nous annonce depuis une décennie et plus "le suicide" programmé.

Un grand chantier sera l'Europe qu'Emmanuel Macron a mis au coeur de son projet. Il a tout fait pour nous persuader que les relations franco-allemandes se réchauffent grâce aux relations qu'ila nouées avec la chancelière. Nous n’avons aucune raison de mettre sa sincérité en doute. Seulement, lassés par des décennies de promesses non tenues, nos voisins sont devenus archi-prudents. C’est ainsi que Mme Merkel, en pleine campagne électorale, a déclaré qu’elle attendait de voir des actes avant de se prononcer à son égard (médias allemands). On verra cela après sa réélection le 24 septembre.

Une chose est sûre : si les Allemands ont la logistique, suite à leur économie florissante, ils n'ont pas de projet politique pour l'Europe. C'est à la France de l'apporter, mais en se rendant en même temps crédible par plus que des réformettes.

Gilles Dubois renouera le fil de l'actualité quand tout cela sera mis en oeuvre. Son dernier commentaire date du :

29 juin

PATATRAS !

La Cour des comptes vient de remettre un rapport sanglant sur la gestion des affaires de la France à la fin du quinquennat précédent. Contrairement à ce qu’avaient affirmé les deux ex compères de Bercy (voir nos billets), la dette augmentera encore d’environ 9 milliards d’euros (médias). Si la France n’arrive pas à tenir ses engagements européens, les coupables seront ainsi tout trouvés. Mais le locataire actuel de l’Elysée a été aussi locataire de Bercy sous le quinquennat précédent. Il pouvait donc difficilement ignorer les magouilles de ses petits collègues…

 Le 26 juin

A LA BAGUETTE 

Le député (ex EELV) de Loire-Atlantique a été élu au « perchoir » de l’Assemblée nationale avec les voix des députés LREM (médias).  Sans avoir consulté quiconque, le président du groupe LREM a déclaré « ex cathedra » qu’à mi-mandat il devra céder son siège –surélevé- et retourner dans la « fosse » commune (médias). Plus démocrate, tu meures..

Le 21 juin

DEUXIEME GOUVERNEMENT DE L’AN I

Le président a prié le premier ministre de constituer son deuxième gouvernement (médias). Débarrassé des boulets du premier (voir ci-dessous), il s’est attelé à la tâche, qui semble avoir été ardue. Au lieu des 15 ministres promis, juré, craché, le gouvernement comportera désormais une trentaine de personnalités dans la plus parfaite tradition de la Vème République parce qu’il faut bien contenter le maximum possible de monde. C’est cela le renouveau ?

Le 18  juin

SANS GRANDE SURPRISE

Le parti du président a raflé la mise à l’Assemblée nationale. Il y a obtenu la majorité des sièges, même si la victoire a été moins importante que prévu par les médias. Le maire (modem) de Pau, qui avait misé sur l’action Macron alors que celle-ci était encore au plus bas, récupère, quant à lui, une petite quarantaine de députés. La principale force d’opposition reste le parti des Républicains, même si une partie des élus de droite et ceux de l’UDI ont décidé de faire désormais chambre à part (médias). C’est dans le malheur que l’on reconnait les siens...

Le 16 juin

MIEUX VAUT ETRE PRUDENT…

Le président veut placer le ministre (LREM) –démissionnaire- de la Cohésion territoriale à la tête du groupe LREM à l’Assemblée nationale (médias), et a ainsi montré toute l’importance qu’il attache à la séparation des pouvoirs. La plupart des commentateurs sont d’avis qu’il doit bien récompenser d’une manière ou d’une autre celui qui a mené -comme premier transfuge du PS- toute la campagne présidentielle pour lui (médias). Mais rien n’est moins sûr. Il se peut aussi que le député breton sache des choses qui pourraient peiner les Français s’ils les apprenaient. Ils se devenus tellement soupe au lait…

PREMIERES CASSEROLES DU GOUVERNEMENT DE L’AN I

Cela n’a pas duré très longtemps pour que le Canard enchainé se déchaine à nouveau. Le volatile de malheur a, en effet, révélé que le ministre (LREM) de la Cohésion territoriale, le garde (modem) des Sceaux, la ministre (modem) des Armées et la ministre (modem) des Affaires étrangères traineraient tous des casseroles derrière eux (médias). Inutile d’entrer dans les détails ici, mais cela fait pour le moins un peu désordre quand on n’a cessé pendant toute la campagne de prôner l’exemplarité et le renouveau (voir nos billets), d’autant plus que l’annonce officielle de la composition du gouvernement avait été repoussée théâtralement de 24 heures pour permettre au président d’être sûr de son coup (médias).  Les ministres –encore supposés indélicats- ont été priés, gentiment mais fermement, de se mettre aux abonnés absents lors de la constitution du prochain gouvernement (voir aussi la rubrique « Français »)…

le 16 mai

PREMIER GOUVERNEMENT DE L’AN I

Premier casse-tête du nouvel élu. Il lui fallait en effet trouver des personnalités non seulement issues, pêle-mêle, de la société civile, de la classe politique, et de tous bords politiques, mais encore les heureux élus devaient avoir un passé fiscal et judiciaire irréprochable, le tout sur l’air de « chabada ».  Il en est ressorti une véritable auberge espagnole -et une voiture balai : un premier ministre député-maire (lR) du Havre et proche du maire (lR) de Bordeaux, un ministre de l’Economie député (lR) de l’Eure et proche de lui-même (voir nos billets), et un ministre du Budget, rebaptisé pour l’occasion ministre de l’Action et des Comptes publics, maire (lR) de Tourcoing ; trois « fringants » septuagénaires issus des rangs du PS et du PRG aux commandes de l’Intérieur, des Affaires étrangères, et de l’Agriculture ; à la Justice, le maire (modem) de Pau, qui a réussi à attraper le denier métro et continue de « poéter plus haut que son luth », aux Armées une illustre inconnue (modem) et aux Affaires étrangères le fidèle « toutou » du premier, aussi modem, mais la cerise sur le gâteau –du moins pour nos agriculteurs- aura certainement été la récupération du « foufou » de l’Ecologie.  En comptant les illustres inconnus venus d’horizons divers et variés, plus d’une vingtaine de personnalités avec les 4 secrétaires d’Etat –et non la quinzaine de membres promis pendant la campagne-, mais c’est bien connu, les promesses n’engagent que ceux qui y croient…

EMMANUEL, MESSAGER DE DIEU

Le lendemain de l’élection présidentielle, nous avons interrompu la rédaction de nos billets non pas parce que nous  étions tombés dans une profonde dépression, mais tout simplement parce qu’il n’y avait plus rien à ajouter, même si le nouveau locataire de l’Elysée n’a récolté que 17,5 % des voix des Français, une première sous la Vème République. C’est la loi de la démocratie, et il faut faire avec. Contrairement à beaucoup de commentateurs politiques, nous ne sommes toutefois  pas d’avis que son succès est dû ses talents véritables ou supposés, mais parce qu’il a profité d’un alignement exceptionnel des planètes – adoubement sans précédent des médias « politiquement corrects » à quelques rares exceptions près, rejet de la classe politique en son ensemble par les Français, et lutte fratricide entre les candidats à droite (voir nos billets). Sinon comment s’expliquer qu’un parfait inconnu, sans expérience, et de surcroit sans aucun autre programme que la suppression de la taxe d’habitation, l’augmentation de la CSG, et quelques modifications du droit social (voir nos billets), ait réussi, en si peu de temps, à damner le pion à  de vieux briscards rompus à des décennies de combats politiques ?

 Le 27 avril 

 AHURISSANT 

A cause des « affaires » Fillon et Marine Le Pen, les Français ont été privés de campagne du premier tour. En effet, au lieu des projets attendus, ils ont eu droit à des polémiques à ne plus en finir sur le travail- sans doute passionnant- des attachés parlementaires et le prix des costards sur mesure, dont ils se fichent comme d’une guigne, surtout les près de 6 millions de chômeurs et près de 9 millions de compatriotes vivant au seuil de la pauvreté, sans compter tous ceux qui peinent à boucler leurs fins de mois. Mais cela n’a pas dérangé tout le monde, loin de là ; à l’exemple de l’héritier du quinquennat, qui a été bien arrangé de pouvoir parler d’autre chose que de programme – il ne nous a d’ailleurs toujours pas présenté le sien.

Privés de campagne du premier tour, les Français s’imaginaient innocemment que les deux candidats restés en lice se rattraperaient au moins au second tour. Mais nenni. Les « affaires » susnommées ne faisant plus vraiment recette depuis la sortie de route du conducteur de la droite et du centre, il fallait trouver un nouveau sujet de campagne qui puisse faire, lui aussi, diversion et il n’a pas tardé à s’imposer : TSMLP –Tout Sauf Marine Le Pen.  Tout le monde s’y est mis, jusqu’à une partie de la droite, qui a fait, une fois de plus, honneur au qualificatif qui lui colle à la peau comme le sparadrap à la chaussure du capitaine Haddock. Certains de ses dirigeants n’ont pas même pas hésité à perdre leur âme pour rester dans la boucle.  Le chouchou des médias sera  probablement élu. Il pourra alors se targuer d’avoir eu – pardon, Brigitte- une veine de « cocu »….

Le 26 avril 

CHÔMAGE : HEURE DU BILAN 

 Les derniers chiffres du chômage sont tombés -pour la dernière fois pendant le quinquennat agonisant-, et ils sont à nouveau en forte hausse, alors qu’ils sont à un niveau historiquement bas en Allemagne, Grande Bretagne et dans les pays nordiques (médias). Le président n’a pas compris qu’avant d’inverser la courbe du chômage, il fallait tout d’abord inverser sa politique… 

MAUVAIS JOUEUR  

La candidate du FN s’est rendue, toute guillerette, à Amiens à l’usine de Whirpool, le fabriquant US de machines à laver le linge sale – sans aucune allusion-, sachant que les ouvriers, qui craignent de perdre leur emploi du fait de la délocalisation de la production en Pologne, sont en grande partie déjà totalement acquis à sa cause (LCI) ; et la réception a été à la hauteur de ses attentes (LCI). Ne voulant pas être en reste, le chouchou des médias s’est empressé de s’y rendre aussi, après le départ de sa concurrente (LCI). Bien mal lui en a pris. Il s’est fait recevoir comme un chien dans un jeu de quilles par des salariés remontés à bloc contre la mondialisation et celui qu’ils croient être son représentant à la présidentielle (LCI). Sur le plan humain, c’est évidemment compréhensible, mais l’héritier du bilan présidentiel l’a néanmoins très, très mal pris. C’est la première fois que nous l’avons vu dans un tel état devant les caméras (LCI), mais comme nous n’avons pas pour habitude de tirer sur les ambulances, nous n’entrerons pas ici dans les détails. Il n’en reste pas moins que le comportement du candidat est étonnant pour deux raisons : d’une part, la fermeture programmée du site est une des conséquences logiques de la politique économique qu’il a murmurée à l’oreille du président, et qu’il a ensuite appliquée lui-même à Bercy (voir nos billets), et d’autre part,  il  est bien placé pour savoir que sa concurrente n’a fait finalement que recourir à la même démagogie que son mentor en 2012 à Florange. Pourquoi alors cette mauvaise humeur ? 

Le 25 avril 

 PARIS VAUT BIEN UNE MESSE 

 Le député (lR) de l’Eure et ex ministre (UMP) de l’Agriculture de Nicolas Sarkozy a déclaré, avec ses gros sabots, qu’il votera au second tour pour le chouchou des médias et qu’il se tenait à la disposition de ce dernier pour intégrer le futur gouvernement (RMC/BFMTV). A la place d’« Emmanuel Hollande », nous nous méfierions. Il faut en effet se rappeler que celui qui a décrit dans un livre ses ébats coquins avec son épouse dans la baignoire familiale n’avait pas hésité à trahir « Néron » pour obtenir un maroquin de Nicolas Sarkozy, qui en a pris plein son grade après avoir quitté l’Élysée (voir nos billets), et qu’il a fait ensuite, non sans succès, des pieds et des mains pour intégrer le QG de campagne de François Fillon comme responsable des affaires internationales avant de laisser tomber ce dernier comme une vieille chaussette, quand le candidat a commencé à sentir le souffre. Il parait qu’en politique cela s’appelle avoir des convictions. A ce compte, En Marche ! est certainement de loin le mouvement qui compte le plus de personnalités de convictions (voir nos billets). Et même de très loin. Les ennuis risquent toutefois de commencer quand tout ce beau petit monde viendra, après les élections, réclamer le denier de Judas. Les trahisons sont beaucoup trop nombreuses pour que tout le monde puisse y trouver son compte… 

IL Y PENSA, MAIS UN PEU TARD… 

Pour la deuxième fois cette semaine, le locataire de l’Élysée a mis les Français en garde contre l’élection de la candidate FN (Le Figaro). Il en a de bonnes. Évidemment que l’élection de celle-ci serait une catastrophe. Mais à qui la faute si la côte de Marine Le Pen tutoie les sommets de la popularité ? Certainement pas à celle de la droite et du centre… 

OUTRE-RHIN 

Nous avons pris connaissance des résultats des votes des Français de la circonscription de Francfort et n’avons pas été surpris. Sur un total de plus de 5.000 votants, « Emmanuel Hollande » a obtenu près de 60% des voix, suivi de François Fillon avec 20% des suffrages, le reste se répartissant entre les autres candidats (source : Consulat général de France à Francfort). Comment s’en étonner ? Comme nous en avions informé le QG de campagne du candidat de la droite et du centre, les Français de l’étranger sont fortement influencés par les médias de leur lieu de résidence. Or, ceux-ci, soutenus par la chancelière,  son ministre (CDU) des Finances,  l’ex président (SPD) du PE et « challenger » socialiste de « Mutti » dans la course à la chancellerie, et le président du parti social-démocrate –SPD- (voir nos billets), n’ont cessé de chanter les louanges du candidat oint  de l’huile sainte des médias « politiquement corrects » et du « système » (voir nos billets). Nous avions proposé à l’époque de remettre les pendules à l’heure chez nos voisins, de toute évidence mal informés. Tandis que l’ex porte-parole du candidat et député (LR) des Hauts de Seine nous a très gentiment répondu que de l’« étranger », il s’en fichait comme de sa première chemise, nos autres interlocuteurs préparaient déjà leurs cartons pour rejoindre l’équipe du maire (LR) de Bordeaux, comme nous l’avons appris quelques jours plus tard.

Le 24 avril

LE DOUTE S’INSTALLE 

Le sénateur-maire (PS) de Lyon, un des tout premiers et un des plus fervents partisans du chouchou des médias, commence à se faire du souci. Voyant son protégé déjà président, il a déclaré qu’il revenait maintenant à ce dernier de montrer ce dont il est capable, faute de quoi la prochaine présidentielle verrait le FN entrer à l’Élysée (LCI). Même si sa déclaration peut un peu surprendre à ce stade, sa sincérité l’honore et nous aurions apprécié qu’elle soit relayée par les autres médias. Les Français ont le droit d’apprendre que le plus chaud partisan du candidat, et pas un des moindres, a des doutes sur les capacités d’«  Emmanuel Hollande ». Mais, jusqu’à preuve du contraire, ils s’en sont bien gardés… 

LA CHARRUE AVANT LES BŒUFS 

La réaction des dirigeants de la droite et du centre à la défaite nous a laissés perplexes. Tandis que les uns demandent de voter pour « Emmanuel Hollande » pour faire barrage au FN, d’autres se contentent d’appeler à ne pas voter pour Marine Le Pen (médias). Mais pourquoi un tel empressement ? Il reste encore deux semaines jusqu’au second tour, donc assez de temps pour laisser le candidat socialiste nouvelle formule venir vers la droite et le centre avec des propositions acceptables sur la politique qu’il entend mener s’il est élu.  Les électeurs de droite sont une nouvelle fois roulés dans la farine. Mais cette fois par les dirigeants de leur propre camp… 

Le 23 avril 

« HORS SOL » - LE BIEN NOMMÉ

Ne doutant pas de sa victoire au premier tour, « Emmanuel Hollande » avait fait réserver un immense hall Porte de Versailles pour faire la fête avec ses supporters. Son épouse à ses côtés –une première en France le soir d’un premier tour-, il y a tenu un discours d’une platitude affligeante. Pas un mot sur les défis qui attendent le prochain président et encore moins sur son projet pour tenter de redresser le Titanic France. Au lieu de quoi, comme à son habitude, des envolées lyriques et des paroles creuses à foison (médias). Ahurissant. Visiblement satisfait de lui, il s’est ensuite rendu à La Coupole – une brasserie huppée à Paris- accompagné des motards de la police ou de la gendarmerie et une flopée de motos des médias, comme s’il avait déjà été élu (LCI), pour y retrouver le gradin de la gauche caviar et bobo (médias). De Jacques Attali à « Dany le Rouge » jusqu’à Pierre Arditi, Stéphane Bern et Line Renaud, personne n’a manqué à l’appel, et cela n’était certainement pas dû au repas –gratuit- qui les attendait (médias). Sans vouloir vexer personne, la moyenne d’âge des invités avait largement dépassé la date de péremption, du moins celle des « illettrées » bretonnes et des « sans dent » chers à son mentor en politique (voir nos billets). Tous ceux qui ont aimé le côté « bling bling » de l’ex locataire de l’Élysée, adoreront celui de son successeur potentiel. Quoi qu’il soit, une question attend toujours sa réponse (voir nos billets): comment le candidat fait-il pour financer sa campagne ?

PREMIER TOUR DE LA PRÉSIDENTIELLE 

Les médias ont eu la « peau » du candidat de la droite et du centre. Ce dernier est arrivé en troisième position, après « Emmanuel Hollande » et la candidate du FN et avant le candidat des « Insoumis ». Force est toutefois de constater qu’ils sont tous les quatre dans un mouchoir de poche. Entre le premier et le quatrième il n’y a un écart que de 4 points, ce qui n’est pas beaucoup pour le premier tour d’une présidentielle. La France se retrouve ainsi fractionnée en quatre blocs d’importance à peu près égale : une extrême gauche, une gauche, une droite avec un centre droit, et une extrême que nous situons pour notre part aussi à gauche depuis l’arrivée de Marine Le Pen (voir nos billets), mais que les médias s’obstinent toujours à vouloir classer à l’extrême droite. Pas vraiment l’idéal pour redresser le pays… 

Le 21 avril 

LA MÉMOIRE QUI FLANCHE 

Le président a déclaré qu’il laissera la France dans un meilleur état qu’il ne l’avait trouvée (médias). Il a dû oublier les près d’un million de chômeurs –appelés aujourd’hui plus pudiquement « demandeurs d’emplois »- qu’il a « créés » depuis 2012… 

ÉCHOS DE CAMPAGNE 

Celui que Bernadette Chirac avait surnommé Néron pour avoir incendié et détruit son propre camp a rejoint celui que ses ex amis appellent Brutus pour avoir poignardé dans le dos son père spirituel. Qui se ressemble s’assemble, dit le proverbe…

Le 18 avril

OUTRE RHIN

Quelques 73% des électeurs turcs domiciliés en Allemagne se sont prononcés en faveur de l’augmentation des pouvoirs du chef de l’État à Ankara et près de 65% des Turcs domiciliés en France ont fait de même (JT ARD et Le Figaro du 18/04/17)). Nos amis allemands s’en sont indignés. Ils ne comprennent pas très bien pourquoi leurs immigrés ont voté « pour la dictature et contre la démocratie » (JT ARD). La CDU/CSU se demande si la politique d’intégration n’a pas échoué, et s’il ne faudrait pas durcir les conditions d’accès à la bi-nationalité (JT ARD). Le temps est peut-être effectivement venu d’enlever le voile devant les yeux…

Le 17 avril

FRANҪALLEMAGNE ET TURQUIE

La chancelière allemande a appelé le président turc non pour le féliciter d’avoir remporté le référendum (voir nos billets), mais pour lui demander de respecter l’opposition (médias allemands). Ne voulant pas être en reste, le futur ex locataire de l’Élysée lui a aussitôt emboité le pas (médias). Il leur aura sans doute échappé que la Turquie est un État souverain, et que les Turcs sont libres d’accorder les pouvoirs qu’ils veulent à leur chef de l’État. Ni l’Allemagne ni la France n’ont à s’en mêler. Que diraient-ils si le président turc intervenait dans notre élection présidentielle et dans les législatives du mois de septembre en Allemagne ? La chancelière a apparemment pris la succession de Barak Obama et se sent investie du pouvoir de décider pour les autres ce qu’il leur convient le mieux, suivie par le fidèle « toutou » à l’Élysée. N’a-t-elle d’ailleurs pas aussi « boycotté » Marine Le Pen et appelé à voter pour Macron, le candidat du "système", par la voix de son ministre fédéral (CDU) des Finances ?

« CRESCAM ET LUCEBO » (Je grandirai et brillerai)

A Bercy, dernier grand rassemblement de celui que Julien Dray, un intime de son père en politique, a surnommé gentiment « le dragueur de petits vieux » (Le Figaro). Il y a fait un discours digne d’un grand oral au concours de l’ENA : rien sur le fond –ce ne sont pourtant pas les sujets qui manquent : chômage, insécurité, dette publique etc. -, et d’innombrables envolées lyriques pour amateurs de belles paroles - creuses. Sans pour autant directement se réclamer de leurs lignées, il a fait des éloges appuyés de François le Magnifique et de son petit souffre douleurs, Michel Rocard (LCI) - avis à tous ceux qui continueraient toujours à situer le produit du quinquennat de François Le Petit « hors sol ». D’un autre côté, de quoi parler quand on n’a rien à proposer, et que le sujet qui a occupé toute la campagne, les « affaires » : «  Fillon usé jusqu’à la corde » ?     

HOLLANDE-BIS

Le produit des médias, alias « Brutus » pour ses ex amis, a été interviewé ce matin par Jean-Jacques Bourdin (RMC/BFMTV). Il a critiqué vivement le ralliement de « Sens commun » au candidat de la droite et du centre au motif que ce serait un mouvement « rétrograde ». Pour un soi-disant « homme d’ouverture », il fait preuve d’un sectarisme plutôt inquiétant et qui ne présage rien de bon s’il est élu. Il en a profité pour préciser que lui, par contre, était « indépendant » parce qu’il avait passé 4 années dans le privé. Nous nous permettrons de lui faire observer qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, et qu’un passage de 4 petites années dans le secteur privé – sur 12 années d’activités professionnelles (consultable sur internet)- ne suffit pas pour être déclaré bon pour le service en entreprise. Loin de là. Enfin, il a aussi parlé de sa petite vie privée - il veut se consacrer entièrement à ses activités professionnelles et ne veut pas faire d’enfant à son épouse de 63 ans etc. Les Français s’en fichent comme d’une guigne. Affligeant.

Les 14, 15 et 16 avril

Trêve pascale

Le 13 avril

TEL PÈRE TEL FILS

Le mouvement En Marche ! a récupéré l’ex président du Conseil constitutionnel et ex ministre (UMP) de l’Intérieur de Jacques Chirac (médias). Sa guéguerre avec Nicolas Sarkozy avait déjà montré que la fidélité à son camp n’était pas sa qualité première, mais nous n’aurions pas cru qu’il irait jusqu’à rejoindre le camp adverse. Il est vrai que son père spirituel avait lui aussi appelé à voter pour le candidat socialiste en 2012…

EH BIEN, VOILA…

Estimant sans doute que le livre des deux journalistes du Monde avait encore besoin d’une petite mise à jour, le président sortant a décidé de donner une interview confidences de quelques pages au Point, avant de faire ses petites valises et de débarrasser le plancher - de la République (médias). Nous ne l’avons pas encore lue, mais d’autres médias ont annoncé qu’il y soutenait – encore timidement- celui qu’il qualifie de son « second moi » (voir nos billets). Le président sortant complète un tableau de chasse qui contient déjà un nombre impressionnant de trophées et ex trophées de gauche, notamment socialistes (voir notre billet du 19 mars). Il ne manquait plus que l’ex premier secrétaire du PS pour pouvoir constituer le PS nouvelle formule et voilà maintenant chose faite. Avis à tous ceux qui pensent encore que « Brutus » incarne le changement et le « renouveau »…  

Le 12 avril

RACLÉE ROYALE

La mère des enfants du président et encore ministre (PS) de l’Écologie avait cru récupérer une bonne petite place, bien pépère, après l’élection présidentielle, mais c’est raté. Elle ne sera pas la patronne du programme de développement de l’ONU, poste qui a été attribué à un Allemand (France info). Elle n’a pas réussi à convaincre la bande de « machos » onusiens qu’elle était indispensable à la bonne marche de l’humanité et l’intervention massive du « Pépère » de l’Élysée n’y a rien changé (voir nos billets). Pas très étonnant quand on connait l’image affligeante que l’ex couple a donné de notre pays à l’international. Il faut espérer qu’elle ne va pas maintenant se rabattre sur la France…

ÉCHOS DE CAMPAGNE

Le futur ex locataire de l’Élysée est intervenu dans la campagne et a fustigé la démagogie de certains candidats (médias). Parole d’expert. Il suffit de se rappeler ses propos pendant la campagne de 2012, dont « mon ennemi n’a pas de visage » restera sans doute le plus emblématique….

RETOUR A LA CASE DÉPART ?

Les clandestins hébergés gracieusement dans le camp de Grande Synthe dans le Nord – la République est bonne fille- ont incendié leurs logements dans la nuit de lundi à mardi et se retrouvent maintenant à la rue (médias). Une bonne centaine d’entre eux en a profité pour prendre la poudre d’escampette et se disperser dans la nature en attendant de rejoindre la ville de Calais pour tenter à nouveau le passage de la Manche (médias). La Région Hauts de France est en émoi et craint le retour à la case « jungle » (médias). Nous croyons nous souvenir que la dernière fois que cela s’était produit, le préfet de la région avait déclaré – un peu gêné aux entournures -  que les Afghans avaient pour coutume de mettre le feu à leurs logement lorsqu’ils quittaient définitivement leurs demeures, et qu’il ne fallait donc pas s’en inquiéter plus que cela (voir nos billets de l’époque). Nous verrons s’il avait raison…

FRANҪALLEMAGNE

Le ministre allemand des Finances (CDU) a déclaré qu’il voterait pour « Emmanuel Hollande » s’il était français (médias). Il est plus que probable que la déclaration n’aurait pas été faite si la chancelière n’avait pas donné son accord préalable. Ne savent-ils donc toujours pas que François Hollande et « Brutus » sont unis comme les doigts de la main, à tel point que le premier a qualifié le second de second lui ? Quoi qu’il en soit, personne ne leur a demandé leur avis…

OUTRE RHIN

Nos voisins et amis ont toutes les raisons d’être inquiets. Hier soir, l’équipe de balle aux pieds de Dortmund a été victime d’un attentat à l’explosif, et la police craint que ce ne soit l’« œuvre » d’islamistes (médias allemands). La chancelière a fait dire par son porte-parole que la nouvelle l’avait « horrifiée » (médias allemands). Dans le même registre, nous rappellerons que son ministre fédéral (CDU) de l’Intérieur avait déclaré qu’il n’avait pas pu anticiper les débordements de la Saint Sylvestre de 2016 dans la gare de Cologne parce que rien de tel ne s’était produit auparavant en Allemagne (voir nos billets de l’époque). Décidemment, nos amis ne sont pas très bien partis…

Le 11 avril

« ORVILLE »

Le canard de la gauche « bobo » dénommé médiapart et le canard déchainé en ont rajouté encore une –petite- couche dans l’« affaire » Fillon (médias). Selon leurs dires, l’épouse du candidat de la droite et du centre aurait travaillé comme attachée parlementaire non pas depuis 1986 mais 1982. Quel scoop!  Le volatile enragé nous rappelle le dessin animé de Walt Disney dans lequel un albatros du nom d’Orville - au demeurant beaucoup plus sympathique que notre oiseau de malheur, n’arrive pratiquement plus à décoller malgré tous ses efforts tellement il est lourd…

Le 10 avril

FRONT NATIONAL

La candidate du FN a déclaré que la France n’était pas Vichy et que Vichy n’était pas la France (médias), en d’autres termes que les Français n’étaient pas responsables de la rafle des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale. Il n’en a pas fallu plus pour faire renaitre un vieux débat dans tous les médias. Nous serions vraiment curieux de savoir ce qu’en pensent les quelques 6 millions de chômeurs et les quelques 6 millions de Français qui vivent au seuil de la pauvreté…

ENFIN !

Notre grand « BHL » national est sorti de son silence médiatique pour déclarer solennellement qu’il rejoignait  « Emmanuel Hollande » (LCP), après avoir été un soutien inconditionnel de Nicolas Sarkozy. Un « has been » de gauche de plus au compteur de celui qui promet le « renouveau » (voir nos billets)…

A-T-ON VRAIMENT ENCORE LE CHOIX ?

Si l’on en croit les sondages, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon seraient tous les quatre dans un mouchoir de poche (médias). En admettant que les sondeurs ne se soient pas à nouveau trompés, cela ne peut que signifier qu’un grand nombre de Français n’ont toujours pas conscience de l’état dans lequel le pays se trouve réellement -ou s’en fichent éperdument…

SIMPLE QUESTION

Les Suédois ont observé une minute de silence en mémoire des victimes de l’attentat djihadiste de Stockholm, qui a fait quatre morts et plus d’une dizaine de blessés (médias). L’auteur présumé serait un demandeur d’asile débouté et en attente de son expulsion prochaine (médias).  Soit. Mais il est tout de même un peu surprenant que tous ceux qui se voient refuser leur demande soient relâchés dans la nature avant d’être renvoyés chez eux (voir nos billets ci-dessous). Cela peut avoir de graves conséquences. La preuve.

LE RETOUR DE « BÉCASSINE »

La ministre (PS) de l’Écologie s’est dépêchée de faire publier le décret sur la fermeture de la centrale de Fessenheim avant que le père de ses enfants ne quitte le palais de l’Élysée (médias). La « reine du compromis », comme elle se qualifie elle-même modestement (voir nos billets), a mécontenté tout le monde. Les anti-nucléaires parce que la fermeture n’interviendra pas avant la mise en service de l’EPR de Flamanville, donc pas avant fin 2018 au plus tôt au rythme où vont les choses –alors que le chef de l’État avait promis la fermeture avant la fin de son seul et unique quinquennat- , et les collectivités territoriales, les salariés et les syndicats parce qu’ils redoutent, non sans raisons, des licenciements en cascade (médias). Et elle n’en est malheureusement pas à son coup d’essai. On se souvient qu’elle s’était déjà assise sur le référendum de Notre Dame des Landes (voir nos billets de l’époque). Dire qu’en 2007 elle avait fait campagne sous le slogan de la « démocratie participative ». Depuis, ce dernier a été repris par l’héritier de son ex compagnon, son petit protégé (voir nos billets). Les Français qui ont l’intention de voter pour lui sauront ainsi ce qui les attend s’il est élu…

Le 9 avril

HOMME A ÉLIMINER (suite)

Le candidat de la droite et du centre a tenu un grand rassemblement à Paris avec plus de 20.000 sympathisants malgré le beau soleil. N’en déplaise à certains, l’ex premier ministre (UMP) n’est pas encore mort  et enterré…

USA

Nos amis outre Atlantique ont envoyé des navires de guerre en Asie du sud-est (médias). Quelques jours seulement après le bombardement de l’aérodrome militaire en Syrie. Serait-ce déjà la confirmation de ce que nous supposions (voir notre billet ci-dessous)?

Le 7 avril

CQFD

Les USA semblent renouer avec leur bonne vieille tradition et ont bombardé un aérodrome de l’aviation syrienne qu’elle soupçonne d’avoir utilisé des gaz toxiques contre la population civile (médias). Alors que la culpabilité du régime de Damas est loin d’être avérée (médias), le « couple franco-allemand » n’a pas hésité à en féliciter chaleureusement le président US –ce dernier en a été d’ailleurs tout retourné, parait-il. Personnellement, nous serons plus prudents et nous en remettrons aux propos de l’archevêque d’Alep, qui a déclaré que le président syrien serait devenu fou s’il avait ordonné le massacre parce qu’il se serait alors mis toute la communauté internationale à dos sans en tirer le moindre profit, bien au contraire (Radio Vatican). Cette remarque est frappée au coin du bon sens, qualité dont nos dirigeants semblent être si souvent dépourvus. Ce ne serait pas la première fois que l’Europe serait menée par le bout du nez par le grand allié US. Il suffit seulement  de se rappeler la première guerre d’Irak. De là à prétendre que l’attaque était motivée par des raisons de politique intérieure ou pour montrer les dents à la Corée du Nord, est un pas que nous ne franchirons évidemment pas –encore- sans plus de précisions. Mais il est toutefois permis de se poser quelques questions...

FRANҪALLEMAGNE

En France, nous entendons souvent dire que l’héritier du locataire de l’Élysée et fondateur du PS nouvelle formule (voir nos billets) serait « social-démocrate », voire même parfois « social-libéral », bien qu’il n’existe pas le moindre indice permettant de l’affirmer. Bien au contraire. Tant son parcours universitaire que son cursus politique tendent à prouver qu’il est un socialiste « pur jus » (voir nos billets). Que ceux qui en doutent encore demandent, par exemple, aux sociaux-démocrates allemands ce qu’ils pensent de « son programme » –une bafouille d’une petite dizaine de pages promettant des cadeaux à tire larigot et annonçant des économies de bout de chandelles…

« CABINET NOIR » A L’ÉLYSÉE ? (suite)

Le PNF a refusé d’ouvrir une enquête préliminaire à l’encontre de l’Élysée au motif que les éléments fournis dans le livre des deux journalistes du canard déchainé (voir ci-dessous) seraient trop vagues (médias). Possible. Mais il se peut aussi qu’il juge plus prudent de ne pas en faire…

Le 6 avril

« RENOUVELLEMENT »

Le produit du quinquennat de François Hollande, qui souhaite ardemment prendre l’Élysée en mai « à la hussarde », comme dirait son prédécesseur au secrétariat général de la présidence, aussi surnommé « Néron » par Bernadette Chirac, a été l’invité de l’« Émission politique » de France 2. Selon lui, son mouvement pourrait revendiquer plus de 230.000 adhérents, un chiffre qui semble largement surestimé –sachant que l’adhésion est gratuite, beaucoup de nos amis et connaissances se sont inscrits pour avoir accès à ses « gazouillis » et ils ne sont certainement pas les seuls dans ce cas. Mais passons. Il aurait été plus intéressant d’apprendre comment le candidat s’y prenait pour financer sa campagne, mais l’information relève apparemment du secret défense parce que les réponses fournies ont été de vagues à embarrassées. Est venue ensuite la question des nombreux ralliements de la gauche, notamment des socialistes. Si le candidat a reconnu qu’ils étaient effectivement très nombreux –difficile de dire le contraire-, il a tenu aussi à préciser qu’il avait le soutien du PRG, du centre gauche, du centre droit et de quelques gaullistes de gauche. Il prend ses rêves pour des réalités. Le centre droit est représenté par l’UDI et, jusqu’à preuve du contraire, il soutient le candidat de la droite et du centre. Pour les Gaullistes de gauche, on attend toujours quelques noms. En revanche, il a raison avec le centre gauche s’il y situe le parti croupion du maire (Modem) de Pau, encore que ce n’est même pas encore sûr que les maigres troupes de ce dernier le suivent dans son aventure macronienne. Interrogé sur sa déclaration de patrimoine (voir ci-dessous), le candidat a annoncé qu’il avait remboursé des dettes et fait rénover son bien immobilier à Paris. Il ignore apparemment que la modernisation d’un bien immobilier n’en diminue pas sa valeur, mais au contraire l’augmente.  En ce qui concerne la politique nucléaire qu’il propose –copié collé de celle de « Bécassine » (voir nos billets)-, sa réponse nous a laissés plutôt perplexes : il est n’est pas pour la poursuite du nucléaire, mais certainement pas non plus contre. A chacun de se faire maintenant sa propre idée. Enfin, l’interview revenant sur ses propos forts désobligeants sur nos ancêtres –non pas les Gaulois, mais les « criminels contre l’humanité-, il a précisé sans la moindre ambiguïté: « il y a un problème de conflit des mémoires. Cela se passe mal car nous avons des mémoires multiples ».  Il est sans doute le seul à savoir ce qu’il a voulu dire. Enfin, il faut l’espérer pour lui….

BYE-BYE

Un des principaux soutiens d’ « Emmanuel Hollande » en Corse et député (DVG) de l’île a été condamné pour détournement de fonds publics et ne se représentera donc pas aux législatives du mois de juin (Le Figaro). Pas besoin de commentaire.

POTINS PARISIENS

L’Opéra de Paris, un établissement public, présentera prochainement « Les Noces de Figaro » de Mozart. Mise en scène : la compagne du chef de l’État ; administration de l’orchestre : l’épouse du deuxième premier ministre (PS) (Le Figaro). Sans doute les hasards de la vie…

LA MAISON MACRON S’AGRANDIT

Tandis que le ministre (PS) des Finances et de l’Économie, un intime du futur ex locataire de l’Élysée, a choisi de soutenir le vainqueur de la primaire socialiste –il faut bien donner de temps en temps le change-, l’ex ministre (PS) de l’Intérieur de Lionel Jospin et actuel député (PS) de Paris a déclaré sa flamme au « produit » du système (Le Figaro). Il suffit de voir la moyenne d’âge des élus et anciens élus socialistes qui se rallient sous la bannière de ce dernier (voir nos billets), et qui viendront lui réclamer leur dû –le denier de Judas- s’il est élu, pour savoir que le « renouveau » relève purement et simplement de l’utopie…

« CABINET NOIR » A L’ÉLYSÉE ?

Sans aller jusqu’à désigner l’Élysée, le candidat de la droite et du centre a déclaré une nouvelle fois que la campagne de dénigrement serait orchestrée par le pouvoir et précisé qu’il en fournira les preuves après les élections (Le Figaro). Le ministre (PS) des Finances et de l’Économie, qui s’est senti visé –dans nos campagnes, on a coutume de dire que la première poule qui chante est celle qui a fait l’œuf- a répondu par une simple pirouette (Le Figaro). Mais au fait : est-ce qu’il a remboursé les 100.000,00 euros d’argent public qu’il avait empochés « par mégarde » (voir nos billets) ? Plus personne n’en a entendu parler. Le canard déchainé devrait se renseigner…

JUSQU’A DANS LES CUISINES

« Emmanuel Hollande », comme le surnomme maintenant, non sans raison, le candidat de la droite et du centre, ne se contente pas d’être la voiture balai des élus -et ex élus- socialistes et assimilés (voir nos billets). Il pousse son « vice » du socialisme jusqu’à récupérer la cheville ouvrière de la campagne numérique de Ségolène Royal en 2007 et de François Hollande en 2012 (Le Figaro)….

FRONT NATIONAL

Une nouvelle prétendue affaire fait la « une » des médias. Elle concerne le sénateur maire (FN) de Fréjus, qui est soupçonné d’avoir bénéficié d’un emploi fictif dans la Région Nord-Pas de Calais (médias). Les faits remonteraient à plusieurs années (médias). Comme par hasard, les prétendues affaires sont toutes « révélées » en pleine campagne présidentielle et concernent toutes les deux principaux concurrents de l’héritier de « monsieur petites blagues » (voir nos billets). C’est tout de même un peu troublant. Il faut croire que les autres candidats, qui sont tous de gauche à l’exception de Nicolas Dupont-Aignan, sont des modèles de vertu. On ne manquera sans doute pas de nous objecter que la justice s’intéresse aussi à l’ex ministre (PS) de l’Intérieur. Soit. Mais il faut bien donner de temps à autre le change pour que la ficelle ne soit pas trop grosse...

Le 5 avril

LA JUSTICE EST LA MÊME POUR TOUS

L’avant dernier premier ministre (PS) du quinquennat agonisant passe ses vacances sur l’Ile Maurice, et en a profité pour inviter le président d’un grand groupe français à diner dans un restaurant qui n’est pas piqué des hannetons (Le Figaro). Il est étonnant que les revenus d’un ex premier ministre permettent un tel luxe..

SAGE DÉCISION

Devant le désastre d’hier (voir ci-dessous), la deuxième chaine de télévision a décidé de ne pas organiser de débat avec les 11 candidats en même temps (médias). Cela ne fait que confirmer ce que nous pensions (voir ci-dessous)…

APRÈS DÉBAT

Dans leur grande majorité, les grands médias n’ont cessé de louer le « grand exercice démocratique » d’hier. Ils préfèrent de toute évidence les effets de manche douteux et les accusations bon marché à une confrontation des projets et à un débat sur le fond. Après tout, c’est bien leur droit. Mais qu’ils ne viennent pas ensuite pleurnicher si le candidat de la droite et du centre, le seul qui ait un projet capable de redresser la France, n’est pas élu et que les prêteurs étrangers font défaut. Ils pourront alors faire une croix sur les subventions de l’État et devront se débrouiller tout seuls pour maintenir en vie leurs journaux au bord de la faillite (le montant des subventions par journal est consultable sur internet).

Le 4 avril

AFFLIGEANT

Grand débat avec les 11 candidats sur BFMTV.  Les « petits » postulants à la charge suprême – notamment « un Pou(r)tou(s) et tous pour un », venu en petit débardeur défendre la cause de ses « semblables »-  se sont amusés comme des « petits fous »  sous le regard abasourdi des deux journalistes, qui croyaient visiblement assister à un mauvais film.  Tout y est passé, des accusations « ad hominem » aux insultes personnelles, en passant par les insinuations les plus grossières. Le débat a ressemblé plus à une discussion de café du commerce –voire même parfois à une foire d’empoigne- qu’à un échange d’idées entre candidats à la charge suprême. Après plus de deux à trois heures de « discussions », la question de la dette colossale de la France n’avait toujours pas été abordée. Seuls les imbéciles peuvent s’en réjouir. Une remarque a attiré notre attention : un des « petits » candidats a fait malicieusement observer à l’héritier du quinquennat qu’il était toujours d’accord avec tout le monde et que toute discussion avec lui était donc totalement inutile. En d’autres termes : le chouchou des médias ne serait qu’un simple « béni oui-oui » sans programme. Bien vu. La même impression était d’ailleurs déjà ressortie du débat entre les 5 « grands » candidats (voir notre billet du 21 mars)…

GUYANE (suite)

Les grévistes veulent plus d’argent et le premier ministre (PS) ne veut pas mettre plus la main à la poche –du contribuable (médias). Les premiers ont donc décidé d’enclencher la vitesse supérieure, et de se rendre à la base spatiale de Kourou (médias). A suivre.

Le 3 avril

ECHOS DE CAMPAGNE

Le candidat de la droite et du centre a été interviewé par Jean-Jacques Bourdin (RMC/BFMTV). Une fois n’est pas coutume, le journaliste a laissé son invité s’exprimer sans l’interrompre sans cesse, sa marque habituelle de fabrique. Mais il n’a pas pu s’empêcher de revenir aussi sur les prétendues affaires, qui n’intéressent plus personne d’autre que le microcosme, et plombent la campagne de tous les candidats, sauf, comme par hasard, celle de « Brutus », comme ses ex amis le surnomment affectueusement. Dans le feu de l’ »action », le journaliste a été jusqu’à demander à son invité s’il réussissait à mettre de l’argent de côté. Le mot décence a été apparemment banni du vocabulaire des médias. ….

GUYANE (suite)

Le premier ministre (PS) a déclaré qu’il serait déraisonnable de promettre plus d’un milliard d’euros parce que l’Etat n’avait pas les moyens de débloquer plus (médias). Il exagère. Quand on sait que la dette s’élève à presque 2 200 milliards d’euros, un milliard de plus ou de moins, quelle est la différence ?